perdre le fil

Non, rien. Juste perdu le fil. Un fil, quelques mots et idées. Tout cela évaporé. Ce n’est pas important, me dis-je après coup. Je le reprendrai ailleurs. Curieux phénomène de la mémoire qui nous revient sans notre volonté. Pour passer à autre chose, voilà.

Croire, avoir la foi, c’est comme se sentir vivant. Cela ne se peut pas si l’on est enfermé. Il y a bien des aspects relatifs à la vérité qui nous sont cachés, et engendrent une défiance, une perte de foi par conséquent. Tenus en otage mentalement, n’ayant pas les clefs de notre salut, ou de notre bonheur, nous succombons sous le poids des illusions, des leurres instaurés par des esprits qui se croient supérieurs et dictent la conduite et les morales au monde. Quelque chose de très pernicieux dont nous peinons à nous défaire.

Il en résulte des blocages situés au niveau des mots, des définitions, concepts et principes sur lesquels nous pourrions fonder notre vie. Malgré les imperfections obligatoires du contexte dans lequel nous nous tenons.

Depuis le temps que la machine ou le système est en place il s’est considérablement affiné dans sa puissance pour soumettre les hommes. Nous en mesurons aujourd’hui les effets délétères. cette fuite en avant des armées, conflits et chocs, pollutions et disparitions des formes naturelles, remplacées par des automates.

Nous en perdons notre humanité, au nom de la raison scientifique, économique ou politique, et des dogmes religieux ou athées. C’est un Tout. Soit tout bon, soit tout mauvais si nous n’arrivons pas à sauter le pas.

Évidemment c’est alarmiste, à l’image des catastrophes qui purent nous détruire telle que Tchernobyl, mais qui n’eurent pas lieu, par chance. Pourquoi les hommes persistent alors dans ces voies, industries de mort, productions d’informations fausses ? Comme si le réel n’était qu’un fait comptable, financier, un fait de salaire, de dépenses, de dettes, ou de techniques prometteuses d’avenir.

Non, un truc nous échappe dans cette relation que nous entretenons avec le Vivant. Celui-ci qui fut imagé par les Mythes, les Contes, Légendes, et par la force des choses et la sagesse, le sens des prophéties, les témoignages de tous les temps, de la Parole qui nous fut délivrée. Vous connaissez tout cela.

Ce n’est peut-être que le fil perdu momentanément, qui pose problème, comme si dans ce parcours nous n’avions plus la Pierre entre toutes les pierres.

Rupture donc dans cette chaîne discontinue. 

Entre parenthèses. Dieu est aussi méchant que Bon. Méchant non pour nous perdre, mais paradoxalement pour nous forcer à nous sauver en faisant appel à nos seules ressources. Et Bon, parce qu’il est bon. Cela peut peut-être heurter votre idée d’un Dieu exclusivement bon et miséricordieux.  L’un n’empêche pas l’autre. Puisque la seule chose qui nous sauve c’est que nous soyons bons dieux nous-mêmes les uns pour les autres.

Là, voyez, cette bonté ne règne pas encore parmi nous. 

 

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