Maintenant, qui a raison ?

Qui a tort ? Si le monde meurt nous serons bien en peine de décider.

Les hommes ont tellement de puissance qu’ils seraient capables de s’exterminer. À l’échelle des univers, certains peuvent penser ou croire que ce n’est guère plus qu’un œuf qui ne donne l’oiseau espéré, ou la chenille son papillon, écrasé avant terme. Un avortement de l’humain.

Ça veut dire quoi « humain » ? L’humain serait-il plus dans ces explorations techniciennes qui scrutent les cailloux des cieux et avec ceux-ci fait joujou ? ou bien, informé des bizarreries des acides désoxyribonucléiques et autres messagers inclus dans les gênes, s’autorise à en modifier les codes et fabrique toutes sortes de monstres ? Serait-ce cette figure savante qui arrive à percer dans ta psyché et y assoit son autorité ou sa volonté, s’y croyant autorisé sans dommage ?

On dirait que l’humain, ignorant, pense savoir en fomentant des guerres et que le savoir peut naître de ces chocs, de ces rapport de force de la Raison. Cela depuis le début de ces civilisations assassines, affamées d’or et de métaux, de pierres taillées qui s’échangeaient sur toute l’Europe afin d’en faire des armes tranchantes.

Les bases dites civilisées n’étant après tout que des constitutions de groupes de forces, mettant des couteaux sous la gorge. Droit de vie droit de mort.

Malheur aux vaincus. Ceci me semble très Humain, c’est à dire très absurde et fou. Impossible à réformer à partir de ce que nous savons. Mais ce que nous savons n’est pas le tout de la Science.

Par exemple, le bonheur ne repose pas sur le malheur d’un autre. Ni sur sa mort.

Nous sommes sur terre et ne sommes plus ailleurs. Nous avons pourtant été ailleurs et nous irons ailleurs en quittant cette terre et ces corps. Nous n’avons pas à quitter cette vie avant terme, avant l’heure. Je sais, ceci n’est pas raisonnable. Il y a tellement de gens qui choisissent de mourir, d’autres qui se font tuer, tout cela, si on y réfléchit, c’est pour rien. Je veux dire ces morts ne sont pas obligées. Il n’y a aucune nécessité à mourir si nous n’avons pas vécu et vu. C’est comme si nous n’avions pas rempli notre devoir.

Le devoir de voir. De ne pas nous mentir face à ce qui est face à nous. Et qui est loin d’être facile à soutenir, assumer et accomplir. Disons, si vous voulez bien vous en souvenir, de ces lieux où les hommes furent des dieux, ayant perdu ou oublié leur propre transcendance, et essayant d’y recourir par la force, et par l’autre à qui l’on fait porter ses charges. La vérité est déguisée sous le mensonge.

Parfois, miraculeusement, elle apparaît dans sa nudité. Elle n’est pas raisonnable non plus de se dévêtir devant nous, s’exposant. Mais bien entendu elle ne risque rien pour elle-même, uniquement de nous perdre. Et pour cette raison elle se révèle toute nue, afin que nous nous retrouvions.

Je sais j’abuse…

 

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