Où il est question d’art et de misère.

Tout le monde est artiste, dans le sens où tout le monde sans exception aspire à la beauté, ou à la vérité. Parce que vérité et beauté nous élèvent, de même le bien, mais qui ne sont pas des objets parmi les objets. De même que sont nos âmes, ce que nous sommes en éternité, et qui nous fait défaut dans le temps où nous sommes. Comme quoi, l’être ici n’est pas le même que l’être ailleurs. Lequel nous donne à être ? Nous sommes en droit d’en donner aussi à l’éternel, à cette dimension universelle recouvrant tous les temps dans un seul. C’est là que l’Art joue son rôle et remplit son office de nous transporter dans ces autres lieux, qui ne sont pas de ce monde. Et c’est aussi par cet outil fabuleux entre des mains artistes que nous y sommes amenés. Sauf que de toute évidence, tout le monde ne semble pas y avoir droit. Comme si c’était un privilège que certains s’accordent comme étant élus se tenant au-dessus de tous les autres privés de ce droit, privés de vérité et de beauté, ou alors n’ayant que des simulacres à leur disposition. Ce n’est pas une question de prix, ni de richesse à proprement dit.  Il y a des œuvres chères qui sont effet des modes et des œuvres qui ne sont pas reconnues à leur juste valeur, à leur capacité à élever les âmes à des niveaux supérieurs comme un miroir non déformant. Rien n’étant parfait en ce monde malgré tout. Ni total ou complet. C’est l’ensemble des voix qui forme la perfection, si on veut. Mais nullement un mélange, ni une chape de plomb qui pourrait nous guider. Cette chape pesante ayant également valeur de signe. Mais très négatif.

Le naufrage de l’humanité est là, une déroute qui non seulement menace mais sévit de jours en jours, présent en tous les travaux et les peines que chacun subit dans sa chair. Humanité prise au piège.

L’art ne servant plus que des objectifs marchands et du luxe, il n’a plus de sens. Si l’objectif d’une œuvre est de poser une lumière de vérité par le truchement de l’esthétique et des formes porteuses d’harmonies au sein d’un chaos totalement organique, cela ne peut ou ne devrait pas être un privilège pour quelques uns ( qui par ailleurs peuvent ne rien y comprendre du sens secret contenu dans des formes inspirées) mais ces objets loin d’être muséifiés pourraient être rendus publics, et rendus présents dans un environnement quotidien.

Ce n’est pas la quantité concentrée en un lieu qui est valable mais cette quantité présente en tous les lieux. Chaque lieu ayant ses œuvres différentes exprimant des vérités qui se rejoignent, comme des perspectives variées d’un même Objet. La diversité des formes ne figeant pas la vitalité des messages dans une seule forme.

Les hommes étant mobiles par essence, le voyage autorise donc de nombreux recoupement des contemplations du Verbe.

C’est exactement comme des paysages offerts. Des rives, des montagnes, des déserts, des ruines, des cités,  des usines, nul besoin d’aller au loin pour les admirer, et y méditer.

Bien entendu le plus pauvre est celui qui doit rester strictement immobile dans sa masure, et qui voit partir la vie sans lui. Il ne voit plus rien, n’entend plus rien et ne parle plus.

Voyez, la question de l’art touche à la question de l’âme, de sa richesse ou de sa pauvreté.

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