Pourtant si beau si belle

Il y a un rapport entre l’imaginaire et le sacré. Pervertir l’imaginaire chez l’enfant, lui fourrer des images laides comme étant normales, inculquer des visions troubles, de même que des interdits aussi douteux, des chapes morales, cela fausse le désir et les liens qui se nouent.
Dans la falsification des désirs s’instaurent toute sortes d’envies et de convoitises, des foules d’objets et une terre souillée de tous les détritus et destructions qu’il faut pour assouvir ces frustrations.
C’est une rupture entre le réel visible et le réel invisible, par une perte considérable de sensibilité, tout devenant chosifié, dégoûtant, consommable. Un animal n’est plus que viande, un arbre des planches, et les roches mêmes se taisent brisées en éclats.
Tout cela crée tellement de maux, que le monde se noie dans des agitations aggravant le processus, la surdité des uns envers les autres. Cela s’achève toujours dans des conflits. comme si nous collaborions activement à notre suicide.

Ce n’est pas terrible … comme fin.

la mort insensée

Je suis impressionné par tout ce que les hommes peuvent endurer comme épreuves au cours de leur existence, comme des chevaux de labour tirant sur la charrue, dans le froid, la boue, sans abri et sans sommeil, pour lutter, travailler, ou se battre contre des ennemis, supposés ou réels, poussés par la nécessité ou convaincus de leurs actes. Que d’hécatombes sur ces champs. Tout cela pour de si maigres salaires, pour défendre leur roi, ou l’empire, et faire abstraction de leurs vies, toujours sacrifiés. Individus arrivant à se fondre dans la masse, et formant des vagues se frottant à d’autres vagues étrangères. Cela reste pour moi une énigme. Quand il s’agissait de jouer en équipe, j’en comprenais le sens, mais celui des combats politiques, où il n’y a plus de jeu, mais que tout est empreint de violences et de tueries, celui-là m’échappe. Je n’y vois qu’une sorte de possession, de corps livrés à des fanatismes, plongée des esprits dans des mondes inférieurs, devant impérativement oublier ce qu’ils sont.

De même que le mères qui mettent au monde ces cohortes de fils prêts à aller mourir. Depuis le temps que les peuples sont voués à ces choses là…

Qu’est-ce que cela signifie dans l’éternel si nous sommes morts ?

Il m’apparaît que ces actes et ces efforts ont toutefois une vertu immense, ce serait celle de vivre ces choses-là comme des moments héroïques. UN feu traverse les guerriers. Parfois ils en meurent, parfois ils survivent. Cela doit façonner leur esprit. Est-ce cela le Karma ?

Voilà, la terre est un lieu spécial, une sorte de chaudron rempli de forces comme l’océan grouillant de vies, de pièges, et dans ce magma cru nous n’avons pas le choix si nous voulons vivre. Dans le confort douillet du coton pour les corps, quelque chose nous échappe, et la lutte se retrouve à un niveau différent, très intériorisé. Enfin, je suppose. Pour échapper à tous les maux, certains prennent toutes sortes de drogues et retombent encore plus bas…

Toute une vie

Pour faire connaissance. Avec notre passé. Et ce qui arrive.

Nos enfants sont à l’image des  ancêtres, plus qu’à la nôtre individuelle, ils sont comme nous nous aimons, à deux. Deux branches de l’arbre ayant des racines profondes et tendent vers la lumière, la leur. Simplicité de l’amour et en principe du désir…

On ne fait pas d’enfant tout seul. Non avec des gamètes. Ni de l’insémination.