De la pénurie de conscience

Vivement la fin du modèle État Nation Empire Théocratie Civilisation Puissance Centralisée en quelques mains qui se déchirent entre elles pour assouvir leur diabolisme. Toutes s’appuient sur une volonté d’imposer leur monade monnaie symbole des liens. Tenant la monnaie, tenant les liens entre les hommes, ils tiennent les hommes en otage. Dans ce jeu trouble mélangé et douteux :
confiance/ méfiance/suspicion/.

Quand on songe que nous pouvions vivre partout sur terre avec des économies locales, nourritures, vêtements, logements, énergies, et que ce qui manque peut s’échanger avec les surplus, mais que tout dérape dès lors qu’on fait de ces surplus des moyens de pouvoir et de pression sur les autres.

La question n’est donc pas initialement la pénurie, mais la volonté de puissance d’un groupe sur une autre, cette volonté d’imposer son modèle et se personne, sa vérité en bafouant celle des autres. Tout cela crée évidemment de la pénurie et de la pauvreté.

En dernier ressort tout provient de la pénurie de conscience du début.

de l’un à l’autre en nombre.

L’un sans moi, ça ne va pas. Comme si l’autre était illusion et qu’il n’y avait que l’un alors que nous sommes en poussière et que dans cette boue nous nous cherchons pour entrevoir la lumière. L’illusion ne tient qu’au voile sur le réel, insupportable sans le voile. Et qui parfois se dévoile ou révèle son visage, chaud vous dis-je …

Une fois dévoilée, il y a une foule inouïe et c’est bien cette multiplication de l’Un dans les autres. Mais l’Autre n’est pas soumis à l’Un, ils se font vivre réciproquement.

Étrange existence.

Quand on songe que les spiritualités disent toutes la même chose, avec juste des variations sur la forme, disons en principe, et comme les matérialités sont partout à peu près les mêmes, le chaud, le froid, la faim, la santé, la maladie, les hommes devant se vêtir, se loger, se nourrir, et travailler pour cela, pourquoi donc y a-t-il autant de conflits générés et des malheurs, des situations infernales pour tout le monde. Étrange non ?

La lutte initiale entre les mots.

Il n’est pas bon de vivre, ou de penser sans cette relation entre Matière et Esprit, la conscience n’y trouverait pas son compte. Matière et Esprit ne peuvent pas se tenir dans une même unité d’être absolument, ce sont deux objets séparés, que la conscience relie, ou le sujet, assujetti à l’un ou à l’autre.
Ce n’est pas la matière qui est cause de l’esprit. Si c’était le cas, comme le monde le pense, effectivement l’ajout de techniques, ferait croire à l’augmentation de l’esprit en augmentant les capacités de la matière. Ce n’est pas non plus l’esprit qui est cause de la matière. Si c’était le cas là aussi, nous verrions des phénomènes absolument fantastiques en permanence, des formes apparaissant de façon continue et partout, vu tout ce qui se déroule dans l’imaginaire. L’esprit ne cesserait donc d’être producteur ou créateur de formes et de matières.
Pourtant ces formes et matières ne cessent d’arriver dans notre monde mais ne sont pas directement la production de l’esprit. C’est tellement bête de dire ça.
Donc ce ne peut pas être la matérialité des choses qui dictent nos actes. Ni à proprement dit la spiritualité. Elles doivent impérativement se relier et se manifester dans le monde. Apparaître.

Entre parenthèses, le monde politique qui croit qu’en organisant les choses, les choses vont se résoudre, les problèmes s’estomper, les hommes s’apaiser et vivre ensemble, se trompe. C’est pareil pour le monde des systèmes religieux, qui restent rivés à leurs vocables, et ne peut en sortir, pris dans des redondances en boucle. L’esprit restant mutique.

Alors il reste quoi ? Des hommes, qui se tiennent debout, qui font la part des choses et empreints de bon sens, sont fidèles à quelque chose de non-dit, de contenu implicite, d’évidence des aspects négatifs et positifs qui sont source de souffrance ou de joie, des hommes qui cherchent en eux et partout à découvrir, connaître et transmettre les vérités qu’ils ont pu saisir. Et puis les gardent, non qu’ils l’enferment, mais protègent les gens, et se protègent des erreurs du monde.
Pour toutes ces actions, il faut un minimum de temps de contemplation, de méditation et d’adoration. Ce n’est pas uniquement un déroulement en sa conscience, malgré les satisfactions que cela procure, qui va sortir la terre de ses impasses existentielles. Ce n’est que le début des processus.
De même que les scientifiques font sortir de leurs chapeaux toutes sortes de molécules, les spiritualistes font quoi ?
Je me pose cette question, que fais-je et ou qu’ai-je fait ? Voyez, même ici à cet instant ce n’est pas grand chose, ces griffures sur le bois.
Ce qui Est se réalise dans le monde, dans la transformation du monde.
Comment dire que celle-ci passe par le Moi ? Par tous les Je conscients. Acteurs, et est reçue par le monde, tout comme le monde nous renvoie l’ascenseur. Monter ou descendre.

On dirait que Matière et Esprit sont en lutte, que ce soit en chacun d’entre nous, ou dans le monde. Tout comme sont le Mouvement et le Repos.

Quelle est l’efficience des mots, comment ceux-ci arrivèrent à nous transformer ?

Le saut dans l’inconnu

Moment apocalyptique, saut dans l’inconnu avec ou sans connaissance ? Que pouvons-nous emporter comme bagage, qui ne nous ferait pas chuter encore plus lourdement ? Il va falloir sérieusement se dépouiller de tous ces objets qui nous encombrent, aussi bien notre mental que nos corps. Même s’il est possible que les deux soient strictement du même ordre. Mental encombré de représentations, d’images, de mots. Corps encombré de superstitions, de fétiches objectifs. Les deux sans véritable Esprit. Ou plus exactement sans l’esprit en vérité, l’esprit vivant. Parce que si celui-ci n’est pas de ce monde, il vient cependant dans ce monde. Mais non pas pour y demeurer si les conditions ne s’y prêtent pas, il vient pour que nous passions. Passion comprise.
Voilà, les temps apocalyptiques où tous les pouvoirs sont renversés. Où toutes les croyances sont remises à zéro, sauf ces mots sur lesquels nous nous accrochons comme bouées de sauvetage, mais qui nous noient par leur poids et l’inertie qu’ils fabriquent si nous ne sommes pas en mesure d’en saisir la portée, la réalité.
C’est pour cette raison -folle- que nombre d’hommes ne craignent pas la mort. Parce qu’ils sont pris dans des mots recouvrant l’indicible. Ils veulent imposer leurs mots comme étant l’indicible vérité. Et se font pour ces mots des guerres sans fin, ne voyant pas, ignorant qu’il provoquent ainsi leur fin et celle du monde.

Ceci recouvre donc toute la terre d’un manteau funeste.

Cependant, Il y a une porte, une issue, et des hommes et femmes héroïques résistent afin de chasser l’adversaire et le terrasser. Possible que la métaphore de l’Hydre soit bonne, mais nul ne sait entre les mains de qui cette hydre agit et mord.

Nous devrions examiner en nous, voir si nous ne lui donnons pas à vivre, plus que ce que croyons. Nous pourrions alors réparer nos fautes et nombreuses erreurs.

 

Ces trois fois rien qui nous angoissent

S’il n’y a plus rien, plus rien entre nous, entre eux et nous, entre les vivants et les morts, entre elle et lui, en moi, en toi s’il n’y a plus rien en Nous, parce que le Je n’est rien, que la mort n’est rien non plus, tout cela, comme si l’âme humaine était anéantie,…

via Ces trois fois rien qui nous angoissent — Un œil pour deux

La liberté en fin.

S’il n’y avait pas d’enfer pour calmer les démons, garde fou des mauvais esprits.

S’il n’y avait non plus pas de paradis pour rendre heureux les anges,

que seraient donc ces mondes ?

La seule chose qui doit être,  doit être Juste, comme on dit Dieu et sa Justice.

Et nous dans ce jeu là, nous n’avons que cela vers lequel nous devons nous rendre.

Sans arbitraire, ni hypocrisie, sans rien fausser de ce qui nous a été donné.

Voyez comme nous sommes tous la proie de nos erreurs, faiblesses, croyances, frayeurs et illusions.

Ce qui a pour effet que le monde est dans la balance. Entre enfer et paradis.

Que serait ce monde sans Le Christ, plus que Prophète, mais Fils. C’est à dire en Mission dans le monde, non seulement pour dispenser un message mais pour incarner la présence du Père. ( la Mère, non je ne l’oublie pas)

Un fois que nous avons dit cela et compris cela qu’avons nous d’autre à faire que de le reconnaître pour le vivre en vérité, afin d’y trouver notre liberté ?

La voie s’ouvre et c’est bien. Il n’y a plus d’enfer. Les prisons s’ouvrent. Comme le lien entre ciel et terre se renoue.

Disons si ce n’est pas fait…

l’or ou la lumière ( en vain… )

Le pire, c’est Rien.

Le mal n’est pas si mal si on le prend bien. Le mal a des vertus, comme des rappels au bien, au meilleur.

Dieu, en quelque sorte, est Rien également, (mais être et néant ne sont pas égaux).  Seul Dieu peut faire face au Néant et s’y abîmer sans se perdre. Où alors, il ne serait pas Dieu, il serait sous dépendance et domination du néant.

Une fois qu’on a dit ça, on laisse Dieu tranquille, en essayant de le vivre. C’est comme un couloir, un Chemin qui s’ouvre devant nous. Nous sommes uniquement face à nous.

Sous un autre rapport, disons objectif, Dieu serait aussi un Robot infini, une énorme machine, fonctionnant selon ses lois et autres automatismes, auxquels nous ne pouvons déroger. Ceci vaut selon notre perspective. Valable uniquement pour notre existence. Nous ne pouvons présumer de ce que Dieu s’impose comme Destinée face au Mystère. Et peut se permettre comme transgression.

C’est pour cela que Dieu comme Personne n’est pas juste, l’idée de personne est un masque, l’idée de Dieu est un masque, de même que le mot.

Ce qui semble important c’est ce qui est derrière ce masque. Et qui nous traverse, nous illumine, et nous meut.

Ce qui est commun aux hommes et aux dieux  est cette dimension du Mystère.

Et bien entendu tellement d’autres choses. Tellement de façons de l’aborder. Multiplicité de l’Un. Et par voie de conséquences nous comprenons mieux dès lors que nous pouvons œuvrer, c’est à dire donner nos mains pour une Œuvre plus grande. Au lieu de nous crisper tel Harpagon sur nos trésors et autres bricoles périssables. ( Vous remarquez qu’il en manque toujours des sous, même pour les milliardaires)

Pourquoi écrire tout cela ? Il y eut des gens qui le dirent bien mieux.

P.S. Nos corps ne sont pas finis. Les prothèses ne sont pas de notre corps, mais des prolongements qui ne rajoutent rien, n’augmentent rien  de nos corps. Puisque le corps est Ce couloir spatio-temporel nous reliant à notre Esprit. ( approximativement )