De l’esprit (saint) et des embrouilles (à démêler)

Le vide évident, l’absence de dieu, l’abîme vertigineux, le centre improbable dans un infini désert, la folie, ou l’esprit, comment s’y retrouver alors que nous sommes des milliards de corps hésitants, incertains, boiteux et honteux, affamés et meurtris, blessant et blessés tour à tour.

Alors, juste pour écrire, quelques mots pense bête.

Un homme a son esprit, comme toutes choses. Mais les choses ne bousculent guère l’ordre qui les précède ou les anime. L’homme veut être maître de son esprit, ce qui est propre à l’homme. Rien de négatif là-dedans a priori. Il ne veut pas dépendre d’un autre esprit, et encore moins de celui d’un autre être. Il veut être acteur ou facteur de ses jours. En soi c’est normal. Il ne veut pas en principe être esclave. Là, c’est moins évident, parce que le monde est facilement esclave, soumis à ceci ou cela. Moyennant tel avantage ou tel désagrément, mais le monde dans son ensemble s’y plie.

Difficile dans ce cas de parler d’Esprit Saint qui règne dans les esprits des hommes. Il s’agit plutôt de leur esprit relatif et contingent, soumis aux aléas du monde et devant s’y faire. Dans ce cas bien précis les hommes ne sont pas à proprement dit des Fils. Malgré tous ces déploiements d’intelligence. Ils agissent comme s’ils étaient maîtres de leur esprit. Alors qu’en vérité ils obéissent à ceux du monde, des événements, des faits divers et des accidents. Et en subissent les effets négatifs et positifs.

Le Fils, la notion, est exclusivement d’ordre spirituel, de même que celle de Père. Ce ne sont que des métaphores, des analogies avec la conception du vivant, de la fécondation dans une matrice. Nous ne sommes pas dans des chairs en disant cela, une femme peut parler comme Père, ou une fille comme Fils. Du père au fils, il s’agit donc d’une Parole qui passe, d’une Pensée qui va de l’un à l’autre, ou d’un Esprit.

Comment savoir ? Par qui ?

Le Christ comme Chemin est le passage du Père au Fils. Le couloir ou canal par lequel passe L’Esprit Saint. Parfois j’aurais envie de croire, ou dire l’esprit tout court, par souci d’unité. Mais sans doute ne passe-t-il que parce qu’il est saint, sinon il ne passe pas ? !

Autre chose :  le Père se retire pour que vive le Fils et puisse aller au lieu du Père. ( le Père va ailleurs… ) Un Fils ne peut nullement être esclave du Père. (De sa parole). Il la sert, il lui rend, et de ce fait le fait vivre. Il ne peut que vivre selon l’Esprit Saint. Ou si vous préférez l’Esprit Pur au centre de toutes choses.

Ce qui fait que Père et Fils sont dans l’esprit,  sont d’Esprit pur.

Là, nous songeons à la Vierge qu’il apprécie à sa juste mesure, et qui l’apprécie.

Ceci parait tortueux, emberlificoté, mais c’est simple en vérité. Il y a deux états dans l’universel, opposés et complémentaires et entre les deux des nuances infinies. Le passage est relatif à ces deux états. Du pur à l’impur ou du pur à l’altéré. Et inversement de l’impur, ou du mortel à l’inaltéré, voilà aussi pourquoi tout péché contre l’Esprit Saint ne peut être pardonné. Il ne peut pas puisqu’il s’offre, puisqu’il est don. Il se plie absolument à l’esprit que nous voulons. Et nous rend le fruit en conséquence. Il ne peut pas être transgressé, volé ou caché en quelque sorte. Il ressort en fonction de celui que nous faisons notre.

Voilà pourquoi du blasphème on ne peut rien dire. Juste se demander… et savoir de quoi on parle, de même ce qu’on fait.

Est-ce utile d’écrire tout cela ? là aussi je me demande.

Cependant, nous savons tous ce qui est bon, sain, et relève de l’ange, du pur, du non corrompu, du merveilleux, de l’heureux et de la grâce.

Le reste est assez vain. Il est sûr que l’Art a en principe cette fonction de nous rendre ces copies, des fac-similés du pur et du beau. De même ces textes qu’on dit sacrés.

Ce qui est dommage, c’est de les prendre au pied de la lettre, ou de les méconnaître, ou ne pas en extraire la substantifique moelle. Pire, d’en dévoyer le sens et donc de trahir. Parce que nous y emmenons d’autres êtres, bien innocents. Comment dans ces conditions allons-nous nous en sortir ?

L’esprit saint et l’amour pur me semblent si proches.

Ce que devient le Père par la suite, dans cette histoire paraissant scabreuse, eh bien, il est délivré à son tour, du poids de ces créations, de ces objets. Charge qu’il lègue à ses Fils, aux êtres délivrés des mondes altérés. C’est une chaîne.

L’Universel ne tient pas n’importe comment. Il n’est pas figé dans l’Un, ni vides d’habitants qui le soutiennent, dans ses nombreuses demeures.

Il se peut que nous nous souvenions d’un lieu ou d’un temps situé hors du temps.

 

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