qui gouverne ?

essayez donc de gouverner
avec un cor au pied
un genou cassé
une nausée ou un avc

les hommes ivres veulent être le premier
et marchent sur la tête
de tous les sujets.

se tenir au fond du puits
soutenir le monde
là où règne l’unité
en silence.

petite explication boiteuse, comme toutes.
Ton corps se maîtrise-t-il à la force de la volonté située sur le sommet de ton crâne et qui dicterait à tes cellules qui savent parfaitement ce qu’elles ont à accomplir ? Qui ou quoi peut rendre à ces cellules aveugles la lumière qui leur fait défaut et les plonge dans le chaos, la révolte et la guerre civile des cellules de ton corps ? le corps plongé dans cette anarchie ne s’en remet pas. De même quand il tombe sous les coups d’une dictature qui tranche dans le vif.
Nous manquons toujours des mots qu’il faut pour soigner les corps. Sauf parfois ceux d’un poète, ou d’un sage, d’une lumière dans le monde qui remet le monde debout. Sachant pertinemment que le monde ne veut pas de la vérité mais garde ses idées, ses opinions, ou préjugés, ses envies et ses intérêts particuliers pour se prémunir de lui-même, dans ces désordres organiques. Par exemple, on veut la fin du patriarcat, mais on ne vit pas vraiment de façon tangible sur un mode très fraternel qui serait le seul à pouvoir faire reculer la violence des tyrannies et des abus des hiérarchies. Plus facile à dire qu’à mettre en pratique.  Et nous ne pouvons demander aux détenteurs des lois de légiférer sur ces liens et actions qui nous touchent au plus près.

Chacun pour soi, c’est la loi, c’est la norme. La nature marche ainsi, et ce n’est pas un mal. Mais elle marche aussi selon la loi du don. Donnant donnant. Peut-on donner si on n’a rien pour soi d’abord ? On a inversé le cours des choses. On a pris à ceux qui n’avait rien et on en fit des fortunes. Mais pourquoi, par où, par quelle faille s’est engouffrée cette tumeur maligne dans notre corps d’humanité une ? Détruisant tous le corps. Comme si nous ne savions plus où est la vérité, à force de mensonges répétés.

Bon, quand c’est la déroute, il reste l’immobilité.  Quand il fait froid les vaches ne s’agitent pas en tous sens pour se réchauffer, elles savent qu’elles perdraient encore plus de leur chaleur interne. Elles sont stoïques face à l’adversité. Elles conservent leur cohérence. Et se rassemblent pour se réchauffer.

Si cela vous inspire ...

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