Le règne des ordures

Les ordures sont ces objets mis ensemble qui débutent leurs décomposition et donc qui dégagent leurs odeurs putrides, destinés à rentrer sous terre et demeurer invisible en principe afin que la décomposition ne nuise à personne, mais puisse être assimilée ensuite par ceux qui sont en vie, une fois métabolisée par la nature. Le vivant a besoin de cette décomposition, de cette corruption mais non pas comme une orientation de son existence, non comme moteur ou comme guide dans ses choix de vie, ses décisions, ce qui serait une totale inversion ou perversion des principes de vie, entraînant tout vivant dans la tombe.

Mais voilà, tout dans ces états, ces politiques, ces morales, ces productions et industries   sont guidés par des choix monstrueux  d’entités mensongères complètement pourries, qui assassinent tous ceux qui s’opposent à leurs basses œuvres de mort. En enrobant leurs terribles nuisances sous les vêtements des bonnes intentions et des bonnes consciences, des montagnes de mensonges désormais mis à jour, éclatant d’impostures et de calomnies.

C’est le bas, la bassesse qui gouverne.  La dégradation s’ensuit de façon inexorable pour la masse des corps esclaves soumis à ces impératifs, contraires aux aspirations et élévations de l’ensemble des corps vivants. De tous les règnes écrasés par cette puissance sourde des bas-fonds.

On peut symboliser cela sous le vocable du démon. Ce n’est qu’une sorte de gouffre, de fatalité. On n’est pas du tout obligé d’y succomber. Ni de le servir.

Mais cela suppose un renversement de la conscience, ou de réveiller plus précisément l’inconscience qui gît comme morte dans ces profondeurs. Le monde ne sait plus pourquoi il vit, il agit comme un automate salarié, sans conscience exacte de ses actes, percevant salaires ou rentes comme normal. Alors qu’à l’évidence l’apparente neutralité de l’argent, masque une réalité dramatique. Armes, pillages des forêts, épuisement de la terre, des biens et des hommes, ne pouvant aboutir qu’à des tensions et des conflits pour l’accaparement des richesses, concentrées en pouvoirs de décisions entre des mains dégoûtantes de cynismes.

Le pire étant que les serfs demandent toujours à servir ces puissantes ordures parce qu’ils les voient comme empreintes de beauté ou de vérité. Et que des offices se chargent d’en laver les horribles taches de sang.

L’humanité dans ces conditions court à sa perte. Certains en arrivent à penser que ceci est un bien déplorant les maux qui accablent le monde.

Mourant, nous ignorerons toujours ce qu’est la Vie. La notre reliée à toutes les autres. Nous tombons dans la pauvreté du fait de l’indigence des puissants, des ordures qui règnent dans ce monde, et verrouillent les portes, la terre comme une prison.

 

Soulever des montagnes d’anges.

Comment alléger le poids que doivent supporter les hommes s’ils n’ont pas idée juste du sommet . On leur mettrait des charges inutiles sur les épaules, une entrave à leur propre évolution, et même ils passeraient à côté de ce qu’ils ont à accomplir et découvrir par eux mêmes, succombant toujours plus bas dans des lieux faisant souffrir

Méditations

Avoir vingt ans et penser à sa retraite, autant envisager ses funérailles. Horizon gris. Que sommes nous dans ce bal ?
Qu’avons nous à accomplir et qui ne se situe pas dans un futur proche ou lointain ? C’est toujours le présent qui doit être vécu, et non cette probabilité dont nous ne tirons rien. C’est trop bête.

La réalité des états, des empires, des entreprises, n’est que de vaincre et gagner ces combats qui n’ont jamais de fin. Asseoir une domination sur toutes choses, et sur le monde. Dominer le monde, ou les marchés, ne pas perdre la main, l’emprise sur les forces contraires, du hasard ou du désordre.

Parce que si on y songe, la vie est puissante et tenace, fragile et pratiquement désarmée, mais dans sa ténacité et persistance à vouloir vivre, elle arrive à ses fins, ou en meurt.

À l’échelle des atomes, des électrons, des…

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Soulever des montagnes d’anges.

Avoir vingt ans et penser à sa retraite, autant envisager ses funérailles. Horizon gris. Que sommes nous dans ce bal ?
Qu’avons nous à accomplir et qui ne se situe pas dans un futur proche ou lointain ? C’est toujours le présent qui doit être vécu, et non cette probabilité dont nous ne tirons rien. C’est trop bête.

La réalité des états, des empires, des entreprises, n’est que de vaincre et gagner ces combats qui n’ont jamais de fin. Asseoir une domination sur toutes choses, et sur le monde. Dominer le monde, ou les marchés, ne pas perdre la main, l’emprise sur les forces contraires, du hasard ou du désordre.

Parce que si on y songe, la vie est puissante et tenace, fragile et pratiquement désarmée, mais dans sa ténacité et persistance à vouloir vivre, elle arrive à ses fins, ou en meurt.

À l’échelle des atomes, des électrons, des cellules, des organismes, petits ou grands, il y a toujours cette force motrice. Comme si la vie savait où elle allait. Elle n’est pas dans une projection dans un improbable futur, qui n’a en réalité pas d’existence, la vie se propulse en fonction d’une volonté intérieure attentive à tout ce qui lui est extérieur. Et se maintient ainsi.

Mais les hommes inventèrent toutes sortes de systèmes en vue de clore ces systèmes, en réprimant ces éléments hostiles, ou contrariant les dominations, y compris ces forces de la nature impossible à maîtriser. De là, la science joue un rôle maléfique, faustien. Inventions des armes et machines, soumissions des esprits, conditionnements, prisons, châteaux forts, légions romaines, et stratégies. Puisque tout se trame dans la matière, et dans son énergie, il a fallu la percer à jour, et puisque tout se joue dans l’humanité et  dans l’esprit des hommes il a fallu subjuguer aussi ces hommes et leur esprit, ou volonté.

Mais nul ne sait pour quelle fin, si ce n’est que tout doit y être consacré ou sacrifié pour cela, pour asservir le présent.

La différence entre l’animal, instinctif, sachant donc comment il doit vivre sans savoir qu’il le sait, mais qui grâce à cela sait faire et se maintenir en vie, et nous, qui perdons ces instincts, ou peut-être plus simplement cette vision claire de notre mort, ou cette notions de don nécessaire de notre vie pour la Vie, où nous sommes obligés de trouver aussi la notre en fin de parcours, sans y penser, sans s’y inquiéter, ni calculer, ni ruser ou conspirer, la différence est grande ou même est-ce un fossé, une rupture de sens ou de conscience.

Il est pensable que de cette faille les hommes ont étés amenés à chercher des adaptations et des artefacts, des artifices qui sont des moyens factices pour répondre à leur nature première et imaginative, le questionnent essentiel sur nous-mêmes et les moyens pour accroître notre puissance, ou après le constat évident de notre déchéance, c’est à dire de notre nudité dans le monde. On pourrait dire cette conscience de notre insignifiance, face à ce que nous savions de nous-mêmes et des univers. En quelque sorte nous sommes tout en bas avec une idée de ce qui est en haut,

Le tout étant de remonter la montagne. Tandis que certains hommes se pensent arrivés au sommet des autres hommes, ils ne sont en vérité que des poids les empêchant de gravir leur propre montagne, poids qu’ils mettent sur les épaules des plus naïfs, des crédules ou des gentils.

De bas en haut.

Face à l’agitation du monde, ses turbulences comme des tourbillons qui nous entraînent en des lieux étranges, littéralement stupéfiants, il nous reste quelques moments où nous pouvons encore méditer ou rêver, penser, admirer et adorer, nous sentir vivant, malgré les tremblements d’émotion qui nous laissent une impression de glaciation, de dessaisissement de nous-mêmes, comme décharnés, ou nus. La matière même se trouve comme dissoute dans une impermanence. Les mots n’en parlons pas, ils sont rendus dans un vide profond, et les polémiques un désert. Prenez l’infini pour vous distraire, étendez-le à l’infini, vous butez sur un horizon anéanti qui délimite les contours et rend l’infini fini, anéantissant du même coup la totalité à rien. Il reste une boucle du réel qui tourne sur lui-même tel l’Ouroboros qui se dévore, et dans un épuisement sans fin retombe à zéro, réitère son mouvement infini donc. On peut toujours tenter une sortie des apparences et envisager l’espace comme une zone vacante dans l’absolu, délivrée des temps dont on sait leur relativité. Et encore… rien n’est sûr non plus dans les images que nous nous faisons du concept d’espace. Il se pourrait qu’existent des zones de non-espace, qui le cernent, et le rendent fini. Mais tout ceci est sans importance, non plus si nous nous dispersons, si nous ne nous reposons sur rien, si nous n’existons pas. Nous serions pure chimère, fantôme, âme errante au milieu de spectres, inutiles et vains. perdus au milieu d’océans sans aucune île où notre esprit pourrait trouver havre de paix et de possibilité. Voilà ce que serait devenue notre prétention à tous les possibles, au lieu d’en discerner les possibles qui nous tiennent heureusement en vie, les actes sains, les plaisirs et nourritures saines et savoureuses structurant nos corps et soutenant notre esprit, celui-ci devenant réel pour l’âme. Comme une transfiguration d’un point en ligne, d’une ligne en surface et puis en volume, esprit qui prend corps et forme, retrouve ses mondes créateurs, génies sortis de cette lampe aux pouvoirs étendus, mesurés, conscients, acteurs joyeux et admiratifs de toutes choses, malins, facétieux, drôles et amusés. Tout cela se situant en avant. puisqu’il n’y a rien derrière, qu’un abîme et des tombes. S’agit-il d’un arrière ou d’un bas, peu importe, cela relève d’un même état, le passé n’ayant plus cours, il ne peut se modifier. Même le notre en propre ne devrait plus donner lieu à des passions quelconques, des regrets ou des nostalgies, sachant toutefois qu’il nous habite mais que nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur. Non, ce qui a plus d’importance c’est s’orienter vers ce futur intériorisé. Et que celui-ci nous soutienne pour les jours qu’il nous reste à vivre ici bas.

Étrange inversion du soutien qui se situe en haut et non à la base. Soutien sublime comme le phare en mer.

Qui gouverne ?

C’est un système robot esclave, organisé autour d’un cœur noyau, qui se croit tête d’un corps à multiples ramifications, étalés sur plusieurs strates d’efficience. Noyau ne pouvant fonctionner qu’en archipel avec d’autres noyaux reliés entre eux. Tout y est secret, il n’y a que des faux semblants rendus aux cellules concernant le fonctionnement des ensembles. Les cellules sont des microscopiques corps animaux, n’ayant que leur corps à gérer, étant entendu que leur corps, pour leur autonomie est sous contrainte des produits imposés par le système global. Dépenses et productions dans cette boucle, combustion et alimentation du système. Les centres sont hiérarchisés, comme des charges, des délégations pour des actions à leur échelle. Globalement les systèmes vampirisent les énergies à leur seul profit. Ceci jusqu’à l’échelon le plus bas des cellules indivisibles. mais tous les ingrédients sont là, comme dans notre corps, ses ramifications, nerveuses, osseuses, aqueuses, stimuli , palpitations, pulsations des flux, messages, informations, mouvement des masses. Il en ressort que ceci ne peut fonctionner que sous deux régimes opposés, répression ou gratification. Comme dans les cirques les animaux dressés pour répondre à un projet global.

D’ailleurs nul ne sait où celui-ci se situe, que ce soit à l’échelle de la personne ou du collectif. Sauf que les lésés du système protestent de leur condition qui devient de plus en plus limite et que les privilégiés protestent de cette protestation. Mais en réalité il n’y a personne qui maîtrise l’ensemble, livré à son incohérence, et absence de sens, Comme si la machine ou la bête s’emballait, que le corps était au bord de l’embolie, ou de la crise cardiaque.

Mettons qu’il y ait en arrière plan un moteur essentiel, l’argent. Est-ce un élément suffisant pour dire qu’il gouverne ? Est-ce ce qu’à un certain stade, la fortune étant trop grosse celle-ci ne peut plus faillir ? ou bien sachant qu’elle peut s’effondrer, tous ceux qui sont porteurs de ce moteur là, mettent tout en œuvre pour se maintenir ? À ce compte là, dès qu’on œuvre pour de l’argent on alimente le système, qui forcément augmente son incohérence, du fait de l’immoralité de l’argent, c’est à dire de sa capacité à épuiser énergies et ressources, à tous les degrés où il agit ainsi, sans tenir compte des dégâts et des morts.

L’argent, la fortune représentent quelque chose, mais quoi ? Un masque de l’essentiel ?