L’esprit de la science

Il est admis dans la communauté scientifique que dieu est un concept évacué du domaine de la science, que c’est un objet à part et n’ayant rien à voir avec ce que les chercheurs peuvent ou doivent chercher. Qu’ils pensent se dispenser donc de cet objet qui les encombre.

C’est une position qui manque de modestie. C’est l’humain qui veut découvrir tout par lui-même, qui ne veut rien devoir à quelque élément ou entité, peu importe, l’ayant précédé. De cette posture de la science il en découle ceci : tout ce que la science expérimentale peut produire est « bon ». Corps chimiques, bombes atomiques, modifications du génome. Il n’y a rien d’interdit puisque la science peut en se donnant les moyens réaliser ce que les objets naturels lui ont mis sous la main. La science serait neutre, et innocente. Nous serions donc les seuls facteurs, auteurs ou créateurs des productions scientifiques et des objets qui en résultent.

il est bien entendu que l’objet de la science n’est pas dieu, que le savant laisse aux croyants et autres religieux attachés à leurs dogmes. La science s’empare des objets du monde, sonde, explore et découvre tout ce que la matière peut lui révéler, la matière ou les circonstances, les événements, ou les conditions de fait des phénomènes.

En supposant que nous sachions ceci nous met en principe en situation de créer. C’est d’ailleurs ce qui ce passe effectivement. La science se propose de produire tout ce qu’elle veut et bidouille tous les corps, toutes les matières et même les esprits des hommes.

Si nous sommes capables de produire tout à notre guise, cela nous met dans cette position suprême, tels des dieux, métaphoriquement et métaphysiquement. Nous nous situons au dessus du Verbe créateur inconnu, qui ne devient plus qu’un élément fortuit, accidentel, une matière aléatoire n’ayant aucune fin précise plus qu’une autre, et nous décidons donc des fins.

Les moyens de la science ainsi conçue sont en elles-mêmes des fins. Eh bien voyez, On peut douter du bien fondé de cet esprit de la science qui fait fi de l’esprit qui nous précède.

La Science en Dieu seule est valable.

C’est une source. Dans cet ordre d’idée, on peut dire que le savant est bien ou mal inspiré.

Bien s’il entend, mal s’il reste sourd. Le sourd doté de son intelligence logique, de sa ruse, joue à l’apprenti sorcier. Il sert la face négative de Dieu, aussi nécessaire que la face positive, mais nécessaire à Dieu ou aux dieux, elle ne l’est pas dans le monde, sauf pour nous éliminer, ce qui signerait l’échec des hommes.

Nous nous perdons en nous croyant au-dessus de tout. Alors que la seule recherche, ou quête authentiquement saine est placée dans les fondamentaux, humains, naturels, spirituels, et animiques, qui doivent être accessibles simplement à tous. Autrement dit dans cette relation que chaque homme entretient avec son destin, ses besoins et son libre arbitre.

Si ce n’est pas accessible à tous, les gens les moins doués seraient pour toujours livrés à leur pesanteur, ce qui ontologiquement serait injuste et indigne des plans divins, rendus à l’état d’absurdité absolue.

D’où cette idée que le savant doit savoir, c’est celui qui en premier lieu doit savoir Ce qu’il fait. Puisqu’il met à jour des objets ayant une puissance terriblement forte.

Arrivé là dans cette réflexion, je me demande ce que le chercheur peut en tirer comme leçon. Est-ce une question de limites, d’interdits, de choses qu’il ne faudrait pas savoir, alors que les hommes sont en mesure de Tout savoir ? Donc de pouvoirs ?

Cela repose le problème du monde, de la relation que les hommes entretiennent les uns et les autres.

Dans un sens, la science en conscience mène à dieu. Ou dans l’inconscience nous prive de notre dieu, c’est à dire de nous-mêmes. Nous serions alors pris dans une séparation au lieu d’être libres dans une union.

Voyez…

Une réflexion sur “L’esprit de la science

  1. A reblogué ceci sur Méditationset a ajouté:

    C’est pour cela que Dieu s’impose, comme conception, indicible. Que cela relève de la transmission. Que ce n’est pas seulement matière, ni seulement esprit, mais que c’est source et centre, d’où tout s’ordonne et se fonde. Qu’il est strictement impensable que l’homme, l’individu, soit livré à sa seule détermination, sans référence d’aucune sorte, ou quel celle-ci ne se trouve que dans le néant d’être. C’est à dire s’y perde, dissout à ses extrémités. Ce ne serait plus viable sur terre a fortiori.

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