Le labyrinthe dingue

Quelle est cette pensée qui réduit l’homme à une suite de nombre, ou à sa poussière, réduit à néant le sujet dans l’Un ? Réduit l’homme à son ADN. Numérisable.
Ne serions-nous, chacun d’entre nous dans notre singularité, et notre volonté, libre arbitre, errant dans nos droits à l’erreur, cherchant et parfois trouvant des lumières, que des forçats tenus d’ obéir à un principe suprême, un décret, une loi unique et totalitaire, sans que nous puissions en contester la moindre ligne, en toucher un seul mot, ce qui serait taxé de déviance ou d’hérésie ? Si, par définition Dieu est Tout, Je ne suis rien. Voilà à quoi nous devrions nous soumettre, faire abnégation de notre être, pensée, et sentiment que nous considérerions comme notre, nous devons faire allégeance à cette tyrannie absolue d’un Dieu unique et seul à être le bon.
Même s’il est le Bon, effectivement, dans les faits, dans ce qu’il est, dans son verbe, Nous ne sommes pas tenus d’y obéir en esclave, mais uniquement de le suivre, de le saisir, comprendre, entendre, voir, et donc de le servir par notre liberté et nos choix. Ainsi, nous servons une totalité qui vit, et dans laquelle nous sommes inclus, et qui vit parce que nous sommes vivants.

Dieu s’il est Un est aussi Un par Tous ceux qui sont.

Ce qui se passe dans ces moments où la terre entière semble prise dans une folie dont nul ne connaît l’issue relève d’un piège conceptuel, affiné avec le temps et avec la science développée au cours des siècles par des armées de l’ombre. Ces ouvriers œuvrant au noir, en secret, calculateurs, esprits animés d’une foi forte et fanatique, érudits en écritures et en tous ces domaines des sciences mathématiques, physiques, et informatiques, biologiques, veulent arriver à leur fin, simple en vérité, de donner Raison à la foi. Et prouver. Et d’imposer la Vérité unique. Objective. Incontestable. Infaillible.
De cela, nous ne sommes que pauvres objets relatifs et très mortels. Objets inutiles si nous ne livrons pas à l’im peccabilité.
Ceci ressemble fort à une purification ethnique.
Ne pardonnant rien. Mais faisant semblant de pardonner. L’horreur absolue. C’est comme si on voulait te guillotiner la tête. Pour t’imposer à sonder l’abîme. Exactement comme on forçait les hommes à la conversion. Cette tyrannie est tout à fait moderne et réactualisée, ses outils sont surpuissants. Et méchants.
Je me demande comment nous allons nous sortir de ce labyrinthe de dingue.
Sans doute faut-il que nous allions effectivement au fond, mais avec toute notre tête… Et le cœur bien accroché.

quel futur ?

Il y a une sorte de convergence de toute la problématique humaine face à elle-même, une mise en abîme, rapport au temps, à l’espace, et au Mystère. Saurons-nous retrouver quelque clef ouvrant sur le réel ou succombons sur un vide ? Alors que nous avions sous la main une telle diversité vivante, si riches d’enseignements, aussi bien par ce que les hommes du passé surent produire, que ces formes présentes dans tous les règnes et à toutes les échelles. Au lieu de nous y pencher nous sommes pris dans des nœuds.Au lieu d’avoir une espérance non illusoire, nous n’aurions que la tombe comme unique destin ? Ce serait trop bête, trop douloureux. Cela dépasse l’entendement de voir que les choses puissent être ainsi. Sans rémission possible.

De la patience, à la sapience

Notre cerveau est un peu trop étroit pour contenir l’univers, toutefois il peut entrevoir ne serait-ce qu’en lui-même tout l’espace qui s’y trouve. Espace infini, univers fini, et entre tout cela des membranes qui les définissent, dans ces mondes à plusieurs temps irrésolus. S’il y a erreur ou méprise sur notre origine et sur les moyens de la retrouver, nous butons sur un mur qui nous excède, alors dans le tumulte du monde nous aggravons le désordre, la situation empire, nous perdons notre chance de voir par delà, qu’apparaisse une issue libératrice.
Pour que nous découvrions tout ce que la nature offre comme possibilité, plantes médicinales, acupuncture, et en nous-mêmes tous les ressorts cachés, pouvoirs sur notre corps, répondant à cette ignorance, cet oubli initial, il fallut vivre selon le temps, en phase avec les lieux.
En équilibre sur un fil, si nous forçons les événements, ceci nous fait chuter, les désordres s’accroissent au lieu de se résoudre, le monde cherche des solutions à ces problèmes qui s’amplifient et ces solutions amplifient les problèmes, en les compliquant, agitations, solitudes.
Autrement dit toutes ces situations malheureuses d’une humanité défaite. Et maladive. Ayant rompu les liens et l’harmonie qui nous reliait, et effectivement nous nouait dans une Nuit (Noce) dont nous n’avons pas su tirer toute la lumière. L’impatience étant significative de cette perte. Nous sommes bien tenus à la patience dès lors que que tombons malades.

Parce que avons manqué de sapience

et de confiance et de beaucoup d’autres choses inconnues.

 

comment juger dans le noir ?

le virus est innocent. le monde ayant exhumé ses morts, dans une logique collective, une immense ab surdité, sans exception, mais bien entendu à des degrés divers dans l’échelle des responsabilités. nous avons perdu l’idée d’un juge suprême, des lois, par conséquent qui sauve ?
il est très difficile, voire impossible de s’affirmer détenteur de la hache, qui tranche. cela supposerait de connaître les destins communs. tout ce que nous pouvons c’est de nous soutenir dans l’ordre du vivant. laissez les morts. Sans pardon, cela n’ira pas tout serait vengeur
le vivant n’est pas tiède, ni mièvre. doucereux, il n’est pas réductible à une équation ou à de l’énergie. à une icône ou une croix, un symbole quelconque. c’est un flux fort qui anime nos âmes, nous brûle, nous traverse implacable mais non pas pour nous perdre. + de l’eau