avocat et autres fruits

La providence règne sur nous à condition de ne pas la violer, ou la voiler sous des tas de mensonges, de pillages de toutes ces terres et d’expropriations des peuples innocents, au nom des empires, avec cette violence coutumière.
Quand donc nous délivrerons nous des bêtes furieuses qui gisent dans nos cœurs ?
Voyez, je crois au Père Noël qui adoucit nos mœurs. De même à la musique, ou aux arts inspirés, à la source possible d’un meilleur, et d’une évolution – spirituelle – plus que celle illusoire des techniques. D’ailleurs, si nous évoluions spirituellement nous comprendrions mieux le sens et rôle des progrès matériels, mais ils ne seraient plus aussi nocifs. Nous nous débarrasserions des inutiles. Disons que nous serions proches de la providence, plus naturellement.

Comment savoir qui a raison ? nous nous démêlons chacun dans le dédale de nos histoires respectives, avec nos mots et nos pensées, ce qui un fait sacré nœud. Le temps sait mieux, il nous envoie son lot d’épreuves. Pris dans ces blessures, nous ne savons rien en dehors de nous-mêmes. Surtout si nous oublions qu’il y a une dimension supérieure à notre condition que nous servons, tant bien que mal, tant mal que bien. Voilà pourquoi nous ne savons trancher.

Enfin, je ne sais pas si les mots peuvent arranger la condition humaine en proie à ses tourments, ou aux peines infligées à ces gens très humbles à qui on fait porter le poids des travaux les plus lourds. Est-ce qu’ un avocat peut renverser la machine infernale ?

du sens des mots

Le monde est rendu dans un état d’indigence extrême, malgré les apparences de puissance et de richesse. Il se passe quelque chose de frappant. Le peu d’échange en profondeur, le délitement des liens qui nous fondent, tout cela en vertu d’un progrès des machine informatiques, soit disant délivrant de l’information. Nous en oublions l’essence même de cette notion d’échange d’information, de ce qui autorise la vérité au sein d’une assemblée, d’un groupe ou d’un couple, qui est le premier assemblage humain. Ce qui fait office de lien disparaît dans les brumes des écrans, tout le monde étant absent à tout le monde. Mais chacun est persuadé de ses raisons. Et surtout de la raison scientifique qu’on vous assène comme ultime. Tandis qu’on rejette comme naïf ou débile celui qui ne sait pas trop mais croit.
S’il ne commet nul crime le fait de croire ne nuit pas. Ensuite, rien ne tient dans ce monde sans un acte de foi initial. Croire en l’argent, en l’État, ou à la démocratie, croire au néant. Il a bien fallu que des dingues croient en l’aviation avant que cela ne s’impose comme moyen de voler.

Aviation devenue très peu raisonnable et très envahissante désormais. La foi, la croyance a une puissance insoupçonnée. Où je peux rejoindre les rationalistes c’est à propos des effets et des excès de toutes ces croyances stupides dans le monde.
Je mets au défi n’importe quel savant de savoir plus et mieux que la Matière qui sût engendrer tout ce vivant en elle-même. Dans cent mille ans peut-être saurez vous ce qu’elle contient comme vérité, volonté, intention, énergie.

Le drame humain consiste à ne pas sentir relié à sa source, mais d’en être expulsé. Alors nous nous inventons toutes sortes de subterfuges pour la retrouver. Il y a celui qui tel le scientifique croit qu’il va pouvoir passer par les équations, les nombres, insondables et absurdes ; et il y a celui qui croit autrement et commet des erreurs d’appréciation.
Le bilan, ce sont de nombreux malentendus, et un monde malheureux.

Le reste, vos raisons, vos croyances cela vous regarde.
Difficile de taxer d’hérétiques des gens dans un monde hérétique qui croit avoir raison de tout.

Quant au fou, comment lui donner raison ? Nous butons toujours sur des définitions, sur le sens que nous imputons aux mots, que chacun défend  mordicus comme si sa vie y était engagée.