Quelle est la pauvreté du monde ?

Probablement celle de croire que le siècle est tout, que le temps est objectif, et que rien ne passe que le temps. Savons-nous ce qu’ici nous sommes ? Ce que nous avons à cultiver, ce que nous avons à faire et dire, ouvrir et œuvrer, comme si la Terre pouvait être modifiée à notre guise comme on change de décor, en fonction de nos idées et visions, qu’il suffirait de changer les meubles, de rénover les peintures, et d’effacer les anciennes, de détruire les vieilleries architecturales, culturelles, pour améliorer la condition, alors que nous faisons que rompre le fil de nos mémoires, et oublier les cieux, l’immortel, l’éternel, et l’essentiel qui gît, mort, exsangue nous laissant dans une extrême pauvreté.

Alors pour oublier cette sorte de déchéance de notre état, que ne ferions-nous pas ? Usant, abusant de stupéfiants, consommant sans modération ces drogues sous toutes leurs formes, -celles-ci sont nombreuses – nous passons à côté des choses simples et lumineuses, ces éléments essentiels qui font que nous nous reconnaissons, comme un bouquet de roses offertes, une échange de regards suffit à tout expliquer.

Bien entendu, il y a tous ces génies qui illuminent les siècles, ces livres, musiques et toiles chargées de grâces sans lesquelles nous tombons encore plus bas. Perdant les seuls éléments d’émotions, de larmes, et de rires qui nous restent. La richesse est dans l’âme qui peut à la fois s’exprimer et entendre. La pauvreté est cette absence. Cet enfermement dans la matérialité des choses, ou dans la spiritualité qui n’est pas reliée à cette matière.  La relation n’étant pas effectuée, c’est comme si le rêve n’était pas vécu, comme si le réel ne comportait nulle dimension imaginaire réelle.

C’est à deux que l’éternité se passe, nous passons à deux vers l’être éternel, le nôtre. Même si nous mourrons seul, si nous y sommes à l’instant de notre mort, confrontés seuls. Ce qui ne peut se faire autrement. Sans présumer de l’au-delà. Nous ne pouvons mourir pour un autre.

Nous pouvons juste vivre pour un autre, et nous soutenir dans cette lumière. La plus grande richesse est dans le don. Il faut prendre aussi pour pouvoir donner. Prendre ce qu’on nous donne… pour pouvoir rendre. Ainsi nous nous enrichissons tous.

Comment savoir si notre époque vit vraiment cela, cet échange des dons ? Ou bien si nous vivons dans une poubelle ? dégoûtante.

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