des murs et autres bulles

Après une nuit passée à me faire dévorer par des moustiques, sacrées bestioles qui m’ont tenu en éveil obligé, avec leur musique et leurs piqûres plus ou moins douloureuses, je me suis levé en me posant moult question sur la Nature de la nature, son bien et son mal, entendue non pas au sens moral, parce qu’on peut en toute certitude croire que la nature est sourde à tout moraline. De quoi s’interroger donc sur les maux qui nous arrivent, et les bonnes choses. Épreuves existentielles pour notre esprit, c’est à dire notre capacité à résister et ne pas nous laisser emporter par le désespoir, ou les forces négatives.

Quel rapport avec les murs, me direz vous ? Prenons un animal dans son milieu sauvage, il est en symbiose, il sait vivre, il est parfaitement adapté. Il n’est pas à proprement dit séparé du milieu. Il vit avec tout ce qui l’entoure, se sachant proie et prédateur, sans le moindre doute ni questionnement.

Nous, nous avons interposé des murs entre nos huttes et tipis, chacun dans son jardinet clos, derrière sa haie de thuya, ou ses barbelés, dans son automobile aux vitres fumées, ou ses résidences surveillées sous digicode, chacun derrière son écran pour communiquer des informations numérisées, aseptisées et au format.

Comme si chacun cherchait son immunité derrière ces murs, masques et autres bulles afin ne pas être touché par tout ce qui l’entoure.

Paroxysme de la séparation manifestée, individualisme effectif. Comme si nous étions en notre esprit une entité devant nous définir ou nous tenir, je ne sais. Nous en tenir à ce que nous croyons être, ou savoir de nous-mêmes.

Esprit sectaire fabriqué par toutes ces formes sectaires des religions, instrumentalisés en systèmes politiques. Mais où dans tous ces mondes enclos, la vie ne peut plus y circuler, la musique du vivant ne passe plus, il ne reste que des bruits et des nuisances, nous montrant à quel point de faiblesse nous sommes rendus.

il est bien entendu que les politiques sont absurdes, que les religions sont ténébreuses, qu’il ne peut plus rien y avoir dans ces conditions là que du naufrage collectif et des enfermements, des violences et des crispations d’un monde devenu sourd.

L’immunité en notre esprit, ce sentiment qu’il ne puisse pas être affecté de maux qui le tuent, celle-là importe, probablement. Question de fond à creuser…

 

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