Fou

Il y a quelque chose d’absolument fou dans l’existence de l’homme et de la vie sur terre, ce n’est pas banal du tout, le fruit d’un accident ou d’un choc entre des atomes ou des astres égarés, malgré ces apparences de chaos et tempêtes imprévisibles, ces mouvements qui brassent les éléments et fabriquent ces mondes visibles nous questionnant. Réduire l’existence, d’un virus ou d’un mammouth, d’une rivière ou d’un océan, d’un volcan, à son objet, c’est l’anéantir, en éliminant tout ce qui précède et l’enveloppe, toutes les motivations, les raisons mêmes de ces manifestations. En quelque sorte ces objets sont vides, sans une pensée qui les précède, et qui fait office de liens entre tout. Tout est vide sans cette dimension de la pensée ou de l’esprit, peu importe comment on le nomme. Pire dès lors qu’on s’échine à fabriquer de l’homme ou de la vie hors de la nature, en fonction de données ou de paramètres techniques, vide ou mort comme ces montagnes d’objets qui viennent souiller les rives et dont on ne sait plus quoi faire.
C’est pourtant très signifiant, ces monceaux d’ordures. C’est annonciateur d’un suicide de la raison, et de la conscience, des motifs vivants pour lesquels les hommes luttèrent comme luttent toutes les formes vivantes chacune selon leur vie. On perd tout dans le contexte mental actuel prétentieux. En enfermant l’existence dans un corps, même un corps universel, en assimilant le corps et l’esprit.
La pensée inverse n’est guère mieux. C’est à dire de penser ou croire que tout ne serait que spirituel sans support matériel, sans ces manifestations ou ces apparitions, ce phénoménal des choses. Pensez donc, depuis le temps que dans les formes, animales ou autres, les pierres mêmes, pourquoi pas, il se déroule ces événements si extraordinaires, ces développements des émotions les plus invraisemblables, du rire aux larmes, des joies et des douleurs, des découvertes et des mémoires, tout cela présent mêmes sans les hommes et aussi avec eux, tout cela se ferait sans nous, une fois disparus ? Nous ne serions qu’un jouet de l’univers, un couloir vide et sans intérêt, sauf cette apparence des moments immédiats mais sans plus. Dans ces conditions, que nous existions ou non, cela ne change strictement rien.
Or non, ce n’est pas ainsi, tout ce que nous disons, faisons, pensons, comme nous aimons cela modifie totalement le cours de l’univers et le notre par conséquent, il s’est passé quelque chose avant que nous venions vivre sur terre. Quelque chose d’absolument fou.

Et qui mérite une meilleure attention que celle qu’on jette dessus, avec prétention. Nous accordons tellement d’importance à des choses dérisoires…

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