La conscience infuse

Essayons de démêler le bien du mal…

Il faut savoir ce qu’est le bien et ce qu’est le mal, exactement. Tout comme on sait ce qu’est le noir et ce qu’est le blanc. Les deux sont tranchés sans mélange possible. Ce qui est dans la zone grise, à la rigueur n’a pas tellement d’intérêt, sauf celui de nous perturber et nous rendre confus. Ce gris relève du pire, il nous empêche de voir et distinguer nettement le noir et le blanc. Dans le noir il n’y a pas de nuances de noirs, tout est noir. Il y a une unité de même dans le blanc. Le noir porte sa coloration propre, si on veut. Et effectue son œuvre, comme on dit l’œuvre au noir. Il porte son énergie, et sa fonction nécessaire. Sa matière. Cette matière ayant son esprit uni en elle-même. De même dans le blanc, cette lumière blanche est pleine d’elle-même.

Bon, mais nous, inévitablement sommes des deux, mélangés. Et également nous effectuons sans cesse cette opération de séparation, nous imposant un choix. Et de ce fait cela nous oriente vers l’un ou vers l’autre dans un mouvement de balance. Tout cela ne relève que du monde. Ce n’est pas l’autre monde, ce n’est pas l’au-delà. Ce qui est au-delà de ce monde, transcende les deux. Fusionne les deux en toute connaissance. À accompli aussi bien l’un que l’autre. Accompli ou compris, n’a pas rejeté la matière noire ni la blanche, la lumière noire ou la blanche.

Au cours de notre existence terrestre, nous sommes bel et bien pris dans le gris, tels des démons prisonniers de maux qui nous échappent, de maux que nous générons sans savoir toujours ce que nous faisons, de même que nous avons également du bien, et faisons bien. C’est mélangé. Nous ne pouvons pas éliminer l’un sans éliminer l’autre. De même nous ne pouvons pas faire du bien sans faire du mal, et vice versa. Sauf si nous savons exactement le mal que nous faisons. Or si nous le savions de façon exacte nous n’aurions plus besoin d’exister ici. Nous serions unis de façon absolue en nous-mêmes, et en pleine possession des deux énergies, si on peut dire. Ce n’est ce qui se passe, nous passons notre temps d’existence basculant de l’un à l’autre. Parfois en sachant, parfois en ignorant.

Savoir le mal, c’est le souffrir. Humainement c’est insupportable sans dimension d’ordre divin. Insupportable nous en mourons. Sans cependant savoir le bien.

Savoir le bien sans savoir le mal, c’est une ignorance, c’est un mal qui se croit dans un bien. Et qui ouvre toutes les possibilités des maux sur la terre.

Une fois qu’on a compris ceci, on perçoit ou saisit ce qu’est le bien « absolu », c’est Celui qui détient ou agit ou n’agit qu’en connaissance des deux. Tout en étant uni en lui-même. Bien entendu celui-ci n’est plus de ce monde, ce qui est assez facile à comprendre. On ne va tout de même pas dire que ce monde est parfait, ni même perfectible. Il est éphémère, temporel, comme une demeure provisoire, il ne serait pas du tout bon de s’y éterniser. Nous n’aurions aucun sens si notre existence devait de prolonger indéfiniment ici bas, de même s’il n’y avait rien au-delà de celle-ci.

Mais puisque nous y demeurons, en ayant une sorte d’unité, véritablement une unité existentielle, de notre naissance à notre mort, celle-ci à son rôle et sa fonction. Au sein de cette unité provisoire et relative, nous commençons à voir, ou non, l’unité plus vaste qui nous emporte. Sans nous dissoudre, sans nous perdre. Nous sommes comme du sucre qui se fond dans la tasse, et ne disparaît pas. Un sucre conscient qui se diffuse. Ou infuse ?

Dans un sens le mal est irréductible. Même pour les dieux il demeure une part négative dont ils ne sont pas acteurs, mais spectateurs non passifs, des maux du monde, ils ont leur part de souffrance, qui les pousse à toujours aller plus loin, même délivrés. Cette dualité est inhérente à l’unité ultime de toutes choses et êtres.

Nous d’ici, pouvons encore moins décréter la nullité du mal pour affirmer l’unité du bien en dernier recours ou espérance. Non, nous n‘avons d’autre choix que d’éprouver les deux en toute conscience, et évoluer vers le meilleur.

Ainsi le pire, le gris s’anéantit.

Est-ce explicite ?

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