Quiet

Ne vous inquiétez pas excessivement, mais juste ce qu’il faut pour ne pas dormir au moment où les fantômes surgissent afin d’en chasser les funestes présages.

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Le pire est sûr

Bien sûr de lui. Le pire n’a pas pour vocation à nous faire succomber sous ses coups, mais nous épargner précisément cela.

Dans Pire il y a une parenté avec Père, étant entendu comme Absent. Grand Sujet absent, face au moi, petit sujet présent et absent

Mais les deux Sujets tiennent à un fil, et l’un à l’autre.

Comment pourrions-nous envisager de sauver l’un sans sauver l’autre ?

l’Autre se sauve en sauvant celui qui est perdu. Ce ne peut être que le grand sujet, ou Dieu qui nous sauve, en quelque sorte. Et de ce fait là, le petit retrouve son dieu, s’il l’a perdu.

Voyez comme nombre de petits sont sans leurs dieux, c’est là le drame.

Néanmoins tout est fait pour que nous nous sauvions, contrairement aux apparences, et aux faits très négatifs.

« en même temps »

• « Agis seulement d’après la maxime grâce à laquelle tu peux vouloir en même temps qu’elle devienne une loi universelle. »
• « Agis de façon telle que tu traites l’humanité, aussi bien dans ta personne que dans toute autre, toujours en même temps comme fin, et jamais simplement comme moyen. »
• « L’idée de la volonté de tout être raisonnable conçue comme volonté instituant une législation universelle.  »
• « Agis selon les maximes d’un membre qui légifère universellement en vue d’un règne des fins simplement possible. »

En même temps a-t-on le temps ?

Ce mythe de l’ange révolté

Ce n’est pas un mythe au sens de pensée chimérique, d’imagination délirante, de propos erroné. C’est notre histoire, celle dont nous n’avons plus mémoire. Mais comme rien ne peut s’effacer elle ressort par tous les bouts possibles.
La révolte des anges ne se confond pas avec celle contre le prince de ce monde, qui serait la figure la plus appropriée pour décrire cet ange là, déchu, assoiffé de pouvoirs, jamais rassasié, prêt à tout pour dominer la matière et se tenir au sommet des puissances, sous tous les aspects de celles-ci, n’acceptant pas la banalité et l’ennui de l’humble condition.

Alors ces hommes et ces femmes dans cette volonté de sortir vers quelque chose de grand et de fort, de plaisirs intenses et de jouissances sans limite qui leur donnent cette impression de transcendance juste, ne veulent rien céder des positions qu’ils occupent, ni voir le mal qu’ils engendrent dans le monde, trouvant toujours une raison à ces maux, qui deviennent normaux à leurs yeux. Ainsi des guerres et des violences des États, des injustices criantes affectant les populations écrasées sous leurs jougs et qui doivent se taire, et obéir à leurs plans, se contenter de ce qu’on leur laisse et de leur misère, et de leur ignorance, de même que les croyances illusoires les tenant en esclavage.

Ces pouvoirs fabriquent des jeux dangereux, épuisent la terre pour ces choses là, et privent les hommes plus faibles du droit à la connaissance et aux lumières. Infantilisation des hommes. Soumission obligée. Celui qui se lève est très vite exclu.

La terre n’est pas leur bac à sable, à ces enfants rois qui occupent adultes les devants de la scène et contraignent les autres au silence, au sommeil, ou à ces formes d’abrutissement collectif.

Heureusement ce coma n’est pas général. Il reste des anges parmi nous qui réveillent.

Vous me direz, « Très bien, mais pour aller où, en fin du voyage ? »

Si nous devions nous contenter d’une existence de légume, sans élévation, sans sortie vers des niveaux plus hauts, ou des plongées conscientes vers des profondeurs, explorer, découvrir, nous émerveiller et pouvoir être créateur à notre tour, être extasié devant la sublimité du Mystère, et sans feu, que serait le sens de notre Être ? singulier et pluriel.

Citation

Comme si les guerres étaient des victoires pour pouvoir vivre. — Un œil pour deux

Croître en humanité et non en nombre, croître en sérénité et en simplicité plutôt qu’en quantité. Redescendre sur terre au lieu d’aller chercher le pouvoir dans des chimères. Cela suppose quelques petites choses, qui doivent être posées. La situation est globalement trop grave pour persister dans ces impasses économiques et écologiques, les deux étant liées.…

via Comme si les guerres étaient des victoires pour pouvoir vivre. — Un œil pour deux

 

Quel engin !

La terre est un engin assez spécial. Une nef remplie à raz bord dans un océan désert, indifférent et sans voix. Du moins c’est ce que croient leurs habitants, n’entendant pratiquement jamais la leur. Hantés par la peur de perdre leur vie, ils ne vivent plus. Succombant sous le poids de leurs richesses, ils appauvrissent autour d’eux, et pour résoudre cette misère, ils amassent de plus en plus d’objets et de moyens d’échanges, par toutes sortes de ruses et de violences. Ils n’imaginent pas de réduire le train et la vitesse de leur engins parcourant la terre, ni les conditions des malheureux qui sont soumis à ces rythmes infernaux de productions, d’extractions, de constructions qui rendent cette terre métallique et minérale, électrifiée et ionisée, informatisée et dirigée par ces systèmes logiques mis en place. Les humains n’étant plus dans ce jeu là qu’une sorte de cellule aléatoire qui doit obéir à l’engin. Rien de neuf, au fond, puisque de façon primitive, nous obéissions aux forces de la nature, qui était notre maîtresse. Désormais c’est l’empire technologique qui règne, comme une surnature. Et nous ne sommes plus qu’un élément épars et très aléatoire du système. Un atome de ce corps ayant sa propre détermination, fixée par l’intelligence collective savante compilée dans les bibliothèques monstrueuses, d’où s’extraient les décisions, et directions empruntées et imposées par calcul. Ces fameux calculs que seuls sont capables de produire les supers ordinateurs ordonnateurs afin de mettre en échec la mort.

Étrange mort si on l’observe. La vie, les êtres vivants étant toujours porteurs de notre mort si nous ne luttons pas. Mais ce rapport de force est très inégal du fait des déséquilibres engendrés par les puissances de ces empires, l’ensemble des hommes. Si bien que la vie fragile et petite est menacée dans l’homme.

C’est peu de dire que la cause  de ces déséquilibres est d’origine spirituelle. Nous manquerait-il Cet Esprit ? Ou bien manquerions-nous à celui-ci, notre corps ne pouvant suivre ou l’entendre, notre entendement se trouvant désemparé face ce qu’il nous indique, nous en refusons les signes en étant enfermés dans croyances et pensées, retenus par notre raison, et de ce fait les signes ne se présentent pas. Nous n’en faisons qu’à notre tête, par conséquent. Nous créons ainsi notre univers selon notre volonté et notre seule intelligence mêlée de désirs, de plaisirs et d’angoisses.

Nous sommes dans ces conditions incapables de stopper ou ralentir la course folle de l’engin allant à vive allure, où tous les événements se bousculent. L’horizon est sombre.

Certains se réfugient dans leurs prières ou images pieuses et positives des beautés, afin de ne pas succomber au désespoir. D’autres se révoltent et hurlent leur détresse, n’envisageant que ces prises de pouvoir pour résoudre leur pauvreté ou les ruines qui menacent. Les pouvoirs n’entrevoient que les guerres comme éradication des maux en éliminant les hommes, quand ce n’est pas la migration vers des exoplanètes, ou la transplantation d’organes autorisant la survie et l’immortalité dans certains corps de gens fortunés. Certains poussent à fond les moteurs des machines d’information pour que l’engin fonctionne avec encore plus de rapidité et d’efficacité pour ces artifices. Tout cela accroît sérieusement le déséquilibre de l’ensemble et la perte de vie naturelle.

En quelque sorte l’homme perd son dieu, le dieu avec lequel il est un. Et tout ce que cela signifie, tout ce que cette union a pour effet dans le domaine où nous évoluons. Sauf si bien entendu il renoue avec son dieu. Là, les mots sont conséquents.

L’esprit, en somme c’est sa voix. Il y a une certaine identité entre dieu et l’esprit, mais dieu est plus que cet esprit. L’important, ce qui compte, n’est pas tant dieu que la voix, et l’homme qui l’entend et agit en fonction de cette voix.

Partant de ces données là, c’est nous qui nous retrouvons. Nous retrouvons notre vie dans toutes les autres. Au lieu d’empoisonner la terre et de tuer la vie pour espérer survivre.

La question reste posée : voulons-nous vivre ? Cela suppose de renverser cette idée de la mort.

 

Voyez, le féminin, le masculin

Voyez si vous pouvez, combien c’est là le lieu où tout se joue. Là où tout nous manque, ou tout se fonde.

Dans les déséquilibres, les perversions, les transgressions et les frustrations, les interdits absurdes et obligations idiotes rendant le monde méchant, les conditionnements sans fondement qui aliènent les gens à des chaînes de désirs et d’objets. Dans tout cela, il n’y a pas de solution clef en main, de prêt à penser et agir, il n’y a dans ce contexte que des palliatifs apportant d’autres problèmes encore plus compliqués.

Un mélange dans les consciences faisant des hommes de simples rouages d’une machine affreuse et mortelle.

L’idée monarchique, ou pour en finir avec le règne de l’arbitraire, absurde.

En vérité l’homme est Roi.
Un roi ne règne pas sans Reine.
Il ne règne pas selon sa volonté.
Il ne décide pas, il éclaire.
Son seul pouvoir est de voir.
Il a reçu, parce qu’il a su et pu voir.
Par ce qu’il donne à voir, il délivre.
Il ne prend pas la vie des hommes.
Ce ne sont pas des outils entre ses mains ni ceux de sa reine.
De sa position de Voyant, il ne tire aucun avantage matériel, ni domination spirituelle.
Il n’est l’esclave de personne.
Son Royaume n’est effectivement pas de ce monde.
Il n’est pas un Modèle pour les autres hommes.
Il est uniquement le signe que les hommes puissent trouver leur ouverture propre, voir par eux-mêmes et devenir aussi Rois.
Dans ces conditions les hommes forment une Assemblée vivante.
Les problèmes matériels peuvent commencer à s’alléger.
Ce qui règne parmi les hommes n’est pas une entité arbitraire et abstraite, c’est une lumière concrète qui traverse l’humanité, un souffle qui l’inspire. Au lieu de succomber sous le poids d’intérêts particuliers d’égoïsmes stupides.
S’il demeure une rivalité c’est au niveau verbal, des formulations, définitions, mais ne donne lieu à aucune hostilité, ni guerre s’il n’y a aucune transgression dans ces lieux négatifs de l’existence, dans ces tentations du Mal.

Il y aura toujours du Mal
mais celui-ci n’aura plus de prise
Si la Lumière est faite.
Et Fête.

De tout ceci il en résulte une politique effective, une sorte d’intendance intelligente, d’organisation sociale, de choix sociétaux, alimentaires, utilitaires, d’économie, de travaux qui se répartissent, de soins des hommes et des bêtes, des espaces dans lesquels nous nous vivons.
Rien n’est possible si le Tissu humain est dispersé, et cloisonné.
Rien non plus s’il y a déséquilibre des fortunes et des infortunes.
Cela ne saurait que susciter de ressentiments d’un côté et des haines de l’autre.

Ce n’est pas l’Amour des autres qui est le moyen premier, c’est bien cet Amour de la Lumière (laquelle, mon dieu ?) hors de nous, qui autorise l’amour entre les hommes.

Roi & Reine, dans le sens où la Lumière avant d’arriver au Roi passe par la Reine.

Toute une sagesse concernant la Royauté du couple, qui est à développer, relatif à l’idée d’union.

De même que nous ne sommes pas un amas cellulaire, que nous ne sommes pas exclusivement un corps, nous ne sommes pas les cellules d’un corps social. Nous ne saurions dire non plus ce que nous sommes.

L’idée du Fils revêt une importance insoupçonnée, de même celle de l’Épouse. Idée, ou Lumière qui ont toujours été mises au ban du monde.

Malgré les mots, ou à cause d’eux ?