Quelques mots et autres bidouillages

Le monde est mauvais, disons gouverné par quelque chose de mauvais. Le monde ne se confond pas avec les gens, les groupes, les ensembles petits ou grands. On peut le ranger sous le terme de Mal. Ce qui touche tout le monde. Le monde, ce n’est pas tout le monde. Le monde est plus sous l’emprise des lois mafieuses, secrètes, muettes, cachant ses armes et stratégies guerrières, ses projets de domination et de possession, en trompant, fabricant du mensonge, bref, quelque chose de très obscur, de très noir dans l’âme. Mais le Monde n’est pas tout. Il y a tous ceux aussi qui n’aspirent pas à cette emprise des forces négatives, et s’en remettent à des pensées et volontés bonnes et douces, sans arrières pensées sournoises. Sans cela, rien n’aurait survécu jusqu’ici .

Il est évident que ceux qui inspirèrent le Bien durent souffrir beaucoup et payer de leur vie pour que celui-ci vive. Cela ne vint pas par hasard. Les hommes, accablés par tant de maux, firent appel à ce qui est plus grand que le Monde pour porte de secours, et pour espérance. Pour tenir également le certitude que leurs peines ne sont pas vaines, et que la tombe n’est pas la seule réponse silencieuse.

On ne peut jamais vraiment expliquer les phénomènes qui se déroulent, les rapports des forces en jeu qui animent ce monde. Tout s’emmêle, et se noue dans les profondeurs obscure des mémoires, des désirs, des appétits et des vengeances, des soifs qui nous habitent et que nous essayons d’étancher.

L’Amour peut-il être impur ? Je ne crois pas. Il n’est jamais impur mais nous le prenons mal. Ce qui fait que dans le monde le mal est dominant. Et que nous ne comprenons rien aux événements qui s’y déroulent.

Pris dans ces jeux troubles de nos désirs, nous succombons au  lieu de transfigurer le Désir, force motrice, en Pure lumière. Bien entendu, c’est sacrément plus compliqué que cette tentative de description lacunaire . Plus entortillé en réalité dans ce sac de nœuds existentiel.

Mais voyez, les corps ne sont pas des sacs de viande, ou d’organes avec lesquels on peut jouer impunément, et bidouiller à loisir ou par curiosité, pour accroître nos sciences et forcer la vie à se maintenir hors des lois divines. Tout simplement parce que cette science est sans âme, donc sans réelle Conscience.
Le monde est mal dans son inconscience.

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Des petits trous tout noir ?

Méfiez vous uniquement des trous noirs qui se baladent incognito.

Le trou noir c’est un trou du cul ou une bouche ? demandez à la baleine.

Trou noir
Espoir

Pourquoi les trous noirs surgissent-ils toujours dans notre dos ? C’est vraiment très étrange. Certes, si nous le vivons de face, c’est un miroir atroce, à proprement dit insupportable sauf si vous lui lancez de l’eau, mais fermement, très.

Très noirs.

légiférer & exécuter

Tout est Mystère. Tout est Jeu. Hasard ou Dieu.

Nous, ce qui décide de nos vies, nous le livrons parfois au hasard, parfois nous ne laissons rien au hasard, précisément, sachant très bien que la mort nous emportera.

Il n’y aucune loi qui pourra lutter contre celle-là. Mais nous pourrions sans doute nous donner des lois qui nous autorisent à vivre, en toute justice.

Le législateur se doit d’être sage. Ce qui n’est pas le cas dans ce monde gangrené par l’argent, par la possession, et les abus, par ces sentiments de puissance, guidé par les désirs et des passions incontrôlées, des forces secrètes qui surgissent d’on ne sait où.

Ignorant la vie dans ses replis intimes, ne sachant que compter, calculer, s’appuyant sur des lois nées du pire des arbitraires du moment, du caprice des puissants, du plaisir des dominants, tout tend à la dégradation, à la perdition collective, et l’effusion de sang.

L’humanité mal dirigée, c’est à dire mal renseignée sur  cette dimension du Mystère, qui ne peut être que sublime merveille et grande Lumière éclairant les jours des hommes et des dieux, perd la notion du Jeu.

Il en résulte des pouvoirs exécutifs d’une violence inouïe.  Un cortège de corps fantomatique qu’on soigne à coup de greffes compliquées, de naissances artificielles, de jeunesses livrées aux drogues, et à tous les stupéfiants visibles sur écrans, éloignées des lieux de la nature.

Voyez, la nature, rares sont ceux qui savent la lire et sont récepteurs sensibles des voix qui la parcourent comme un émetteur d’une pensée profonde. Mais comment cela serait possible dans un bruit et des ondes qui brouillent toute réception ?

Les artefacts ne peuvent pas compenser la perte.  Les formes qui découlent de ces non-choix, engendrent des monstruosités à l’échelle industrielle, et des acculturations radicales. Des scissions populaires.

Dans ces conditions, ce sont tous les états qui sont dans la tourmente. État, Nation, Peuple, Communauté, s’effritent et se crispent sur leurs mots. Au lieu d’en chercher le Sens Commun.

la pauvreté

De quoi sommes-nous pauvres ?

Non pas de quelle faute, dont nous n’aurions pas connaissance, mais de quelle obstination qui nous maintient dans cet état ?

Pourtant, la vie si riche, si extraordinaire, et nous passerions à côté sans la voir, sans la reconnaître.

j’veux du soleil

Où l’on voit nombre d’innocents trahis et volés, exploités, tombés dans une misère noire, obéissant à ce monde rempli d’hypocrisie, et dont les objectifs sont troubles.

Tout ceci n’a pu se faire que sur la faiblesse des gens, sur leurs désunions, leur acceptation de leur condition qui se transmet de génération en génération. Par manque d’informations précises sur les moyens d’en sortir et vivre dignement, par méconnaissance à la fois d’eux-mêmes et du monde dans lequel nous vivons.

Ce sont sur nos défauts que prospèrent les plus mauvais. Comme ces profiteurs de guerre ont toujours su profiter des failles. Comme des gens ont toujours également favorisé les situations chaotiques pour profiter de ces désordres.

Apporter une réponse au monde, comme un remède miracle, sans connaître le monde, et les problèmes qui l’accablent ? Seuls les gens ont par eux-mêmes la solution à leurs maux, dans la proximité et les liens, les échanges qui les font vivre, les désunions qui les font mourir et ne leur laissent pratiquement aucune chance.

Mais la solidarité ne suffit pas, si c’est pour soumettre un autre groupe humain. Nous avons l’exemple des algonquins qui furent anéantis. Et cette société est un naufrage. passerions-nous par là, aussi ?

La Culture a besoin de Nature sans perdre le fil. La nature contient du soleil.

 

En guise de clin d’œil

Tout le visible que nous croyons voir est déjà englouti sous la montagne des moments invisibles. Inversement le visible n’est que cette pointe surgissant de l’éternité, à peine une étincelle, donnée par chance sous la plume des poètes, des êtres touchés par ses flèches.

et de remerciement.

« Nous voulons retourner dans l’ancienne demeure
Où nos pères ont vécu sous l’aile d’un archange,
Nous voulons retrouver cette morale étrange
Qui sanctifiait la vie jusqu’à la dernière heure. »

Michel Houellebecq, La poursuite du bonheur

Où allons-nous ?

Le nous existe-t-il , d’abord ? Mettons.

Un nous mal informé dans ce cas. Ayant quelque peu perdu ses racines et sa culture, embarqué sans qu’il sache en des lieux qui ne lui laissent guère de choix. Ne maîtrisant rien, mais devant subir les lois marchandes et lois du travail.

Qui sait fabriquer une sarbacane ? ou pêcher à la lance un poisson ? poser un collet ? allumer un feu avec des moyens simples ?  Nous nous sommes éloignés de la vie naturelle et avons perdu cette relation, pour nous être livrés à des processus très compliqués, des fonctionnements de machines plus puissantes, sur lesquelles nous n’avons aucun pouvoir.

Prenez votre ordinateur, nul ne sait le fonctionnement du début à la fin, du soft au hard, on est dépassé par la machine. Nos sociétés sont encore plus compliquées qu’un ordinateur.

Alors pensez bien qu’un chef quelconque n’est chef de rien du tout. Il nous mène en bateau, accompagné (quel mot à la mode) par toute une troupe aussi ignorante des destinations.

Ce qui gouverne ce sont les processus de la machine. Le carburant de cette engin n’est pas non plus le facteur déterminant, l’argent n’explique pas tout, ne résout rien. Croyant que l’argent va nous apporter des solutions, nous accroissons nos dettes, pour que la machine de guerre puisse encore fonctionner, et des gens y subsister.

Des hommes aimant les arbres veulent attribuer un droit à l’arbre. Pourquoi pas ? Au moins, les arbres ne seraient pas abattus sans autres formes de procès, selon le caprice ou l’appétit de quelques uns, et au détriment de tous les autres. Nous pourrions envisager l’idée que nous sommes tous propriétaires des biens de la Nature, de l’eau, du Soleil.

Avons-nous la moindre idée de ce qu’est un arbre ? Est-ce le bûcheron qui va nous l’indiquer, ou le menuisier, ou l’ingénieur des eaux et forêts, qui voit les arbres comme des alignées de mètres cubes et des taux de rendement à l’hectare ?

L’arbre est plus grand que notre idée. Il abrite mille insectes et oiseaux, des champignons, de l’eau et rend l’air pur, tempère le chaud et le froid, stoppe les vents.

Symbole d’un axe du monde, il pourrait relever du sacré, et retrouver des droits. Bien entendu, il ne s’agit pas non plus de sacraliser les arbres, et de ne plus pouvoir se chauffer à son bois.

Par conséquent nous n’irions pas en faire une religion.

Les hommes pauvres, privés de droit, paient de leur sang le droit de vivre, exactement comme les arbres paient de leur bois. Le processus global est prédateur, il nous conduit inexorablement vers où ?

C’est ce lieu qu’il convient de chercher.

 

La faute à qui

C’est bête, hein ? De devoir se limiter. Et investir dans des lieux où l’or n’a pas de prix, comme les pommes du jardin des Hespérides, rapportées à la place du Maître. Cela pour croître en vérité et non comme des grenouilles vaines dans un amas de déchets, et de désespoirs murés.

Dans toutes ces manœuvres des instances économiques, et pouvoirs politiques, ces tentatives de récupérations des revendications et autres moment s de révolte,  l’on voit bien que le but n’est pas si bon que ça, mais vise exclusivement à ne pas perdre la tête dans cette course folle à la puissance faisant croire à son ingénuité et son génie savant, et la dette enfle, pesant sur la multitude écrasée, comme si c’était elle la coupable.

Pendant ce temps la détérioration des milieux se poursuit. De même que les tissus de société.

Tout se passe comme lorsque les hommes perdent une tradition, ou que celle ci ne s’est pas effectuée. Nous ne savons plus ce qui nous provient des passés les plus reculés. Alors qu’il est permis de croire que les anciens, par exemple, ne posaient pas leurs menhirs n’importe où, ou pour passer le temps, de même ceux qui se sont acharnés à construire les langues grecques ou avestiques, ces bâtisseurs d’orthographe comme ceux de Port-Royal obéissaient à une Raison. 

Bien, mais notre époque aussi semble avoir ses raisons, ses desseins. ses visées.

Seraient elles destructrices croyant qu’elle vont sauver la vie alors que tout tend à la destruction ? Ou pire, à maintenir les hommes dans une servitude effroyable, sans possibilité d’en sortir.

Cela touche à la question de la foi, et des fondements de la foi, de sa pureté, des Messages. Question fort délicate.

Note sur le pouvoir

L’intelligence sert à quoi ? sert qui ? Elle est diabolique s’il lui manque quelque chose….

Le pouvoir, tout ça pourquoi ? Pouvoir des mots ? Même pas, les textes sont sans pouvoir. Le seul pouvoir des mots serait celui de révéler le pouvoir défunt, oublié, des morts, de notre mort, de notre esprit immortel.
Si l’intelligence exerce son pouvoir, sa volonté sur la bête, celle-ci ne pourra survivre à son traitement. C’est toujours ainsi que se passent les choses, et que ce monde est mauvais par ceux qui sont intelligents, mais ne prennent pas soin de la vie, de l’animalité, du vivant, mais déploient toute leur énergie à dominer, au lieu d’éclairer. L’intelligence subjugue les hommes, au lieu d’apporter l’intelligence naturelle des choses, c’est à dire la lumière que les êtres contiennent.

Dans ces conditions là, le monde se révolte contre ses dominants qui par ces ruses arrivent toujours à écraser les faibles par leur force.  Jusqu’à quel point de non retour, ou point critique ?

Le pouvoir est toujours à droite, centralisé en quelques mains plus pernicieuses. C’est affreux comme résultat. Songez au sort des animaux dans leurs cages, et à celui des prisonniers qui souffrent dans les prisons du monde entier, les tortures, les expérimentations sur les hommes et sur les bêtes.

Quel crime les humbles ont-ils commis ? J’ai du mal à croire que ce soit la volonté des dieux d’infliger ces souffrances. Comme si ces souffrances allaient racheter les âmes. Non, c’est plutôt cette carence, ce manque de quelque chose qui génère ces maux et l’impute aux innocents. On peut y lire le signe d’une profonde malédiction pour ceux qui se livrent à ce diabolisme. Il ne leur sera pas pardonné.

Simple à comprendre : s’ils font le mur entre les hommes et Dieu, ils privent Dieu des hommes et les hommes de leur dieu.

C’est pourquoi l’intelligence l’obéissance à son dieu, à sa conscience s’impose, même pour ceux qui sont intelligents.

 

Rév

La révolte est un réveil qui doit mener au sacré, celui-ci se conserve en secret en attendant son heure. Partant de là, le visage des hommes se révèle sous leurs masques, le bon pour le bon, le mauvais tel qu’il est.
À la fin les maux tombent en poussière.