le Nous

Pourquoi au sein d’un Nous Un il y a des membres qui souffrent plus que d’autres ? maux rejetés sur autrui, charges que nous attribuons à d’autres et dont nous nous délestons ?

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In oui

Ce qui est impressionnant c’est de réaliser la beauté qui se lit sur certains visages et en sens inverse, la laideur et les maux qui accablent le monde. Il y a quelque chose qui nous parait irréconciliable dans cette rupture. Comme un gouffre douloureux, un baume qui nous manque. Une envie de rejeter la noirceur dans ses œuvres sinistres et crimes inexpiables.

Est-il pensable que cette laideur aussi nous appartienne ? Qu’elle nous incombe et nous serve de leçon ? je crois que oui, si nous nous penchons de façon juste sur les replis secrets enfouis des passés, sur l’oubli et les ombres, sur l’impur qui nous fit tomber, et faire mal. Nous ne sommes plus ces anges adorables, mais nous pouvons nous délivrer.

À quoi devons-nous dire non ?

intelligible

L’intelligence d’un ensemble n’est pas une addition des intelligences individuelles mais une multiplication, du fait du nombre de liens et combinaisons possibles qui est exponentiel. l’intelligence ne naît pas d’un cerveau mais des échanges qui se forment par la clarté des mots.

Sinon, nous ne comprenons rien.

J’avais remarqué ce fait étrange en discutant avec un ami, que plus nous parlions clairement, plus nous recevions de lumières, et qu’elle nous inspirait d’autres mots et idées justes.

Autrement dit, celui qui monopolise la parole, bloque les possibilités de compréhension et d’action, se croyant investi d’une mission surhumaine, il fait le jeu des enfers, qui exprime des souffrances, des malheurs, et autres blessures infligées.

On pourrait dire que le monde déraille complètement depuis le temps où il n’a misé que sur ces échanges de marchandises qui sont sources de profits, mais a totalement fait l’impasse sur les autres dimensions des biens échangés ne donnant pas lieu à des profits.mais nous délivre.

Révélateur

Vous croyez qu’on peut faire connaissance en allant puiser dans l’atome ? depuis le temps que les marchés nous abusent, que nous nous nourrissons d’illusions, de chimères, et nous méprenons sur l’Amour, dans une inversion de sens et de nature. Cela fausse tout et nous emporte.

Combien de mots coulent pour en noyer le sens ? Camper sur ses positions et ne pouvoir vendre sa camelote avariée ? Ce qui fait des hommes de pauvres pantins vides et maudits dans ces remous de boue.

Le fonctionnement du monde révèle sa cécité et sa mort, dans la souffrance et le peu de bonheur, comme si nous étions tombés et que nous n’arrivions pas à nous délivrer. Il y a tellement de suicides, de crimes et de gens en prison, de folies qui président à nos actes, trop d’inconscience ou de méconnaissance  des forces et des présences qui animent la vie.

De telle sorte que les mots ont perdu leur sel ou que les arts ne sont plus que décoratifs, au lieu d’être des explications claires des mystères, nous révélant le sens caché des choses.

Si bien sûr il existe encore des arts, c’est à dire des formes qui tendent au Sacré et nous guident. Disons, ceux qui ont cette chance. Mais si peu…

Réinventer la vie

Oh, rien, pas grand chose, retrouver les sources, le vent, ou la flamme, le pain, non pas pour se vautrer dans l’imbécillité des possessions, mais afin que nous nous sentions pleinement vivre,  aimants, délivrés des angoisses et des tourments, du plomb qui nous barre le chemin. Seul moyen pour endiguer cette mort qui nous colle à la peau et nous flétrit. Nos yeux alors dessillés, nous ne ferions plus de mal, nous n’ôterions plus la vue aux malheureux.

Question d’éternité

Si nous ne sommes que le fruit d’une organisation de plus en plus complexe de la matière, c’est à dire si notre conscience ne résulte que de cela, il semble bien évident et logique qu’une fois retombée en poussière notre conscience se dissout dans l’insignifiance la plus pure, nous serions comme une vague, l’impression qu’une forme émerge à peine dans le flux incessant des océans, allant fatalement s’échouer sur le sable. Ceci, peu réjouissant, ne donne guère envie de vivre. Certains dans ces conditions n’aspirent qu’à être une vague plus grosse que les autres et laisser des marques plus imposantes.

Quelque chose dans toute cette lecture de nos archéologies, histoires, de nos chemins parcourus, des évolutions, nous laisse un sentiment atroce de vide existentiel, que le monde cherche à remplir avec des leurres divers, de la puissance, des constructions qui traversent les millénaires, des objets envoyés dans le vide intersidéral, comme pour crier à d’autres que nous existons bien ici, oubliés de la totalité.

Que tout ça est pitoyable, au fond. Impliquant des actes sinistres. Comme si nous avions perdu quelque chose de fondamental et a fortiori nous-mêmes dans ce bal tragique.

Oublieux des enseignements des maîtres, nous aggravons notre chute. Ne prenant comme moteur que cette progression de la technique, de cette matérialité des choses, qui peuvent dès lors se substituer à notre chose, notre corps n’étant pas nécessaire, n’ayant aucune nécessité autre que de servir la progression des systèmes et des choses.

Si on prend le temps de réfléchir deux secondes à ce que nous sommes et sommes censés faire ici bas, cela se résume en de toutes petites choses, mais qui devraient être bien comprises.

Pour passer.

Si nous passons, nous devons nous retrouver. Le ciel n’est plus vide. Comme dit Rimbaud,  » elle est retrouvée, l’éternité » .

Étonné par ce fait fantastique des temps anciens quand les hommes disposaient de toute la terre à explorer, devant lutter pour trouver leur nourriture, affronter les éléments climatiques, effrayés par la puissance des volcans et du tonnerre, par la nuit et ses cris de fauve, par des montagnes imposantes, la mer impossible à apprivoiser, les froids qui les pétrifiaient, les chaleurs qui les faisaient fondre, et puis la naissance des bébés qui sortent miraculeusement du ventre des femmes. Il est pensable également que nous avions une toute autre conscience que la notre en l’état, du fait des perceptions totalement différentes des réalités. Et par conséquent les premiers hommes n’avaient comme ressources que de chercher en eux-mêmes leur origines, ce qui nous autorise à croire qu’ils conçurent de si beaux mythes, loin d’être idiots. L’éternité est également dans le passé.

C’est pour ça que…

Résoudre un problème sans se poser les questions fondamentales ?

Nous sommes comme des bricoleurs devant une machine compliquée inventée par des ingénieurs ayant rendu le système hermétique, et irréparable. C’est insoluble par nos seules connaissances. Comme si nous voulions lire un disque dur avec nos seuls yeux. Mais la machine dans laquelle nous sommes plongés, cet appareil technique, social, économique, etc, relevant des conditions ne sont pas Tout. Aurions-nous oublié en quoi nous consistons, et ce que nous aurions à accomplir ici bas ?

Rien que de dire le bas implique forcément un haut. Mais nous nous tenons ici, et ne songeons que très rarement aux autres dimensions extérieures, passées, futures ou parallèles, desquelles nous procédons, et qui peuvent nous ouvrir des voies, à condition de s’y ouvrir et de s’y pencher.

Tout cela, relève d’un ensemble de questions que nous ne nous poserions plus, pensant les avoir résolues, ou croyant qu’elles resteront à jamais sans réponse. Mais pourtant il y a toujours quelque chose qui nous interpelle dans les événements du monde et suscitent une foule de questions. mais qui relèvent des effets et non des causes et des fins.

Nous sommes en quelque sorte prisonnier de la terre et là, il s’avère que ce mot n’est qu’une représentation, et non pas son réel, dans le sens où nous ignorons les intentions secrètes contenues dans  la Terre, dans cet Esprit qui a ouvert et donné Vie et ordonné la Vie.

Sommes-nous bien vivant ou des morts en sursis ? je demande cela parce qu’il y a une relation étroite entre la vie terrienne et la notre, comme si nous étions indissociables.

Et puis que signifie être vivant, si nous ne trouvons pas ce monde vivant et empreint de beauté et de vérités ? Si ne se présentent à nous que des formes sombres nous désespérant, nous ennuyant de jour en jour dans nos moindres actes, dans nos relations, si tout est faussé et menteur ?

Dans ces conditions là, il ne resterait que le triomphe des violences, tout serait livré aux forces assassines. Comme un échec de l’Homme.

Voyez ce que cet échec implique à d’autres échelles si l’on songe que nous participons de cette totalité. Inclusion ou exclusion.

Comme quoi la vérité ne peut pas tenir uniquement sous cet angle Physique ni par la seule Science née des questions de Temporalité, contemporanéité, modernité, animalité, machination, etc.

Nature demeure la question. Tout comme Naissance. D’où sommes nous ?

 

Lassitude

C’est lassant cette ignorance volontaire. doublée de mauvaise foi , d’hypocrisie qui imbibe le monde comme s’il était bourré, tout ça dans un grand vide, une béance, et un grand plongeon final qui nous laisse muet

Et puis, il semble qu’au fond, les hommes ne veulent pas vraiment savoir mais ne rechignent jamais à garder leur pouvoir minuscule, leur petit confort intellectuel. La vérité, forcement est pesante, intransigeante, et peut nous effrayer, alors on se berce d’illusions et de rêves.

Avant de s’interroger sur dieu, il vaudrait mieux s’interroger sur ce que nous sommes et en tirer du sens, voir en quoi le mot est porteur de sens, au lieu du néant. et face à notre propre abîme, nous aurions droit à une sorte d’espérance, et de consolation, dans ce monde troublé.

Encore faut -il s’interroger et ne pas faire semblant