Je continu(e)

Voilà l’homme, ayant une soif infinie de connaître et de pouvoirs, voulant maîtriser de façon absolue son corps et son esprit, il s’investit alors dans tous les domaines  à sa portée, de telle sorte qu’au bout il devient un véritable démiurge faustien, ayant des pouvoirs étendus, comme s’il était dieu. Pourquoi ne serait-il pas dieu ? Difficile d’être dieu tout seul, c’est forcément un pluriel. Bon, une fois maîtrisé ces corps, voilà nos hommes-dieux comme un super robot, traversant les univers, cellules et soleils. Voilà les dieux connectés à la science absolue grâce à l’exploration systémique des logiques et circuits. Bref, voilà les hommes rendus comme des dieux.

Mais que vont-ils faire ensuite ? En réalité cela ne marchera pas comme ça. Nous ne saurions devenir dieu par simple acquisition de savoir. Nous serions face à un vide encore plus immense et saisi de vertige. Sans possibilité de le remplir parce que nous aurions perdu le bas, le modeste, l’humble existence, et même nos morts. Notre passé vivant serait effacé au profit d’une science sans âme. Le passé vivant, je veux dire la mémoire. et en même temps que se présente celle du passé se présente celle qui arrive. Donc, cette lumière du futur qui nous appelle et nous inspire.

Les dieux, aussi éprouvent cela, dans le sens où les hommes sont leur futur. Forcément et adorables enfants à naître et enfants qui grandissent sous nos yeux. Qui sont notre avenir.

 

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Qui dira l’histoire du temps présent ?

Ça veut dire quoi, cette proposition ? Cela ne voudrait-il pas dire : « qui donnera du sens au présent ?  » Le sens ne coule pas de source, enfin… si, il coule de source mais on n’en perçoit pas le sens.  L’argent n’est pas le seul motif. C’est un outil, dont les puissants se servent largement dans les caisses, pour faire tourner leur boutique, et alimenter leurs recherches. La question de l’énergie est d’importance. C’est ce qui fait tourner tous les moteurs, usines, autos, serveurs, et même maintenant pour endiguer les perturbations climatiques, les champs de vignes sont jalonnés d’éoliennes pour chauffer l’atmosphère. Tant qu’on a de l’énergie, on peut tout se permettre. Pétrole, nucléaire, gaz, vent, etc.

Bon, la machine turbine. Et ensuite ? Il faut faire entrer des produits dans des tuyaux et des bouches pour les avaler. Mais pas n’importe comment, ni n’importe quoi, il faut que ça serve.

Je n’ai pas l’intuition ni d’image pour aller plus loin dans la réflexion. Juste l’idée tout à fait triviale qu’il s’agit en fait de servir, de servitude, d’obéir à un plan mondial, au sens de mondain, d’humain trop humain. Faire voler des millions avions, construire des super paquebots, et tours plus hautes que l’Everest, pour le prestige des architectes, et des inventeurs de courants d’air.

N’empêche que notre situation sur terre est précaire. Qu’il faut beaucoup de neuroleptiques pour supporter les angoisses et l’insomnie. Que nombres d’hommes sont hantés par leurs désirs et d’autres dingues succombent et commettent des atrocités. En quelque sorte, il y a de la folie dans l’air.

Et un immense vide. ceci ne peut en aucun cas être bon si nous ne trouvons ce qui compense, ce sentiment de plénitude ou de bonheur non factice, que le monde ne peut rendre. En somme il nous manque cette échappée et ce lien extra-terrestre : le plan des transcendances.

Et nombre de leurres qui nous égarent. D’où ma question où est le prophétique, et l’inspiration ?

Bonne journée.

L’Histoire d’ échec

L’Histoire telle que nous l’apprenons au lycée est assez plate. Il faut sans doute passer par là. C’est tellement général qu’il est difficile d’y distinguer du sens, c’est plutôt fumeux, ces alignées de dates et de guerres, de noms des rois et de ministres, ces mouvements de troupes; On aborde l’histoire sous l’angle des guerres , défaites et victoires, comme si c’était sensé. Derrière toutes ces histoires, il y a des milliers d’hommes et de femmes, porteurs de leurs problèmes, de leur intelligence, et besoins, de leur volonté de justice, ou leur indignité, les calculs déments qui les animent, et tout cela orchestré par des monarchies et leur cour. Il y a toujours une élite qui agit, et non pas un roi tout seul. Ces élites sont en lutte sévère entre elles, et s’associèrent ou se faisaient la guerre mais toujours en vue de points bien précis, selon des plans et calculs, toute une stratégie dont les manuels d’histoire ne parlent pas parce que ce n’est pas vraiment glorieux. C’est comme dans une cour de récréation, des sales gosses qui passent leur temps à se piquer les jouets et se donner des coups de poings ou se venger.

Les rois sont en fait des enfants gâtés qui ne comprennent pas que les peuples ne veulent pas tout leur céder, et n’être que des objets entre leur mains. Évidemment, c’est légèrement plus compliqué que ça. Les ignorances sont tellement fortes, que la science est puissante, pour répondre à tout ce qui mine la vie, et endiguer le flot mortel. En vain, plus ou moins.

Depuis le temps que la philosophie existe, la science , la rationalité, a toujours voulu saisir les éléments de l’existence. Le savoir est un levier formidable des pouvoir. C’est tout bête.

Je note quand même que tout échoue toujours. Je dis ça, pas tout à fait convaincu. Mais tout de même, les manipulations des savants sont assez dangereuses. Manipulations des masses, des gênes, des atomes, des finances, des climats maintenant, et des informations. c’est dangereux, parce qu’au fond la science a un projet de domination et de puissance terriblement maligne. Les états les présidents sont au parfum, de tous ces plans , et investissent dans ces directions là, sans tenir compte des volonté populaires, et leur aspirations à vivre paisiblement au bord des rivières.

Ils sont graves, les puissants. Gravement atteints par quelque chose…

On dit cartésien ?

« je connus de là que j’étais une substance dont toute l’essence ou la nature n’est que de penser, et qui, pour être, n’a besoin d’aucun lieu, ni ne dépend d’aucune chose matérielle.’ Descartes

Vous trouvez ça rationnel ?

Je m’imagine assez mal hors d’un corps, sans corps, ou dans un corps inapproprié. Habitant d’une machine, comme certains auteurs de bd l’on représenté. Non tout de même, il y a une adéquation entre le corps et l’esprit. La forme ? je ne sais pas. Pourrions- nous être ce que nous sommes si on nous ôtait tous nos organes et les remplaçait par des prothèses ? On pourrait sans doute subsister, respirer, boire, déféquer, nous serions des corps machine mais serions-nous ce que nous sommes ?
C’est à dire issu de… Et allant à …
En quelque sorte où serait notre humanité, qui dépend des liens, des autres êtres, et de l’universel ? Existant dans un corps indifférent, un corps quelconque, nous ne serions rien.

Cela revient à dire que la vie du corps est précieuse pour la vie de l’âme, pour que nous nous connaissions. Nous ne sommes pas des machines.

 

L’existence

L’existence est impressionnante. Tout est parcouru de forces, de courants. Nous sommes comme des fétus de paille sur les vagues de l’océan. Serions-nous dans une errance sans fin, sans jamais pouvoir nous trouver face à nous-mêmes, face à ce que nous sommes en vérité ? Serions-nous à jamais inconsistants, des simulacres d’êtres, des masques, des fantômes qui s’évanouissent et disparaissent, des feux follets sur des marais, en quelque sorte pas grand chose.

Mais ce n’est pas ainsi, il y a derrière chaque masque, et chaque acte, toujours quelque chose nous interpellant, nous appelant à réagir et à comprendre, à pénétrer le sens profond des choses. Et leurs causes. Si nous sommes dans ce monde, chaotique en apparence, c’est pour une finalité bien précise. Tout est fait pour que nous nous réalisions, dans cette jungle offerte. Ce n’est pas par hasard que le remède existe à côté du mal, ni que le mal existe. Le mal est inhérent aux forces universelles, sans être mal en soi. La question serait de ne pas sombrer dans ce puits sans fond, parce que là nous perdrions tout.

Est-ce que l’intelligence qui parcourt la terre actuellement se préoccupe de sauver les êtres ou de sauver les meubles ? Sauver les marchands d’armes, les usines et labos, les systèmes informatiques, et centrales nucléaires, les idéologies et croyances qui tiennent les peuples respectivement comme des chiens de faïence ? Quel bal incroyable tout de même.

J’avoue, je n’aimerais pas être un extra-terrestre et voir ça, cela m’effraierait. Ça, je veux dire dans sa totalité et vérité vertigineuse. Nous avons besoin de cadre dans lequel nous pouvons évoluer. Ce qui est lamentable et mauvais à notre époque c’est cette rupture avec la nature. La science a littéralement dévoyé l’idée de nature. Elle a fait accepté cette idée que toutes les créatures artificielles produites sont de la nature.

C’est en quelque sorte se poser au-dessus de dieu ou même éliminer dieu, quelque être qui nous précède. Comme orgueil on ne fait pas mieux. C’est pourquoi le monde chute sans cesse. Alors que nous savons que les anciens, les peuples simples, dits primitifs savaient autant sinon mieux que nous de quoi leur vie se composent. Ils vivaient en osmose avec les forces de la nature, serpents, plantes contenants tous les poisons, et donc les remèdes, ils connaissaient le jeu des masques, et le théâtre, leur place et le drame qui s’y joue.

Perdre cela, cela a aussi du sens. Disons aux oppresseurs inconscients, ne poussez pas trop loin le bouchon des oppressions. Même si l’ homme est un sale bouc, il convient aussi de penser qu’il peut être émissaire.

Donc qu’il y eut du messianisme et que ceci n’est pas pour en tirer de l’or, mais faire surgir les lumières que le monde contient.
Nous ne pouvons pas être condamnés à mort dans ce trou de terre.

Remarque ceci

La connaissance est inépuisable. Je ne sais s’il s’agit de connaissance ou de savoir. Peu importe. Nous sommes tombés sur terre dans ce milieu à la fois hostile, et accueillant. Nous sommes fragiles et minuscules, souffrants de mille maux, et en même temps détenteurs – si on détient quelque chose – de logiques, de raisons, d’inventions, d’explorations de tous les recoins de la terre, des plantes, microbes, étoiles, quasar, et trous noirs. En somme on est bien bas, et très haut. Dans toutes les sphères où nous investissons nos recherches. Si tout cela pouvait être neutre, anodin, simple objet de curiosité, mais non, cela n’a pas été gratuit. Rien ne s’est fait pour la simple beauté du geste, ou l’amour de l’art. Même l’art est destiné à quelqu’un. Nul ne chante dans le vide ou juste pour chanter. Il chante au moins pour les oiseaux. Un botaniste allant au fin fond de l’Amazonie, quand celle-ci était encore vierge de la patte des européens, découvrant la montagne de plantes inconnues, était au service d’un roi, ou d’une assemblée savante, parfois opposée à une autre société savante concurrente. Les royaumes sont des machines huilées avec le temps, l’intelligence et la ruse des sujets. Comme on dit chaque peuple a son génie propre. Tout cela pour en arriver à notre temps présent comme si nous avions dû arriver ici. Probablement pour ensuite aller un peu plus loin.

Maintenant, savoir ce qui se passe, me semble impossible. Comme si tout se jouait dans l’ombre. Même les pouvoirs ne savent pas. De la même façon que les anciens ne savaient pas ce qui leur tombait sur le tête, syphilis, malaria, tuberculose, etc. et passèrent beaucoup de temps et incroyablement d’énergie à lutter contre ces forces là. De nos jours, les maladies ont d’autres formes, mais les pièges fonctionnent encore.

Dites, est-ce que dans ce jeu là, il nous arrive de nous rencontrer ?

L’esprit donc

N’est plus de la matière à proprement dit, il s’en distingue, il n’est plus soumis aux mêmes lois physiciennes, il est comme l’oiseau Horus, peut-être, mais il est sans prise sur la matière, sans pouvoir. La seule chose qu’il puisse faire dans notre dimension, c’est envoyer quelque signe, des souffles imperceptibles afin de ne ne pas nous perdre dans ces chaos organiques. Ces corps infiniment complexes à nos yeux  mais qui dans leur désordre savent trop bien se débrouiller sans nous. C’est l’ironie des dieux. Ils ne vont pas aplanir notre chemin, alors que nous existons depuis des millénaires dans ces cloaques et marécages, en proie aux virus, bactéries, morsures de serpents, froids et tempêtes, devant lutter pour trouver notre pitance. Et nous avions aussi des plages de beauté et de bonheur.
Tout cela pourquoi ? Nous devions accomplir quelque chose en nous, nous construire probablement. ce qui clairement signifie que nous étions déconstruit, du moins rendus à l’état d’être insignifiant. À l’état de germe, ou au tout début de notre âme. Puis progresser croître multiplier en nous la connaissance. Combien de vies nous précèdent ?

Est-ce bien important de savoir si nous existions dans tel ou tel corps ? et même de quelle façon allons nous être ?

N’est-ce pas plus conséquent de savoir ce qui est présence en nous, permanence et certitude ? 

Certitude comme le capitaine d’un navire voit un phare sur la côte et le reconnaît. Ce ne sont pas de feux allumés par les naufrageurs. Ben, oui, on peut être sceptique, dubitatif et interrogateur mais il y a un moment où aussi il faut savoir où l’on va.

L’esprit va où il veut. Encore heureux…

 

Être Ange Homme Dieu Esprit

Ce n’est pas être énergie, ni illusion, Ce n’est pas être lancé dans un mouvement perpétuel n’allant nulle part, finissant fatalement par se disperser dans son extinction et le néant, suivant la seconde loi de la thermodynamique.

Certes, nous voyons bien que tout ce spectacle d’univers est comme un rêve, que ces images en trois dimensions n’existent que dans nos yeux, du moins ce sont nos yeux qui leur donnent leur apparence, que nous ne voyons jamais qu’à partir d’un point de perspective illusoire.et que tout est en translation, que tout corps est en mouvement. Mais notre esprit, l’ange, le dieu, l’homme ou l’être qui nous compose, lui est stable au milieu de cette agitation. Le mouvement ne l’emporte pas. C’est quelque part notre vérité existentielle. Comment dire ? dans ces tuyaux d’orgue mouvants en tous sens, ces colonnes, ces ascenseurs, le sujet conscient voit des flux allant en tous sens, mais lui les contemple.

Lui, en réalité ce sont tous les êtres qui se tiennent dans ce mouvement et ce repos. Et de façon extraordinaire, en lequel nous nous trouvons tous en vie. Disons un peu plus que de l’énergie, un peu plus présent que dans un rêve, étant plus concret qu’une simple image, ou un hologramme.

Eh oui, nous avons de la famille, des amis, des compagnons, et même des arbres, des plantes et des pierres qui nous donnent ce sentiment de stabilité au cœur de l’être.

Une histoire de puce

Mine de rien, on commence par implanter des puces au bétail, puis aux animaux domestiques, enfin, sous couvert de sécurité, au gens plus ou moins délinquants, qu’on a fiché et dont on a prélevé L’ADN. Bon, ensuite, on passe à la montre connectée, à l’auto connectée, on vous suit à la trace, et on suit même votre dossier de vaccinations et de soins et leurs mises à jours, sans parler de tous les échanges et achats que vous effectuez. Ça fait longtemps que vous êtes pistés et mis en fiche. Mais vous vous pliez à l’aise. C’est rassurant au fond, de voir que vous êtes pris en charge. moyennant quelques petites contributions, quelques collaborations à ce modèle parfait.

Au lieu du repos

Au bout du voyage, je souhaite que l’île nous accepte et que nous puissions y trouver une plage de repos, de chaleur de douceur sans tiédeur, et même ce grand bonheur d’être ensemble. Une fois apaisé, reposé, une fois vivant dans cet au-delà, qui n’est pas si lointain qu’on pense, nous pourrions envisager alors de poursuivre notre chemin créateur.

Mais ceci, en fait, ne se peut que si nous avons regagné notre île.

(texte à mettre entre parenthèses, hors de notre existence présente relative et contingente)