Mon dieu que c’est pénible

Pénible de voir que nous nageons dans le noir

du charbon du pétrole du goudron

de cette absence de discernement

qui crée cette séparation entre nous.

Soit que nous subissons et devons nous soumettre

Soit que nous infligeons et produisons du malheur

Au nom de ces dieux qui nous font défaut et images

que nous prenons comme bouée de sauvetage

au lieu d’envisager le sauvetage de nos dieux.

Les origines chrétiennes de l’Europe ?

Pourquoi pas si le Christ et sa Parole sont là ?

Ou bien est-ce son fantôme ? ou ses cendres ?

De quoi aurions nous peur ?

De devoir porter quel voile de deuil ?

De voir nos pierres des églises s’effondrer ?

et nous voir envahis par des groupements étrangers ?

Le monde est très sectaire.

C’est toujours l’autre qui est bafoué. Et au nom de sa religion, de ses croyances que nous pensons infondées, il est prié d’aller ailleurs, privé de place, de droit, de moyens de subsister sauf s’il se soumet. Et encore… le plus souvent c’est au prix de sa mort, ou de son sacrifice qu’on lui donne droit de vivre.

le Christ n’est pas homme à nous imposer la soumission à sa personne,

Mais Dieu nous demandant d’obéir à notre conscience, donc nous proposant la délivrance en quelque sorte,

Ce qui est très pénible … et très dangereux, parce que cela ne repose que sur nous-mêmes.

Comme un équilibriste sur un fil n’a pas tellement le droit à l’erreur.

 

Causer

Quand on songe que le dialogue est fondateur pour ceux qui dialoguent plus que pour les auditeurs extérieurs qui subissent sans être acteurs et sans pouvoir parler… je me dis, fermer son poste et rencontrer afin de causer, être cause de …

Avez vous remarqué que le dialogue se tient grâce à deux ? (au moins)

qu’il ne tient pas à l’un séparément, à votre talent ou votre connaissance propre, ou à celui de votre interlocuteur  mais qu’il se situe dans le lien.

d’où l’importance de sortir, et se parler, oser dire oser écouter

et rire. et sourire.

la question du sujet

Le sujet en question. De quel sujet parle-t-on dès lors qu’on parle du sujet et que le sujet doit se taire, n’être qu’assujetti à un sujet central et puis être objet de toutes les convoitises ?

Logique, chacun étant roi. Ou maître en principe de sa vie. Libre. Sauf si nous sommes affectés. Là nous ne maîtrisons rien, la mort nous emporte et est la seule maîtresse du jeu.

Voilà pourquoi la médecine est science première. Médecine spirituelle s’entend. Soins , consolations, guérisons, magies, puis de proche en proche nous avons perdu ces facultés. La transmission s’opérant difficilement, exactement de la même façon que des choses se dégradent dans nos sociétés, et que ces chants naturels , ces danses, ou ces moments de plumes et de contes se sont perdus au cours des siècles, remplacés par des artefacts et palliatifs techniques.

Que dirait on aujourd’hui d’un homme qui siffle ou chante dans la rue si ce n’est qu’il est un peu dérangé ? alors que ces choses étaient courantes il y a quelques dizaines d’années.

Triste constat, la vie simple nous manque, des murs se sont érigés entre nous tous, comme des carcans mentaux, des conditionnements étranges, des morales troubles de puritains, et des débordements qui en résultent par frustration.

Le monde en poussière. Par absence du sujet. parce qu’il doit se trouver dans la science consciente et faire lien, unifier. Tautologie.

Le sujet christique en l’occurrence ici est un couloir vide, mais non muet, non personnalisé, nous indiquant le chemin étant l’être du chemin, se désignant lui-même comme étant essence du vivant.

Comprenez vous ? L’homme dieu ne tient qu’à vous et à votre volonté. La liberté n’est qu’au bout du chemin. Avant il faut obéir à son sujet.

Bon, ces mots, pourraient être meilleurs, mieux dits… vous voyez. Chacun son dieu, son chemin, chacun veille jalousement sur le sien, car nul n’a de droit sur le tien, sauf le droit d’échanger le sien et d’en faire part.

Ce qui fait que le tien s’inverse en mien et réciproquement.

Le sujet libre et non faussé

Si nous voulons que les choses se mettent en ordre dans notre maison, il faut commencer par trier, la gauche de la droite, pour ensuite assembler les éléments épars, en connaissance.

Cela ne se fait pas sur une simple directive du haut d’un perchoir bavard. D’ailleurs nous ne disposons que de la Parole pour arranger les choses et les gens, ou pour que cela ne se mélange pas n’importe comment.

Un parlement devrait être un lieu où l’on parle, non pas pour faire des lois mais pour mettre à jour les lois, et que celles-ci redeviennent simples, de leur simplicité naturelle. Humaine si vous voulez.

Il faut réunir le religieux et le politique, dans la personne de tous les hommes. Non pas dans  celle d’un pouvoir surplombant les autres, mais dans chaque homme ou femme dans sa conscience et volonté. Cela ne se peut qu’en fonction des enseignements, des leçons transmises, des échanges. Cela ne se peut dans le mensonge ou la captation des sources au seul profit, de son clan, sa secte ou sa famille de pensée.

Les choses ne se mettent pas en ordre toutes seules. Même dans leur décomposition il y a un agent. Et là, cet agent passif, invisible, minimal, c’est tabou. On ne touche pas à la mort pour empêcher son œuvre, sans entraîner le monde dans sa mort, corps et âme.

Nous avons oublié et perdu énormément de connaissances, Croyant détenir des vérités scientifiques, s’il n’y a plus dans ces sciences un acteur central relevant de notre esprit, et des esprits, si nous pensons pouvoir agir sans cet élément là, le Sujet libre et non faussé.

Les hommes sont par nature religieuse religieux. De même, et par culture nous sommes politiques citoyens humains. C’est basique, simpliste si vous voulez, mais c’est ainsi. Et cette simplicité autorise toutes les possibilités, surtout celles de nous rendre notre pouvoir perdu, ce pouvoir d’agir sur notre corps.

Certes, pas complètement perdu si nous pouvons marcher, respirer et que notre cœur batte encore.

Il y aurait à dire sur cette dualité entre esprit et matière, yin et yang, attraction et décision, mars et vénus.

Il y aurait aussi à ne rien dire, c’est à dire à savoir. Cela a bien été dit par le Tao. 

Mais quand tout est trouble, quand tout se mélange, que tout devient chaotique et embrouillé, faut il parler, faut-il se taire ? Et surtout à qui faut-il adresser ces quelques choses ? des mots comme des choses.

Toujours cette question de l’autorité et de l’arbitraire qui se pose, dès lors qu’un Sujet interfère dans le monde, ce qui ne se produit pas par hasard, ni pour rien.

Entre parenthèses, voyez bien que Dieu, ou l’Amour ne peut rien si nous n’y mettons pas du notre. Que nous devons être acteurs dans ce monde. C’est à dire retrouver cette Vie en nous pour pouvoir la donner.

Les soutiens des soutiers

La Bête t’oblige à dire Oui.

Tu n’as plus le droit d’être à gauche, plus le droit non plus d’être humain.

Tu es asservis à l’image d’une dimension supérieure, à ses représentations, ses modèles imposés.

Dire Oui à l’humain, ce n’est pas dire Non à ce qui transcende l’humain.

Ce n’est pas en disant impérativement Oui à dieu que l’humain se sauve et sauve son dieu.

Pourquoi ce temps est si dramatique ? Ce n’est pas sans raison, même si c’est une folie. Nous devons pouvoir dire Non à ce qui tue l’Homme en vertu de principes divins.

Nous ne sommes pas nés pour être tués. Ce n’est pas le plan divin d’aliéner l’Homme à la mort.

Dieu passe par l’Homme, non pas par sa mort. Le démon inverse ce sens.

Les hommes peuvent très bien dire Non à Dieu afin de le trouver en vérité. C’est selon leurs actes qu’il peuvent le trouver et non seulement selon leur croyance et selon leurs mots.

Alors quels mots peuvent nous aider, nous soutenir dans le sens de la Vie ?

La vie mal en point

Comment ne pas s’alarmer devant la disparition de bêtes partout, des plantes qui périclitent par d’obscures maladies, par tous les troubles et menaces qui pèsent sur les relations mondiales ?

L’Homme, qui se pense supérieur est rendu bien bas. Prisonnier dans cette demeure, il se dit libre et s’enferme dans un processus ou un système aberrant de pensée. Folie ou fêlure ? aveuglement ou absurdité, comment savoir ? Comment nous délivrer et assurer ainsi un avenir vivant heureux ?

Nous ne pourrons strictement rien selon nos seules ressources intellectuelles, savantes, ou techniciennes, selon nos schémas de pensée qui sont très limités et très… schématiques. Enfermés dans une logique sans lumière, sans vie réelle.

Comment le mort pourrait-il nous donner à vivre ? Pour que nous puissions vivre il faut que nous soyons vivants et que le vivant nous donne sa vie.

Si nous pensons pouvoir nous passer du vivant pour vivre, c’est dément.

Dans cette maison, nous avons suffisamment à faire pour la tenir en état, sans avoir besoin de régler les affaires des autres maisons. Seulement voilà, les hommes et femmes s’y ennuient et afin de se motiver et d’exciter leurs désirs et appétits consacrent un temps énorme à convoiter les biens d’autrui, et à tuer.

Mentir, voler, trahir, la guerre est devenue un moyen de vivre en prétexte de paix. La guerre commence avec ces ambitions démesurées, ces envies de choses et de palais.

La sagesse est perdue, sauf peut-être en quelques uns très isolés et désespérés.

Comment croire qu’un gouvernement puisse nous sauver si nous nous sauvons pas tous ? Et si nous nous sauvons tous, aurions-nous besoin d’un gouvernement armé ?

Mais ça veut dire quoi se sauver ? ça voudrait dire entrevoir la sortie du tunnel, l’horizon ouvert, l’espoir qui renaît, la vie qui revient, comme la santé retrouvée.

Voyez tout cela ne se peut sur une terre comme un système clos, une maison enclose, ou un corps enfermé sur lui-même. Le problème est l’ouverture, donc. Et comment !

Si nous sommes « nature »

Notre nature n’est pas tout à fait la même que celle de la nature qui nous précède. La nature naturelle se satisfaisant de sa condition.Nous avons en nous quelque chose qui nous manque et nous pousse à connaître, nous connaître. la connaissance étant infinie. Mais impossible sans connaissance de soi. ce qui signifie que nous sommes acteurs de connaissance, on connaît par soi-même, par sa propre expérience. tellement banal, comme ce simple fait de mettre sa main au feu.

La connaissance, non comme quantité mais repoussée jusqu’au Mystère sans fin.

faut-il être bête

Basique ce qui relève de la nature ne relève pas de l’artifice.

Un fruit est un process naturel

et nous sommes des objets naturels.

Avec ce décalage dans notre corps, ce vide, ou manque qui nous pousse à transformer de façon scandaleuse les choses autour de nous pour essayer de combler notre manque.

Nous avons bien entendu des besoins qui nous correspondent, vue notre singulière fragilité et ce fond à la fois bon et mauvais qui nous habite. Maisons, grottes, chauffages, impatience, et agitations en tous sens , désirs, immodérés si on les compare à ceux des gorilles peu soucieux de copuler ou à l’occasion. Mais nous ne sommes pas des gorilles. Nous n’avons pas sa vigueur naturelle et ne vivons pas à l’abri dans la jungle. Nous n’avons pas sa sérénité.

La conscience nous trouble et nous écorche, nous donne ce sentiment d’insatisfaction permanente comme si nous avions un voyage à accomplir, des choses à créer, nous poussant à l’action. Nous aurions du mal à nous taire et à ne rien faire de notre temps. à demeurer immobile. Même les animaux éprouvent ce besoin de mouvement qui peut ne correspondre à aucune nécessité. Comment savoir ?

Bon, nos créatures, les produits de notre supposée intelligence se révèlent être des sacrés poisons. Nous avions pourtant tous les fruits du jardin à portée de notre main, je veux dire, même les fruits humains.

Est-ce à dire que nous nous sommes perdus les uns les autres ?

Cela doit tenir à quelque cause subjective. Parce que nous ne sommes pas qu’objet. Nous avons ce besoin de sujet. Comme d’un fil ou une corde d’argent.

Si tout n’était qu’objet, objectivement il n’y aurait rien.

Ce fil, il me semble le voir dans ces imaginaires qui donnent les Arts. D’où… tous nos artifices, créations artificielles. Cela ne date pas d’aujourd’hui. Nous avons derrière nous des montagnes d’œuvres, porteuses de leurs signes, dont nous nourrissons ou qui nous empoisonnent. Bénéfiques ou maléfiques. Tout est loin d’être bien.

La question est de savoir s’il existe des paroles comme des créations ou des œuvres qui sont bien en elles-mêmes ou si elles ne sont bien ou mal qu’en fonction de nos perceptions ?

L’eau pure existe quelque part.

 

Quel chambardement !

Pourquoi ce monde est aussi dramatique et si peu heureux ? Que signifie ce jeu auquel nous devrions nous soumettre ? Le plus performant, le plus rapide, l’obus le plus pénétrant, l’arme la plus puissante…. la plus grosse fortune qui donne à son détenteur le pouvoir de décision, l’autorité, la suprématie.

Tant pis pour les retardataires, traînards et autres rêveurs et contemplatifs, curieux de découvrir les secrets de la vie sans envie particulière de ces choses incongrues, ou folles.

Quand on songe aux anciens, et à leurs cultures, leurs philosophies et toutes les questions qu’ils se sont posées au cours des temps et selon les différents lieux, on reste stupéfait face aux génies qui produisirent des œuvres fabuleuses, digne des plus grands intérêts. Gratuits. Spéculatifs. Spirituels si vous voulez.

Ces objets liés à la psyché n’ont aucune valeur marchande, sauf ceux qui en font un commerce et de fait en dévoient la teneur, le sel. Comme si un chant d’amour pouvait se vendre à l’aimée.

Ainsi, nous sommes prisonniers de ces courses absurdes, dans des cités qui sont de véritables pièges, boucles du travail et des prix. Là où il y a du travail, il y a de l’argent, là où il y a de l’argent, les prix sont forts et nous attachent au travail, ce qui fait que pour ces contraintes et ces conditions  nous délaissons l’essentiel de notre existence.

Que serait cet essentiel ? Non, ce n’est pas la liberté. C’est le choix en fonction de ce que nous aimerions faire et être, et que nous sommes seuls à savoir pour nous mêmes et qui nous soutient dans notre évolution et connaissance. Choses qui ne se peuvent que dans un cadre apaisé, ou un temps retrouvé. D’où les révoltes légitimes allant en tous sens et dont les meneurs de ces jeux faussés ne se rendent pas compte parce que précisément ils disposent de plus de temps, d’outils et de gens qui les servent en leur donnant l’illusion qu’ils sont maîtres du Jeu.

Tout cela, ces mots, ne résolvent en rien les situations dramatiques et malheurs qui accablent nombre de gens victimes des violences des États et des Entreprises.

Mais alors qu’est-ce qui peut nous apporter une consolation et nous ouvrir des jours meilleurs ?