L’histoire en queue de poison

Voilà nos brillants résultats en économie.
Peuples appauvris, terres gorgées de détritus, mers mortes.
Productivité accrue pour dégager des surplus et ainsi fabriquer armes et avions, tourismes de masse, demeures avec piscines et climatisation, repas variés à l’infini, loisirs, spectacles, concours de chansons et de théâtre, lampions boulevards illuminés et flux de voitures brillantes de mille feux. Pléthore de smart phone et de boutiques de tissus venus de tous les continents. Peuples riches en bien et pauvres en vérité.

Tout ceci, est-ce de l’économie ou l’expression d’un vide colossal ? des abus de pouvoir des sphères dominantes imposant leurs modèles et leurs modes ? leurs techniques et machines parfaites comme des moteurs ronronnant et vrombissant, rotation impeccable des turbines, au micron près.

Et alors, si la nature n’est plus rien que vague souvenir ? Absurde est le mot, aux effets terrifiants mais qui passent comme normaux.

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Les vieux contentieux régnant

Entre l’est et l’ouest tout recommence. On se croirait revenu aux temps de Rome, qui pour garder ses frontières se divisa en deux. Puis chaque côté, augmentant son emprise se figea en empire unique et sans partage. La suite, vous la connaissez, le schisme d’orient qui fut précédé par d’autres querelles byzantines inintelligibles sauf verbales.

Parce qu’il semble tout de même dans nos généalogies de pays actuellement dominant le monde que ces dominations s’exerçaient d’abord dans tout ce pourtour méditerranéen, Perses, Thraces,  Grecs, Égyptiens, Carthage ( Romains d’orient avant Byzantins), et enfin tous peuples barbares riches de leurs métaux, or, argent cuivre , étain, pour le bronze.

De ces deux empires romains, deux  sphères en suivirent, au niveau des religions. Eh oui, ça marche ensemble ces pouvoirs, ils ne tiennent que par les dentelles écrites sur parchemin.

Tout cela orchestré par Rome. Censée détenir les clefs. Et effacée, discrète. Sûre de sa raison et de sa foi. Sûre de la validité de ses mots et de la pertinence de son culte, de son efficience, lui donnant pouvoir sur tout et faisant plier les récalcitrants, comme cela s’est vu au cours des événements papaux sans démenti.

Bon, si cela était fort, cela fut-il juste ? ou juste pour réaffirmer la seule vérité qui tienne la route face au monde, à savoir la Christique ? Étonnant Christ (ainsi que d’autres) qui n’a laissé aucun écrit, qui fut certainement un exemple de Vérité et de Vie, mais qui serait aussi banni de nos jours par ceux qui en font référence. Là n’est pas le problème. La vie se déroule en marge du monde.

Il n’y a pas de règne sur un monde uni. Uni, ce serait le monde qui règne.

Qui donc règne de nos jours, parmi ces déchirures* ?

  • Monophysites
  • Monothélètes
  • Filioque
  • Schisme de Photios
  • Schisme  de Cérulaire
  • Donatisme
  • Grand schisme d’Orient
  • Schisme anglican
  • Réforme

Remarquable que toutes ces divisions furent l’objet de conflits politiques simultanément. Les bases sur lesquelles notre monde repose….

Certes la liste est loin d’être exhaustive, puisqu’il y eut aussi tous ces croyances  considérées comme nulles, animisme, fétichisme, totémisme, naturalisme, new-âge. etc.

Comment voulez-vous que les gens simples s’y retrouvent dans ces conditions et sachent à quel Saint se vouer ?

Avant, le monde parlait latin, désormais l’anglais s’impose et aussi l’électricité comme seule lampe, comme unique Fée.

Que serons nous sans nature ?

Combien de gens qui se prétendent supérieurs nous conduisent dans un monde faux du fait de tout vouloir dominer de la nature mais qui révèlent leur face démoniaque dans cette volonté dominatrice ?

De ce fait là, les peuples, par leur infériorité en forces et droits, en armes et mots, en outils d’informations, et d’échanges, succombent sous le joug immonde répandu en légions.

Comme des bûcherons abattent les derniers arbres.

Flash

l’autre crise.

Issu du grec krisis, décision, jugement. Qui donc peut se prévaloir de juger, de décider, et se tient dans le monde, à la meilleure place ? ignorant ceux qui sont à la mauvaise et n’ont d’autre choix que subir leur crise, leur décision sans fin, leur jugement.

Tout est affaire de puissance verbale donc monétaire qui en résulte. Y a-t-il des mots qui puissent remettre du sens dans un chaos organique né des déséquilibres, des mensonges, des privilèges, et du manque de lumière rendue aux peuples.

Le problème de l’état c’est ses trois états qui ne sont pas en harmonie. Le peuple écrasé, les aristos hors sol, les clercs aveugles. Ceci nous donne une idée de la disparition de l’humanité, si elle ne se réveille pas.

Les trois états au sein d’un État ne sont non pas des choses mais bel et bien des états d’être, des fonctions à proprement dit essentielles qui nous concernent tous, quelque soit notre position sociale.

Ces états ne forment en principe pas des castes. il y a de la noblesse partout, en tout homme. il y a partout des lumières spirituelles et de la connaissance, et tout le monde est « peuple »…

S’enfermer dans une de ces castes, c’est le début de l’obscurantisme et des privations. Des malheurs qui arrivent.

l’Histoire au présent

L’Europe la gentille oblige à marcher au pas implacable de ses privations et écrase les révolutions qui eurent lieu. Fin des lumières, retour de l’aristocratie égalitaire entre eux, secret total, peuple tenu à la gorge, sacrifié pour son bien. L’Europe ? non, le Monde désormais.
Tout ce qui va dans le sens d’une aristocratie mondiale est béni, tandis que tout ce qui va dans le sens d’une autonomie de la plèbe est maudit. Roi d’ici ou là, tout baigne sans conflit. Les bases de tout cela, c’est une question théologique. idéologique.
Ne sont autorisés que
… ceux qui font allégeance à … mais à quoi ? à quel Ordre ? quelle foi se niche derrière un Ordre ? Foi, n’est pas le mot, disons Pouvoir spirituel, légitimant tout ou presque. Justifiant les pires choses. Au nom d’un sacré apparaissant inoffensif. mais qui distille son poison.

Prenez les événements, c’est de l’histoire en temps réel.

Voyez la question de l’électricité, et de tout ce qui s’y joue, de cette Main basse sur l’énergie film édifiant sur la destruction des services publics et cette réappropriation par des privés anonymes.

Creusons encore. L’histoire est une histoire de gens, de castes, et de clans qui ne purent accepter les révolutions et leurs philosophies. Les royaumes ne se partageant pas avec les peuples et la plèbe. Les peuples ne sont que des riens qui doivent obéissance absolue. Les nobles travaillent matériellement pour notre bien, et les peuples ne savent pas ce qu’il est.

Les nobles servent ceux qui œuvrent spirituellement au bien suprême, en théorie. qu’ils soient clercs en religion ou en science, c’est souvent le même clergé, porteur des mêmes Правда (vérités)

Ils portent les mêmes habits et font semblants de s’opposer. Leur objectif est par conséquent très trouble s’ils n’éclairent pas le monde en Vérité,

Le monde en mouvement

Quelle agitation, quel mouvement, ça part dans tous les sens, ça brûle, ça hurle et bouscule, du nord au sud, de l’orient à l’occident, partout un véritable remue ménage sur cette planète en chambardement. Dramatique dès lors que ça tue, ce sont là les signes les plus criants. Partout.

Qui saura dire le sens de ces signaux d’alerte ? Et qui est à l’origine de ces ombres qui se profilent dans ce tableau sombre ?

L’humanité est un naufrage s’il lui manque le phare qui la guide vers les rives du Repos.

 

On m’a dit « non », le monde est gay

Très bien, je donne alors mon opinion…

Je trouve qu’il est plutôt triste, avec ses armées en marche, ses usines et tout le fourbi, ses manipulations génétiques ses bébés éprouvettes, ses frustrations, et incompréhensions entre les sexes les genres, tout le bataclan où nous ne nous y retrouvons guère. Sauf de rares fois.

Les gens font ce qu’ils veulent, ce n’est pas la question, cela ne me pose pas de problèmes. Ce que je trouve, c’est que nous sommes dans un étrange mouvement où nous avons plus de chance de nous perdre que de trouver notre identité par delà nos masques. Un vrai fatras intérieur.

Il suffit de voir l’indigence fabriquée dans le monde, le peu de beauté offerte, qui nécessite force boisson alcoolisée et drogue, tellement d’aliénations à des illusions savamment entretenues par média qu’une mère risque de ne pas reconnaître ses petits et autres noyés des flux

Par ailleurs, si les choses étaient bonnes il n’y aurait pas tout ce monde en prison, et toutes ces violences qui s’expriment comme signe des tragédies et du mal vivre. il n’y aurait pas de femmes battues ou assassinées, ni ces conflits interminables pour peanuts.

À part les oiseaux, et les chiens contents, la gaieté n’est pas ce qui domine dans notre monde froid des métros et autres édifices aux vitres de la défense. La vie heureuse ne tient pas uniquement à ces appétits sexuels ou alors ils s’avèrent assez maladifs au lieu d’amour amitié.

Que sommes nous donc ? ou plus exactement que sommes-nous devenus ? Et que pourrions nous être sans Celui qui nous rendit de l’Être par delà nos mensonges, nos faiblesses et nos peurs ?

Bien public

Pour rire j’imaginais gagner une somme énorme au loto. Avec cette fortune je songeais acquérir une forêt, disons, un grand domaine forestier, avec cette idée simple que cet argent soit utile. Il m’apparut que ce n’est pas si simple à tenir.

Entendons nous sur cette tenue : Si je suis le seul habitant elle pourra vivre sa vie sans problème, et deviendra très vite une forêt primaire, mais dans le contexte actuel, étant seul il sera impossible de la garder vu le nombre de prédateurs humains qui forcément et naturellement viendraient prélever tout ce qui s’y trouve et en feraient très vite un espace mort. D’où la nécessité de gardes forestiers et de gérants  assez raisonnables. Gardiens privés ou gardiens publics ? Livrer ces domaines aux privés, c’est probablement en vue de donner une rente à ceux qui possèdent des capitaux, plutôt qu’à cet ensemble de  fonctionnaires d’État qui, sans capital y vivent et assument le rôle de gardien et de gérant. Livrer cela aux privés c’est manifestement dans le but de faire rendre à la forêt encore plus que ce qu’elle donne, et de maximiser les profits. C’est loin d’être innocent.

La politique peut à l’évidence être privée ou publique. Elle relève de la conception que l’on se fait du bien, de l’intérêt commun.

Il apparaît que rien n’est possible sans cela. Et par conséquent nous nous demandons pourquoi le commun est à ce point perdu. S’il a existé un jour. Et comment le retrouver ?

Sans cette dimension de fraternité vraie, sincère et retrouvée, rien ne sera possible que des formes malheureuses, impliquant privation de liberté et d’égalité. Puis des ruptures au sein des tissus sociétaux, des divorces et des désamours en nombre, des ensembles qui progressivement perdent le sens commun, l’idée de la vie simple, et s’égarent dans des situations inextricables, et des poisons pour oublier ces naufrages.

Pourtant les états et les fonctions publiques autorisaient une certaine possibilité fraternelle dans les divers secteurs où cela s’exerçait mieux que dans ces ensembles privés où la concurrence faisait rage pour maximiser les rentes et autres intérêts privés.

Sommes nous happés de façon inexorable dans cette lutte pour la possession ?

Ceci me semble totalement absurde et révèle bien l’état d’indigence de la condition humaine dès lors qu’elle n’a pas Le sens ou La lumière, peu importe le mot qui signifie vérité ou dimension supérieure. Comme si nous étions la proie d’un chaos organique, ou d’un nœud qui nous réduit à néant, et qui fait que le monde se lève et se révolte pour essayer de survivre.

Comme si les puissants impuissants à résoudre la guerre envisageaient de donner un grand coup de hache sur le nœud.

Bien entendu, il est extrêmement difficile de fraterniser avec les frères qui veulent Tout posséder.

 

Je veux …

Il est écrit : « Je veux des fils et non des esclaves ». C’est clair. Il faut des hommes libres et non des homme esclaves, pas uniquement destiné aux cieux. C’est bien à propos de cette condition terrienne, terrestre. C’est simple : Esclave nul ne peut voir le Chemin,  c’est fermé du fait des conditions précisément, du peu de disponibilité dont dispose l’esclave aliéné à sa chaîne. Ce n’est pas un reproche adressé à celui qui a la tête dans le guidon mais bien plus à ceux qui profitent de cette situation, et la justifient en promettant toute sorte de paradis post mortem. C’est le rapport du fort au faible.

Ou alors, c’est à n’y rien comprendre de l’humanité, de sa singularité. Libre par force, elle s’aliénerait par choix ? Il y a un vice quelque part dans le déroulement des faits. Probablement un vice lié aux mots. Quelque chose qui ne passe pas. Malgré les efforts pour ranimer la flamme.

Et voyez, la foi est là, mais On se sert de la foi du monde pour des objectifs qui à la longue deviennent douteux. Qui donc doute le plus, finalement ? 

Le sens

Celui de l’Histoire c’est celui de nos morts

Qui se cachent derrière nos mots.

Parfois nous les cachons, nous nous cachons derrière eux.

Mais ils  finissent toujours par transpirer et se révéler.

Rome, Byzance, toutes ces luttes fratricides pour quelques interprétations d’un Mot, d’un Message, autant dire, rien.

Le sens n’étant pas dans le mot ni dans son efficience, mais uniquement dans Sa Lumière, qui ne dit rien. éclaire en silence.

S’il cette Lumière nous manque, nous sommes définitivement aveugles, malgré nos œuvres et constructions. Certes, toutes ces œuvres, architectures, routes, ponts,  amphithéâtres, cirques et monuments,  sont des essais, et des épreuves qui nous forgèrent au cours des temps, des travaux de forçats dans la nuit des existants.

Si la Lumière avait été présente aurions-nous eu besoin de toutes ces constructions ? parce que ce qu’elles nous disent en dernier ressort, ce n’est que l’expression d’une volonté dominatrice dans le monde, volonté de possession du dernier mot,

Alors que la seule chose ayant du sens c’est la possession de notre mort, de notre vie si vous préférez.

Mais voyez, les temps anciens sont partout porteurs de souffrance et d’un nombre impressionnant de martyrs. Souffrance ayant un sens. Mais désormais elle n’en a plus le même. Il faudrait bien. Elle ne nous élèvera pas plus dans son amplification. Il faudrait passer à un temps de consolation, de réconciliation, ce qui nous ferait à nouveau retrouver le Jeu, et sa dimension heureuse.

Dans cet ordre d’idées, cela signifierait un nouveau souffle, un nouvel Esprit qui nous animerait. L’Esprit, pourquoi ne pourrait-il aussi se modifier ? Qu’entend-on par Esprit ? l’esprit que l’entend ou l’esprit par lequel on entend ? inutile de se quereller à son propos il est sourd à nos bruits.

Bref, les cieux dans ces conditions pourraient s’ouvrir. Et nous révéler bien des surprises…

Des bonnes, j’entends.