Ballade dans un pays étrange

Hier, nous sommes allés à Thouars. Ville de la France profonde, rurale, chargée d’histoire.
Pour essayer d’animer la cité, une rue est dédiée à l’art, pas n’importe lequel, plutôt contemporain. Une chapelle également. Un artiste y est exposé pour plusieurs mois. Quel désert ! une œuvre actuelle, conceptuelle, mais d’une indigence effrayante ou prétentieuse, allez savoir ? un tas de cailloux pour exprimer l’histoire des carrières de pierres utilisées pour les ballasts des voies ferrées, une vitrine en contreplaqué pour montrer combien les vitrines artistiques sont vides, un rideau déchiré et un bloc de pierre dans la partie manquante, bref, très tendance… Tout ça pour ça ?

Je pensais que le monde était malade, gravement atteint, mais en fait je crois que le monde est paumé,  exprime effectivement sa déroute, ce qui n’aide pas à trouver des solutions.

La ville est intéressante, plutôt belle, le lieu est magique, le Thouet ayant creusé un méandre sur lequel les anciens avaient construit des châteaux, forteresses tour à tour détruites puis reconstruites, des églises porteuse des styles des différentes époques, bref, un trou paumé chargé d’histoire mais qui part en quenouille, sauf sur les bords.

eh oui, autour, c’est sûr ça s’active, ça brasse des tonnes de blés, des camions qui vont et viennent, des éoliennes, des champs de panneaux solaires, des silos, dans des champs sans arbres. Seule la ville est boisée. une espèce d’oasis au milieu des industries agricoles, ou productrices d’énergies. Une société organisée uniquement autour du travail et de l’efficacité économique. à tel point qu’il n’y a plus d’hôpital, ceci n’étant plus rentable etc.

Est-ce bien raisonnable  ? P1060848

De même est-ce sage de concentrer et mettre en avant à ce point des arts qui sont carrément l’opposé des arts traditionnels, ce qui peut se comprendre comme rejet d’un passé aussi faux , aussi paumé que le présent ? savent-ils au moins qu’ils sont aussi égarés dans cet univers ? ou bien font-ils de leur égarement le tout de la vérité ? comme si l’absurde ou le néant était la seule voie ?

Décidément il  manque une dimension à notre existence.

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Aimer, oui, mais comment aimons-nous ?

Aimer plus que de raison, aimer à la folie n’est pas raisonnable. Non, aimer tout simplement, c’est tout ce qui devrait être, aimer sans éprouver le moindre regret, sans part d’ombre, sans mensonge, en laissant toutes nos ombres où elles sont. Tiens, aimer vraiment, c’est prendre de l’aimé-e tout ce qu’il/elle est jusqu’au bout. Vivre tout en commun. Quand il n’y a plus de sujet de séparation. Mais quand tout nous unit. Comprenez qu’à partir de ce moment là, Tout devient aimable et bon. Il n’y a plus de malheur. Il n’y a que la vie soutenue par Amour.

Sans doute sommes-nous loin de cela ? Si nous nous penchons sur l’existence et le monde dans sa démence, sa folie destructrice inconsciente, ses trafics aériens, maritimes, transports, usines, industries qui ne cessent de pomper le sang de la terre et engendrent des déserts, cela signifie que nous comblons le vide, le manque d’amour criant par des conquêtes stériles, des puissances absurdes, des fortunes rendant pauvres, des fortunes assassines. Mais cette absurdité est signifiante.

Bref, nous ne pouvons ou ne devrions pas pouvoir passer à côté de notre vie. Nous devrions aimer avec passion. Y a-t-il une école qui enseigne cela ? Ou pour le moins qui nous éveille à cet Amour Là ? Si cette condition était remplie, il ne nous manquerait rien. Nous serions source d’amour, comme le soleil. Lui qui n’est jamais excessif même quand il inonde la terre de ses rayons.

Vous rendez-vous compte que notre existence sur terre tient au millimètre près ? Impeccable. Comme doit être notre amour.

C’est fou, tout ceci. Nous sommes venus ici, nous rencontrons des hommes et des femmes, nous sommes dans cette impression du relatif, aveugle, et sans mémoire, pris dans ce contexte mais rien ne se fit au hasard, sinon, il n’y aurait rien, strictement rien.

Nous voilà donc enchaînés. et parfois, trop souvent révoltés contre cette chaîne qui nous tient comme des chiens.

La mort également devrait nous parler, nous montrer ce qu’elle sait. Comment la faire causer ? Je me dis par exemple qu’il n’est pas pensable qu’il n’y ait rien après la mort, mais que ce n’est pas mieux s’il n’y a personne. cela devrait suffire à nous rendre amoureux de tous ceux que nous rencontrons sur terre… comme des miraculés ou des ressuscités.

Ceci dit, nos amours ne peuvent pas être identiques, nous ne pouvons aimer tout le monde comme nous aimons notre épouse.

Mon dieu, quel bavard 😉

Alter Ego

Que dire …

Dire que l’Amour implique l’aimée ou l’aimé,  donc implique l’amour de l’autre et en même temps l’unité avec l’autre. Comme on respire, on est vivant dans cette respiration, cette palpitation du cœur, ce rythme des marées. Cela ne peut pas être à notre échelle humaine, animale, cellulaire, comme cela serait pour l’Être/non-Être absolu, qui est inhumain. qui dépasse tout. L’absolu dépasse le bien le mal, la souffrance la joie, certes dans son Unité radicale, totalitaire, tout est fondu. Toutes forces, tous les états dans leur unité, tous les lieux, enfers et paradis sont du Même, quelque part cela ne nous concerne pas.

Nous, nous sommes deux. Notre existence, notre essence est double, de notre côté et de l’autre côté qui nous attire et nous repousse, nous vivons dans ce jeu là, nous évoluons dans cette condition, tension entre le chaud et le froid, le dense et le léger, entre toi et moi, nous construisons/détruisons notre unité grâce à cette dualité, multiplicité, des formes, des pensées, des regards, de notre vision. Nécessité de la séparation, et union pour tendre vers l’universel.

Nous sommes plus que ce que nous pensons être et moins que ce que nous croyons. Il faut reconnaître que ce fait là, celui d’être coincé dans un corps limité, minuscule, ridicule, microscopique, est pour le moins assez étrange. En plus nous avons droit d’en baver… et de nous en rendre compte, vous rendez vous compte du prix ? C’est pourquoi il n’est pas mauvais de régler nos dettes. A qui donc devons nous rendre compte ?

Donc, il semble une chose sûre, c’est qu’il y a à la fois la nécessité de l’homme, et celle de dieu, ou si dieu vous choque, dites un plan supérieur, au dessus et un plan inférieur, en dessous,  comme enfer. En soi, au plan de l’Un-absolu, dessus dessous n’a pas de sens, mal et bien non plus, la destruction ou la fusion font partie d’un seul et même phénomène.

Quelque part, l’Un m’indiffère. C’est tout bête, mais je n’aime que mon amour, et ce d’autant mieux que c’est mon aimée. Là, c’est de l’or de la lumière, sinon c’est tout noir et certes non pas l’enfer mais le malheur. Alors ? tout cela nous mène où ? C’est sans doute aussi une question de volonté, nous pouvons vouloir quelque chose de bon, ou non.

Pourquoi voudrions-nous quelque chose de franchement négatif et destructeur ? c’est sûrement dans cette intention de construire quelque chose d’autre.

Par conséquent nous échappons difficilement à la nécessité de l’altérité. Nous sommes ici altérés.

Mettons que notre existence nous ouvre quelque porte, et que nous arrivons à une union, intérieure et extérieure, spirituelle et matérielle, allons nous nous satisfaire de cet état et aller nulle part pour poursuivre notre voyage ?

Il y a bien d’autres lieux et d’êtres. Aucune raison que cela cesse.

Lettre ouverte à des copains réels

Puisque la lettre est ouverte elle n’est pas virtuelle elle est réelle, tout comme nous sommes des êtres réels de sang et de symbole, des êtres paraboliques ou même des êtres hyperboliques, c’est à dire ayant un parcours en orbite à accomplir. Tout cela s’effectuant dans l’accouchement dans le temps et le temple pur du corps.

Non, nous ne sommes pas des animaux ou des bêtes destinées à la boucherie. Ce n’est pas parce que l’histoire des hommes n’est qu’une alignée de cadavres, de malheurs et d’ennuis, de travaux forcés par des rois tyranniques et sataniques, que cela résume le tout de la condition humaine, de ces horribles hypocrisies qui nous laissent orphelins de nous-mêmes, nous raccrochant tant bien que mal à des vestiges et ruines du divin royaume.

Royaume en cendres donc. Comme la terre si belle jadis, si belle encore dans ses myriades d’oiseaux et papillons, ses lianes et lierres tressés amoureusement par le magicien autour du corps de la fée. Comment pourrions supporter cela, cet avenir là, sans vie ? nous serions facteurs de notre enfer, incapables de trouver les clefs de notre délivrance, prisonniers dans notre cage mentale morte. Morte non pas parce qu’elle est mentale, mais morte parce qu’elle serait menteuse, il serait menteur.

Il est possible de vivre dans le mensonge, le faux semblant, le masque, mais cette existence ne peut nullement nous conduire à ces dimensions supérieures qui nous sont propres, cet ordre des dieux tel qu’ils furent enseignés par nos maîtres en sagesse. De toute cette fausseté, il n’en ressort que trop de souffrances que nous devons assumer coûte que coûte, jusqu’à des points de rupture.

Voilà, c’est peut-être la seule question qui se pose à la conscience. Ce fil sacré. Spirituel donc, fil invisible aux yeux de chair mais non à ceux de l’âme. Reliant la Terre et le Ciel. L’homme et le dieu, l’homme et la femme, comme un seul, un être immortel, fondant cette éternité en nous et nous épargnant la mort.

Ceci ne peut pas être politique, mais se répercute dans le politique. Ceci n’est pas non plus religion mais engendre de la religion, à proprement dit, c’est à dire du tissu d’humanité liée vers un même destin, quelque chose de magnifique et de glorieux, non pas ce glorieux éphémère des scènes passées mais bien cette lumière qui se cristallise en chacun d’entre nous comme pur diamant pur cristal.

Donc, vous voyez, nos existences plongées dans la boue, la vile gelée corporelle ne se transfigure qu’ à certaines conditions, auxquelles nous devons nous soumettre. non pas pour faire plaisir à quelque affreux démon mais parce que c’est le jeu, et que ce sont les règles du jeu, de cette comédie.

D’ailleurs, tout est calqué sur ces mêmes principes, la toile, la peinture, toute œuvre est faite pour signifier l’Œuvre, l’œuf des dieux. Dit par Ses messagers artistes.

Tout cela nous brûle un peu sur les bords, forcément, nous avons tous et toutes sans exceptions un passé et un passif que nous ignorons, des fautes, nous avons un poids qui nous plombe, et nous empêche de voir et d’être transparent.

Alors ? Tout cela pour dire quoi ? Qu’il faut continuer le salut des bêtes, des arbres, de la vie sauvage, des sociétés naturelles, des totems et des tatoués, des rocks et montagnes, des théâtres de fous et de fantasia, etc. dans ce bain fraternel.

Nous avons un héritage parce que nous avons un Père. Que la Mère mis au monde par le Fils. Héritage de savoirs, qui se transmettent et se perdent s’ils ne sont pas transmis.

La Fin, la finalité est un lieu réel où nous avons à nous rendre. Le lieu d’où nous venons, et nous savons que ce serait l’horreur si nous le perdions. Un peu comme un marin serait en perdition s’il ne retrouvait plus sa terre.

Juste pour finir ce billet : c’est bien d’avoir des copains , non pas sur les réseaux virtuels et télématiques mais sur ces tréteaux chauds chauds lapins.  😉

Mon dieu quelle Muse …

 

 

Le couple à l’épreuve de la hache de H

Nous avons offert nos corps à un scénario Shakespearien, ou plus exactement, à un scénario réécrit par H, un metteur en scène, nos corps et bien plus que cela bien entendu, puisque le corps véhicule un sang et un esprit un souffle et une lumière, corps de désir et de souffrance, de beauté et de laideur sourdes, d’inspirations et d’expirations, comme s’il s’agit de notre vie et de notre mort par conséquent. On ne se donne jamais à moitié sinon on trahit son offrande et cela devient médiocre. Nous devenons donc des objets dans les mains d’un créateur, d’une sorte de démiurge producteur de sens, utilisant les sensibilités pour fabriquer une œuvre née de sa conscience. L’acteur n’est plus qu’un matériau, une glaise à la disposition d’un être ayant des désirs et  des frustrations, des idées propres ou moins propres. Qu’il se nomme Shakespeare ou H. H ayant comme tout homme sa hache pour trancher dans les chairs à vif, et rendre de l’émotion, animer l’ouvrage.

Rien n’est innocent, et l’ignorance engendre bien des maux.

Qui donc sert-on dans ces œuvres ? quel dieu ou simulacre de dieu, quel ange ou démon, quel dieu déchu ? Ce n’est pas anodin de servir une scène publique, de rendre une femme ou un homme publique. Par ailleurs, quand on voit la vie troublée des acteurs et actrices, leurs existences carrément déséquilibrées dans leur vies affectives, il est permis de se poser quelques questions. Un comique est considéré dans la vie comme comique et un assassin est toujours vu sous l’angle sinistre, le personnage colle à la peau de l’acteur.

Les actes révèlent les pensées, et les amours. Shakespeare est noir. Tragique. il n’y a pas de happy end, ni de mort qui prêtent à rire. Il n’y a que des crimes abominables, de la vengeance, et du malheur, de l’humanité abjecte sous des têtes couronnées maudites, sauf quelques personnages purs au destin tragique. Dans un bain de sang.

Chez Hamlet, quel est le point central ? Pourquoi n’est-ce pas Ophélie ? pourquoi Hamlet veut il venger son père et sacrifie son amour pour Ophélie ? Ce n’est pas héroïque. C’est humain.

Lear est ce personnage tellement imbus de lui-même qu’il demande des preuves d’amour sans en donner lui-même. Ce n’est qu’un soudard, un roi de ce monde, un prince des ténèbres.

Dans le jeu de la vie réelle, il n’y a peut-être que ce rapport de force entre les êtres, ce duel, cette lutte, entre force blanche et force noire, entre yin et yang, masculin et féminin, source des attractions et répulsions, causes des fusions et des naissances, tension entre le haut et le bas.

Bon, toute œuvre est lourde de sens, même une mauvaise œuvre. Et même le mauvais existe-t-il vraiment ? N’est-il pas mauvais uniquement parce que nous n’en saisissons pas le sens secret ? Et là, il est dans la Hache. Censée révéler le pur , l’innocent . Ce qui rend l’œuvre belle ou pour le moins assez jolie. ( logique : la hache ne peut scinder l’inaltérable )

Sans nul doute, de façon absolument vraie, il ne peut y avoir que la parole Christique qui ne soit pas mauvaise. Parole qui n’est pas le lot d’un seul porteur. Qui se trouve dans le Christ d’une part, et de façon indélébile, et d’autre part dans tous les hommes ou femmes qui vivent selon la même passion. Sans omettre toutefois le fait que nul d’entre nous pourrions être de façon permanente Christ, porteur de sa lumière. Il n’y eut que le Fils qui put affirmer être le Père. Nous donnant là, Matière à adoration.

Voilà, Un grand coup de H, mais notre navire n’a pas sombré corps et bien.

On a simplement maigri.

 

 

Deux quoi ?

 

Un homme et une femme ne font pas deux. Ils sont censés faire un. S’épouser si le mot signifie quelque chose. Que serait la terre perdue au milieu de la nuit sans le soleil ? et que ferait le soleil s’il n’avait pas de lieu pour se vivre et se révéler ? un miroir profond comme un lac, non pour admirer son image, mais dans les yeux adorés adorer l’origine de tout. Soleil et Terre sont deux matrices créatrices, d’un seul être. C’est pourquoi la solitude est si grande.

Et pourquoi si peu de reconnaissance ? Je veux dire que nous peinons à nous reconnaitre, c’est à dire savoir d’où nous venons, qui nous habitons & qui nous habite.

Parfois, je serais tenté d’exprimer des mots violents, vis à vis de cette condition, et de l’ingratitude, mais cela ne résoudrait rien. Ils sont nombreux les types complètement ruinés ravagés dans leur corps et leur cœur.

Et pourtant, il y a tout à vivre

Tout à vivre mais surtout pas tout à mourir.

On peut bien sûr tomber et dans notre chute avoir encore quelque chance. Sans doute parce que nous n’avons pas rompu le fil.

Et à qui donc pourrions nous rendre grâce de ne pas avoir coupé de façon définitive le fil de notre vie ?

Ensuite, au cours du temps qui viendra, nous irons forcément là où Dieu nous appelle.

Les traîtres sont toujours sur le devant de la scène

Mais passent pour des bons bergers. Les doux qui s’opposent et n’ont comme seule arme leur plainte face à ces destructions massives des formes de vie naturelle, face à cette minéralisation, métallisation et plastification du vivant. Comme si nous allions pouvoir vivre, évoluer, apprendre à aimer et découvrir dans ce contexte de vie éteinte dès la naissance, comme si ce qui se présente devant nous n’était pas une horreur, si nous ne retrouvons pas la nature, la vie sauvage, et tout ce que signifient les éléments qu’Elle nous donne.

On ne saurait remplacer un cœur aimant par un peace maker.

Apaiser cette angoisse

Apaiser cette angoisse, cette folie, cette mort dans l’âme, qui font faire n’importe quoi aux hommes et les déchaînent, leur font commettre les crimes les plus atroces, et aller jusqu’à tuer la terre et la vie sur terre. Pourquoi donc le mal ? Faut-il l’expérimenter pour le savoir ? Que saurons nous dès lors que nous serions aux enfers ? Et même, le gardien des enfers nous laissera-t-il y aller comme pour une visite zoologique ?

la Terre est notre corps. Elle ne nous enferme pas, nous faisons corps avec elle. Ce n’est pas notre tombe. Si nous la faisons vivre, si nous la prions, l’aimons, l’arrosons, nous pourrons souffler sur nos braises, nous ranimer.

Nous ne devrions jamais oublier que l’Homme est Un. Par conséquent que nos pensées se répercutent partout, dans le bien comme dans le mal.

Quelle mascarade

Tout est factice dans les écrans, les émissions, les réseaux, la marche du monde qui se bat pour rien. Bal d’ignorance et de mépris, bal douloureux qui engendre maladie et misère. Drogues, empoisonnement du sang, alcools, stupéfiants, poisons alimentaires, radioactivités, polluants atmosphériques, travaux de forçats qui épuisent les hommes, tout cela sous l’ordre des mensonges officiels d’Etats se livrant à un guerre, partout, entre tous.

Guerre lisse et invisible. Du moins, en coulisse.

Guerre sous les masques.

Pourquoi est-ce ainsi ? depuis toujours les empires sinistres, générateurs de morts et de privilèges, monde complètement déséquilibré dans ces rapports de pouvoir inhumains, et ces dominations , peut-être est-ce la loi de la Terre, sa fatalité, mais alors il manque une dimension, un lieu ou une échappée , simple à comprendre , tout à fait intelligible : quoi ? cet univers serait pur diabolisme ? pure folie dans son être ? autant dire pur non-être avant d’être. Il ne se peut pas. L’harmonie ne naît pas du Chaos, l’harmonie peut passer par le chaos pour ses métamorphoses, mais ce n’est ni l’état initial ni l’état final. Disons, que l’état final n’est pas acquis , hein 🙂  et que l’état initial est oublié, égaré, perdu dans les brumes.

Si nous succombons, nous ne pourrons pas succomber davantage. Nous serons bien obligés de suivre le flux des choses qui vivent, même microscopiques et minimales.

Je m‘interrogeais sur le fait de (se) sauver sachant que nous sommes mortels, comme si tous nos envols étaient vains, comme si nos amours et constructions étaient destinés à péricliter de toutes façons, ou bien tellement relatifs qu’il est inutile de s’acharner et de vouloir, et surtout vouloir pour autrui, imposer, dicter.

Non, la seule chose qu’il nous est possible de faire c’est de déposer nos bagages et préjugés à la porte et d’entrer.

Tout est fait à cette heure-ci pour nous donner l’envie de la vie éternelle. Même en passant par le mal, ou à cause du mal, qui est en nous, et hors de nous, comme on voit toute la souffrance des gens et de la vie sur terre.

Bon, va falloir se soigner hein.  Retrouver sa liberté et sa voie. Surement pas en aggravant les maux, les mensonges et la mascarade.