Aimer, oui, mais comment aimons-nous ?

Aimer plus que de raison, aimer à la folie n’est pas raisonnable. Non, aimer tout simplement, c’est tout ce qui devrait être, aimer sans éprouver le moindre regret, sans part d’ombre, sans mensonge, en laissant toutes nos ombres où elles sont. Tiens, aimer vraiment, c’est prendre de l’aimé-e tout ce qu’il/elle est jusqu’au bout. Vivre tout en commun. Quand il n’y a plus de sujet de séparation. Mais quand tout nous unit. Comprenez qu’à partir de ce moment là, Tout devient aimable et bon. Il n’y a plus de malheur. Il n’y a que la vie soutenue par Amour.

Sans doute sommes-nous loin de cela ? Si nous nous penchons sur l’existence et le monde dans sa démence, sa folie destructrice inconsciente, ses trafics aériens, maritimes, transports, usines, industries qui ne cessent de pomper le sang de la terre et engendrent des déserts, cela signifie que nous comblons le vide, le manque d’amour criant par des conquêtes stériles, des puissances absurdes, des fortunes rendant pauvres, des fortunes assassines. Mais cette absurdité est signifiante.

Bref, nous ne pouvons ou ne devrions pas pouvoir passer à côté de notre vie. Nous devrions aimer avec passion. Y a-t-il une école qui enseigne cela ? Ou pour le moins qui nous éveille à cet Amour Là ? Si cette condition était remplie, il ne nous manquerait rien. Nous serions source d’amour, comme le soleil. Lui qui n’est jamais excessif même quand il inonde la terre de ses rayons.

Vous rendez-vous compte que notre existence sur terre tient au millimètre près ? Impeccable. Comme doit être notre amour.

C’est fou, tout ceci. Nous sommes venus ici, nous rencontrons des hommes et des femmes, nous sommes dans cette impression du relatif, aveugle, et sans mémoire, pris dans ce contexte mais rien ne se fit au hasard, sinon, il n’y aurait rien, strictement rien.

Nous voilà donc enchaînés. et parfois, trop souvent révoltés contre cette chaîne qui nous tient comme des chiens.

La mort également devrait nous parler, nous montrer ce qu’elle sait. Comment la faire causer ? Je me dis par exemple qu’il n’est pas pensable qu’il n’y ait rien après la mort, mais que ce n’est pas mieux s’il n’y a personne. cela devrait suffire à nous rendre amoureux de tous ceux que nous rencontrons sur terre… comme des miraculés ou des ressuscités.

Ceci dit, nos amours ne peuvent pas être identiques, nous ne pouvons aimer tout le monde comme nous aimons notre épouse.

Mon dieu, quel bavard 😉

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Lettre ouverte à des copains réels

Puisque la lettre est ouverte elle n’est pas virtuelle elle est réelle, tout comme nous sommes des êtres réels de sang et de symbole, des êtres paraboliques ou même des êtres hyperboliques, c’est à dire ayant un parcours en orbite à accomplir. Tout cela s’effectuant dans l’accouchement dans le temps et le temple pur du corps.

Non, nous ne sommes pas des animaux ou des bêtes destinées à la boucherie. Ce n’est pas parce que l’histoire des hommes n’est qu’une alignée de cadavres, de malheurs et d’ennuis, de travaux forcés par des rois tyranniques et sataniques, que cela résume le tout de la condition humaine, de ces horribles hypocrisies qui nous laissent orphelins de nous-mêmes, nous raccrochant tant bien que mal à des vestiges et ruines du divin royaume.

Royaume en cendres donc. Comme la terre si belle jadis, si belle encore dans ses myriades d’oiseaux et papillons, ses lianes et lierres tressés amoureusement par le magicien autour du corps de la fée. Comment pourrions supporter cela, cet avenir là, sans vie ? nous serions facteurs de notre enfer, incapables de trouver les clefs de notre délivrance, prisonniers dans notre cage mentale morte. Morte non pas parce qu’elle est mentale, mais morte parce qu’elle serait menteuse, il serait menteur.

Il est possible de vivre dans le mensonge, le faux semblant, le masque, mais cette existence ne peut nullement nous conduire à ces dimensions supérieures qui nous sont propres, cet ordre des dieux tel qu’ils furent enseignés par nos maîtres en sagesse. De toute cette fausseté, il n’en ressort que trop de souffrances que nous devons assumer coûte que coûte, jusqu’à des points de rupture.

Voilà, c’est peut-être la seule question qui se pose à la conscience. Ce fil sacré. Spirituel donc, fil invisible aux yeux de chair mais non à ceux de l’âme. Reliant la Terre et le Ciel. L’homme et le dieu, l’homme et la femme, comme un seul, un être immortel, fondant cette éternité en nous et nous épargnant la mort.

Ceci ne peut pas être politique, mais se répercute dans le politique. Ceci n’est pas non plus religion mais engendre de la religion, à proprement dit, c’est à dire du tissu d’humanité liée vers un même destin, quelque chose de magnifique et de glorieux, non pas ce glorieux éphémère des scènes passées mais bien cette lumière qui se cristallise en chacun d’entre nous comme pur diamant pur cristal.

Donc, vous voyez, nos existences plongées dans la boue, la vile gelée corporelle ne se transfigure qu’ à certaines conditions, auxquelles nous devons nous soumettre. non pas pour faire plaisir à quelque affreux démon mais parce que c’est le jeu, et que ce sont les règles du jeu, de cette comédie.

D’ailleurs, tout est calqué sur ces mêmes principes, la toile, la peinture, toute œuvre est faite pour signifier l’Œuvre, l’œuf des dieux. Dit par Ses messagers artistes.

Tout cela nous brûle un peu sur les bords, forcément, nous avons tous et toutes sans exceptions un passé et un passif que nous ignorons, des fautes, nous avons un poids qui nous plombe, et nous empêche de voir et d’être transparent.

Alors ? Tout cela pour dire quoi ? Qu’il faut continuer le salut des bêtes, des arbres, de la vie sauvage, des sociétés naturelles, des totems et des tatoués, des rocks et montagnes, des théâtres de fous et de fantasia, etc. dans ce bain fraternel.

Nous avons un héritage parce que nous avons un Père. Que la Mère mis au monde par le Fils. Héritage de savoirs, qui se transmettent et se perdent s’ils ne sont pas transmis.

La Fin, la finalité est un lieu réel où nous avons à nous rendre. Le lieu d’où nous venons, et nous savons que ce serait l’horreur si nous le perdions. Un peu comme un marin serait en perdition s’il ne retrouvait plus sa terre.

Juste pour finir ce billet : c’est bien d’avoir des copains , non pas sur les réseaux virtuels et télématiques mais sur ces tréteaux chauds chauds lapins.  😉

Mon dieu quelle Muse …

 

 

Le couple à l’épreuve de la hache de H

Nous avons offert nos corps à un scénario Shakespearien, ou plus exactement, à un scénario réécrit par H, un metteur en scène, nos corps et bien plus que cela bien entendu, puisque le corps véhicule un sang et un esprit un souffle et une lumière, corps de désir et de souffrance, de beauté et de laideur sourdes, d’inspirations et d’expirations, comme s’il s’agit de notre vie et de notre mort par conséquent. On ne se donne jamais à moitié sinon on trahit son offrande et cela devient médiocre. Nous devenons donc des objets dans les mains d’un créateur, d’une sorte de démiurge producteur de sens, utilisant les sensibilités pour fabriquer une œuvre née de sa conscience. L’acteur n’est plus qu’un matériau, une glaise à la disposition d’un être ayant des désirs et  des frustrations, des idées propres ou moins propres. Qu’il se nomme Shakespeare ou H. H ayant comme tout homme sa hache pour trancher dans les chairs à vif, et rendre de l’émotion, animer l’ouvrage.

Rien n’est innocent, et l’ignorance engendre bien des maux.

Qui donc sert-on dans ces œuvres ? quel dieu ou simulacre de dieu, quel ange ou démon, quel dieu déchu ? Ce n’est pas anodin de servir une scène publique, de rendre une femme ou un homme publique. Par ailleurs, quand on voit la vie troublée des acteurs et actrices, leurs existences carrément déséquilibrées dans leur vies affectives, il est permis de se poser quelques questions. Un comique est considéré dans la vie comme comique et un assassin est toujours vu sous l’angle sinistre, le personnage colle à la peau de l’acteur.

Les actes révèlent les pensées, et les amours. Shakespeare est noir. Tragique. il n’y a pas de happy end, ni de mort qui prêtent à rire. Il n’y a que des crimes abominables, de la vengeance, et du malheur, de l’humanité abjecte sous des têtes couronnées maudites, sauf quelques personnages purs au destin tragique. Dans un bain de sang.

Chez Hamlet, quel est le point central ? Pourquoi n’est-ce pas Ophélie ? pourquoi Hamlet veut il venger son père et sacrifie son amour pour Ophélie ? Ce n’est pas héroïque. C’est humain.

Lear est ce personnage tellement imbus de lui-même qu’il demande des preuves d’amour sans en donner lui-même. Ce n’est qu’un soudard, un roi de ce monde, un prince des ténèbres.

Dans le jeu de la vie réelle, il n’y a peut-être que ce rapport de force entre les êtres, ce duel, cette lutte, entre force blanche et force noire, entre yin et yang, masculin et féminin, source des attractions et répulsions, causes des fusions et des naissances, tension entre le haut et le bas.

Bon, toute œuvre est lourde de sens, même une mauvaise œuvre. Et même le mauvais existe-t-il vraiment ? N’est-il pas mauvais uniquement parce que nous n’en saisissons pas le sens secret ? Et là, il est dans la Hache. Censée révéler le pur , l’innocent . Ce qui rend l’œuvre belle ou pour le moins assez jolie. ( logique : la hache ne peut scinder l’inaltérable )

Sans nul doute, de façon absolument vraie, il ne peut y avoir que la parole Christique qui ne soit pas mauvaise. Parole qui n’est pas le lot d’un seul porteur. Qui se trouve dans le Christ d’une part, et de façon indélébile, et d’autre part dans tous les hommes ou femmes qui vivent selon la même passion. Sans omettre toutefois le fait que nul d’entre nous pourrions être de façon permanente Christ, porteur de sa lumière. Il n’y eut que le Fils qui put affirmer être le Père. Nous donnant là, Matière à adoration.

Voilà, Un grand coup de H, mais notre navire n’a pas sombré corps et bien.

On a simplement maigri.