Le couple à l’épreuve de la hache de H

Nous avons offert nos corps à un scénario Shakespearien, ou plus exactement, à un scénario réécrit par H, un metteur en scène, nos corps et bien plus que cela bien entendu, puisque le corps véhicule un sang et un esprit un souffle et une lumière, corps de désir et de souffrance, de beauté et de laideur sourdes, d’inspirations et d’expirations, comme s’il s’agit de notre vie et de notre mort par conséquent. On ne se donne jamais à moitié sinon on trahit son offrande et cela devient médiocre. Nous devenons donc des objets dans les mains d’un créateur, d’une sorte de démiurge producteur de sens, utilisant les sensibilités pour fabriquer une œuvre née de sa conscience. L’acteur n’est plus qu’un matériau, une glaise à la disposition d’un être ayant des désirs et  des frustrations, des idées propres ou moins propres. Qu’il se nomme Shakespeare ou H. H ayant comme tout homme sa hache pour trancher dans les chairs à vif, et rendre de l’émotion, animer l’ouvrage.

Rien n’est innocent, et l’ignorance engendre bien des maux.

Qui donc sert-on dans ces œuvres ? quel dieu ou simulacre de dieu, quel ange ou démon, quel dieu déchu ? Ce n’est pas anodin de servir une scène publique, de rendre une femme ou un homme publique. Par ailleurs, quand on voit la vie troublée des acteurs et actrices, leurs existences carrément déséquilibrées dans leur vies affectives, il est permis de se poser quelques questions. Un comique est considéré dans la vie comme comique et un assassin est toujours vu sous l’angle sinistre, le personnage colle à la peau de l’acteur.

Les actes révèlent les pensées, et les amours. Shakespeare est noir. Tragique. il n’y a pas de happy end, ni de mort qui prêtent à rire. Il n’y a que des crimes abominables, de la vengeance, et du malheur, de l’humanité abjecte sous des têtes couronnées maudites, sauf quelques personnages purs au destin tragique. Dans un bain de sang.

Chez Hamlet, quel est le point central ? Pourquoi n’est-ce pas Ophélie ? pourquoi Hamlet veut il venger son père et sacrifie son amour pour Ophélie ? Ce n’est pas héroïque. C’est humain.

Lear est ce personnage tellement imbus de lui-même qu’il demande des preuves d’amour sans en donner lui-même. Ce n’est qu’un soudard, un roi de ce monde, un prince des ténèbres.

Dans le jeu de la vie réelle, il n’y a peut-être que ce rapport de force entre les êtres, ce duel, cette lutte, entre force blanche et force noire, entre yin et yang, masculin et féminin, source des attractions et répulsions, causes des fusions et des naissances, tension entre le haut et le bas.

Bon, toute œuvre est lourde de sens, même une mauvaise œuvre. Et même le mauvais existe-t-il vraiment ? N’est-il pas mauvais uniquement parce que nous n’en saisissons pas le sens secret ? Et là, il est dans la Hache. Censée révéler le pur , l’innocent . Ce qui rend l’œuvre belle ou pour le moins assez jolie. ( logique : la hache ne peut scinder l’inaltérable )

Sans nul doute, de façon absolument vraie, il ne peut y avoir que la parole Christique qui ne soit pas mauvaise. Parole qui n’est pas le lot d’un seul porteur. Qui se trouve dans le Christ d’une part, et de façon indélébile, et d’autre part dans tous les hommes ou femmes qui vivent selon la même passion. Sans omettre toutefois le fait que nul d’entre nous pourrions être de façon permanente Christ, porteur de sa lumière. Il n’y eut que le Fils qui put affirmer être le Père. Nous donnant là, Matière à adoration.

Voilà, Un grand coup de H, mais notre navire n’a pas sombré corps et bien.

On a simplement maigri.

 

 

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Deux quoi ?

 

Un homme et une femme ne font pas deux. Ils sont censés faire un. S’épouser si le mot signifie quelque chose. Que serait la terre perdue au milieu de la nuit sans le soleil ? et que ferait le soleil s’il n’avait pas de lieu pour se vivre et se révéler ? un miroir profond comme un lac, non pour admirer son image, mais dans les yeux adorés adorer l’origine de tout. Soleil et Terre sont deux matrices créatrices, d’un seul être. C’est pourquoi la solitude est si grande.

Et pourquoi si peu de reconnaissance ? Je veux dire que nous peinons à nous reconnaitre, c’est à dire savoir d’où nous venons, qui nous habitons & qui nous habite.

Parfois, je serais tenté d’exprimer des mots violents, vis à vis de cette condition, et de l’ingratitude, mais cela ne résoudrait rien. Ils sont nombreux les types complètement ruinés ravagés dans leur corps et leur cœur.

Ne pas perdre le fil de son rêve

Juste pour s’en souvenir, et ne pas tomber idiot. Par exemple, l’homme premier naturel, né dans sa culture assez proche de la nature sauvage, près des éléments, et de ses espaces et de ses temps, s’il savait qu’il ignorait il savait aussi ce qu’il savait, comme rêve et bonheur, et images d’harmonie, et se grimait, se parait de plumes ou d’os, de terres ou de tatouages, pour jouer aux caméléon, au singe ou aux animaux avec lesquels il se savait une parenté et une distance. Il en vivait modestement. Identité floue et non tragique.

Mais voilà, tout est devenu violent et négatif.

Nous perdons notre « je » et notre rêve du même coup.

Campagne Politique dans les champs de choux, pour des sombres histoires de sous

L’argent pose problème, forcément, puisque l’argent est inconsistant, relatif, insignifiant s’il est pris en soi, et signifiant selon ce que nous pensons, aimons, donnons ou prenons.

L’argent est un récépissé d’une dette. À qui rend-on cette dette ?

Avoir des billets donc impose quelque chose, signifie avoir un sorte de devoir moral vis à vis de celui qui nous donne son billet, vous comprenez ? C’est là que le bât blesse, c’est dès lors qu’on a de l’argent si on se croit possédant un pouvoir alors on abuse , c’est selon son cœur, selon son état d’esprit, ou sa conscience.

En tous les cas, c’est un indicateur du niveau de confiance respective entre les membres d’une société.

Hé ben, pour l’heure, ce n’est pas glorieux. Combien de vols, combien de victimes, de misères et de mafias troubles.

En fait on dirait que les hommes font n’importe quoi !

à sept milliards c’est moins qu’à sept ou dix dans une cellule

Quand un nombre considérable de jeunes gens ne savent pas quoi faire de leur existence, parce qu’ils sont nés très pauvres, dans des territoires, dont on peut se demander ce que veut dire ce mot employé à tout bout de champ sauf pour les champs.

Pendant ce temps là, d’une misère qui n’en finit jamais, d’une existence inutile, vide et vaine qu’on remplit à coup de drogues, de fanatisme dans les stades, comme si ces subterfuges qu’on distille à profusion pouvaient remplir le vide. Cela ne se peut pas, cela ne fait que tenir en laisse des masses qu’on envoie au casse pipe, que ce soit sous l’habit de policiers, ou la nudité des démunis, masses qu’on met en conflit afin de les tenir esclaves et surtout à distance. La ruse et la violence des pouvoirs demeurent intactes.

Et les opposants sont vraiment moux

Apaiser cette angoisse

Apaiser cette angoisse, cette folie, cette mort dans l’âme, qui font faire n’importe quoi aux hommes et les déchaînent, leur font commettre les crimes les plus atroces, et aller jusqu’à tuer la terre et la vie sur terre. Pourquoi donc le mal ? Faut-il l’expérimenter pour le savoir ? Que saurons nous dès lors que nous serions aux enfers ? Et même, le gardien des enfers nous laissera-t-il y aller comme pour une visite zoologique ?

la Terre est notre corps. Elle ne nous enferme pas, nous faisons corps avec elle. Ce n’est pas notre tombe. Si nous la faisons vivre, si nous la prions, l’aimons, l’arrosons, nous pourrons souffler sur nos braises, nous ranimer.

Nous ne devrions jamais oublier que l’Homme est Un. Par conséquent que nos pensées se répercutent partout, dans le bien comme dans le mal.

Qui donc la connait ?

Probablement tout le monde. Mais qui donc la vit véritablement ? Là, il y a sûrement moins de monde. Ne parlons pas de ceux qui ne la connaissent que sous l’angle des mondanités, des frivolités, de la vie comme si venir sur terre était une sorte de voyage organisé pour visiter le grand canyon, arriver vide et repartir aussi vide, existences vaines. Néanmoins, le malheur est là toujours prêt à dévorer sa proie et trouver ses victimes. Assouvir cette soif de pouvoir sur le plus faible, comme se hisser sur la masse, de façon démente, assassine bien sûr, puisque la masse est rien par essence, puisqu’elle est recyclable à l’infini, comme objet qui ne cesse de se reproduire et de survivre à tous les cataclysmes. Cynisme des puissants, double langage, et impuissance des populations face à ces violents.  Impuissance et sentiment de sidération, foules hypnotisées, subjuguées par les discours, par les partis, les œuvres imposantes, la grandeur effective des grands messes sonores, où résonnent comme dans des cathédrales la voix de ceux qui dictent leurs opinions, leur subjectivité, et égo enflé. En imposant aux masses.

Connivence donc de toutes ces armées en vue de quel projet planétaire ? Il semble que la notions de lutte est la première donnée, lutte implacable entre tous, seigneurs, princes, chefs, et de proche en proche inonde tous les niveaux, toutes les branches de l’arbre. Tout le monde est au fond d’accord pour lutter sauf ceux qui sont déjà vaincus et par conséquent la vie leur échappe. Ils sont au fond éteints quelque part, ou bien ils ont renoncé à ces engagements quelconques, épuisant et troublant forcément : La vie ne saurait être de tout repos. Le paradis le serait peut-être, et encore, avec sa face inconnue, sait-on jamais si les élus, les bienheureux sont vraiment au repos et rien qu’au repos éternel ?

Bon, ce qui est laid, atroce, injuste, écœurant, parait radicalement autre que ce qui est beau, doux, juste et inondant notre cœur d’un feu amoureux.

Alors question. Est-ce que les motivations des hommes sont toujours en vue de faire fleurir cette face du jardin ? Jardin qui a priori n’appartient à personne, si ?

 

Juger l’arbre à ses fruits

D’abord que sont les fruits ? Est-ce l’enfant, la mère ou le père, leur bonheur et leur lumière, le sourire qu’ils portent ou les souffrances, la vie heureuse ou malheureuse ? Ne serait-ce pas une promesse de continuité sereine ? quelque chose comme la certitude de tenir sa vie vers quelque dimension positive ?

Les conditions présentes de notre existence sont douteuses. Il y a du bien, sans aucun doute, du joyeux, mais dans la balance des faits, combien ? Que se passe-t-il exactement sur cette terre en proie à des accouchements difficiles et des génocides, des exterminations massives ?

Si la généalogie humaine est telle dans son déroulement qu’on nous la décrit, les milliers d’années du passé sont définitivement morts. Nous ne pourrons plus revivre ces périodes où nous étions chasseurs-cueilleurs, évoluant au sein de petites communautés tranquilles qui vivaient au rythme de la nature providentielle.

Nous avons construit des murs des citadelles des hiérarchies, des contraintes effarantes, tout est mis sous condition. Eau  air feu conditionnés, plantes sous cloche, copulation artificielle, parole incluse dans les électrons, etc. Où est le clan, la tribu, la famille dans ce monde agité de mouvements perpétuels ? Où est la contemplation qui donne accès au cœur de la Terre , de son esprit vivant qui est comme une énergie et est un amour ? D’ailleurs la contemplation n’est pas passive, elle est dans l’acte. L’acteur, le créateur, le facteur voyageur observateur agit et contemple l’œuvre sous ses mains, contemple la matière qui se transforme et il se transforme dans la matière. Ceci est très net chez le peuples premiers, même si cela ne nous parait pas évident.

Mais dans notre monde qui se croit supérieur, qui bâtit des tours comme des montagnes en sacrifiant l’existence des petites mains pour ces plans déments, en divisant à l’extrême le temps, le travail, les sexes, les âges,  en enfermant tout le monde dans des schémas, des croyances et des superstitions savantes puissamment destructrices, sans parler des poisons qui lentement mais surement éradiquent la vie sur terre. Ne nous laissant plus que des espaces complètement aseptisés d’un côté et complètement malades de l’autre par les déséquilibres engendrés dans ces milieux artificiels. On dirait que c’est l’œuvre de savants fous, de dictateurs aussi fous, mais en fait il s’agit tout simplement de l’Homme égaré.

Qui sous ces conditions s’avère n’être qu’un pauvre démon collectif buté. Fermé donc. Obscur et chaotique. Générateur de sa propre souffrance dans celles qu’il inflige en essayant de repousser sa faute ou sa carence,  sur des boucs émissaires.

On apprend chaque jour des informations dramatiques. Que voulez vous, c’est ainsi. Que de génocides des peuples premiers ! Ceci, depuis que nous étions lecteurs des Calypso de Cousteau nous en étions informés mais sans plus. Nous savions ce qui se passait au niveau des mers, baleines, etc. Mais nous ignorions plus ou moins le travail d’autres voyageurs ethnologues ou associatifs, nous méconnaissions tous ces crimes.

Désormais le monde sait ? La planète est un ghetto.

Quel arbre a donné ce fruit ? Quel fruit pourri a laissé pousser cet arbre ?

Désolation

Quand j’étais môme nous jouions sur de nombreux terrains de jeux , des petits bois au bord de la ville, des plages en été, au ballon dans les rues calmes. Quand j’ai entendu parler des jeux vidéos sur téléphone et que les enfants se précipitent dessus comme des affamés, et qu’en sus on leur diffuse des pubs, qu’on leur prend des informations personnelles à la source, mail ou autre, je fus estomaqué.

Mais dans quel monde veut on vivre ? dans un monde strictement virtuel ? comme si ce monde avait la même essence que le réel. Les fous seuls pensent ainsi, si toutefois on peut appeler ça penser. Je crois que cela relève du calcul, et d’une certaine perversion mentale. 

Vivre ne se peut que plongé dans le corps, dans le charnel, sensuel, sensationnel de la Terre : Froid chaud, humide, sec, torride, venté, calme, doux, rond, épineux, piquant d’orties, odorant ou puant, aigre amer et acide, effrayant en vrai, angoissant, et où nous trouverons toujours une consolation 

pour peu que nous en faisions la demande. Tandis que ces jeux , et les sports en général alimentent les illusions esclaves. Normal, ils sont fondés sur la soif exclusive des marchands, servis par des administrations aux ordres. Et une morale qui ferme les yeux.

 

En fait cette description des variations ou modulations que nous propose et impose la Terre est largement incomplète, parce que cette maison contient des étages en nombre, et même des sous-étages. Pourquoi ravaler le grand nombre dans ces catacombes du réflexe ?

 

Pour quoi Nature vit ?

Le bousier roule sa boule, l’abeille ses pelotes de pollen, la rose diffuse son arôme, des foules entières de graminées, s’acharnent, s’enracinent, poussent comme on porte sa charge, chaque cellule dispersée, concentrée dans son effort,

Obéit à son plan. Sachant exactement ce qu’elle a à effectuer, visant juste, précise comme le ballet des martinets qui ne se heurtent pas, les mésanges revenant aux lieux favorables, nichant où ils peuvent, lieux familiers, et qui nous paraissent incongrus, des trous de pierres, des tubes de métal, parcourant des milliers de kilomètres pour se reproduire, instinctivement, guidés, mus par quelque Raison supérieure inscrite dans l’invisible… 

Comme si les êtres savaient ce pourquoi ils vivent.

Mais nous autres hommes, dictions aux choses et aux êtres nos intentions, notre volonté dominatrice, et notre enfermement sacrément égoïste, ou nos idées plus ou moins justes, ou nos désirs ou nos violences, nos pensées sectaires et nos préjugés, en vue de finalités qui sont aussi limpides que des marécages.

Que peut il résulter de tout cela, cette existence errante, folle, malheureuse, des souffrances cachées, des révoltes, beaucoup de désordre et de vies brisées qui altèrent l’ordre naturel.

Ordre qui est récusé, considéré comme nul ou ennemi.

Nature, ou Ordre divin ? En tout état de cause, il manque vraiment cette dimension aimante, qui est l’amour en tant qu’énergie et lumière. On lui substitue la raison, la logique, l’argument scientifique, le pragmatisme, l’efficacité, et la force qui s’impose.

Bref, il manque aux hommes sans doute une certaine connaissance de leurs finsqui leur appartient de trouver par eux mêmes, comme il n’appartient qu’à eux de penser par eux-mêmes, et de vivre, probablement comme vit la nature suivant sa fin, et la servant, c’est à dire, vivant chacun fait vivre la vie.

Mais nous, nous ne pouvons le faire qu’en obéissant à nos choix conscients et non pas à nos seuls instincts, obéissant donc à l’Arbre de la Connaissance et à l’Arbre de Vie. Délicat problème.