du sens des mots

Le monde est rendu dans un état d’indigence extrême, malgré les apparences de puissance et de richesse. Il se passe quelque chose de frappant. Le peu d’échange en profondeur, le délitement des liens qui nous fondent, tout cela en vertu d’un progrès des machine informatiques, soit disant délivrant de l’information. Nous en oublions l’essence même de cette notion d’échange d’information, de ce qui autorise la vérité au sein d’une assemblée, d’un groupe ou d’un couple, qui est le premier assemblage humain. Ce qui fait office de lien disparaît dans les brumes des écrans, tout le monde étant absent à tout le monde. Mais chacun est persuadé de ses raisons. Et surtout de la raison scientifique qu’on vous assène comme ultime. Tandis qu’on rejette comme naïf ou débile celui qui ne sait pas trop mais croit.
S’il ne commet nul crime le fait de croire ne nuit pas. Ensuite, rien ne tient dans ce monde sans un acte de foi initial. Croire en l’argent, en l’État, ou à la démocratie, croire au néant. Il a bien fallu que des dingues croient en l’aviation avant que cela ne s’impose comme moyen de voler.

Aviation devenue très peu raisonnable et très envahissante désormais. La foi, la croyance a une puissance insoupçonnée. Où je peux rejoindre les rationalistes c’est à propos des effets et des excès de toutes ces croyances stupides dans le monde.
Je mets au défi n’importe quel savant de savoir plus et mieux que la Matière qui sût engendrer tout ce vivant en elle-même. Dans cent mille ans peut-être saurez vous ce qu’elle contient comme vérité, volonté, intention, énergie.

Le drame humain consiste à ne pas sentir relié à sa source, mais d’en être expulsé. Alors nous nous inventons toutes sortes de subterfuges pour la retrouver. Il y a celui qui tel le scientifique croit qu’il va pouvoir passer par les équations, les nombres, insondables et absurdes ; et il y a celui qui croit autrement et commet des erreurs d’appréciation.
Le bilan, ce sont de nombreux malentendus, et un monde malheureux.

Le reste, vos raisons, vos croyances cela vous regarde.
Difficile de taxer d’hérétiques des gens dans un monde hérétique qui croit avoir raison de tout.

Quant au fou, comment lui donner raison ? Nous butons toujours sur des définitions, sur le sens que nous imputons aux mots, que chacun défend  mordicus comme si sa vie y était engagée.

échéances du bien et du mal.

Dans l’absolu Tout est bien, uniquement dans l’absolu.
Dans le relatif, il y a du bien et du mal,  et nous avons bien du mal à savoir lequel des deux est bien, lequel est mal.
Sauf que, si nous faisons mal et que nous le savons, ce mal ne nous fait pas du bien.
Par contre si nous ne savons pas quel mal nous faisons, croyant faire du bien, ou voulant imposer aux autres le même régime, mettons le bien sans savoir de quoi il s’agit, ce bien peut être un mal, ne peut pas être un vrai bien.
Nous faisons rarement un mal pour faire du bien, tel le chirurgien censé savoir ce qu’il fait.
Autrement dit on ne fait du bien que si on sait quel bien on fait. Nous pouvons aussi nous tromper, mais dans nos erreurs effectives, cela nous est toujours signifié douloureusement.
Le mal reçu est un bien pour nous renverser. Sinon tout est absurde et sans morale, bien égal au mal et vice versa : Ce qui nous élève est identique à ce qui nous avilit, il y a autant de sublime dans l’horreur que dans l’héroïsme. Tout ne serait que pure merveille, même les enfers.
Nous savons que ceci est archi faux.
Non, les maux nous servent pour notre rachat. Ils ne sont pas gratuits, pas insensés. Et il ne tient qu’à nous de ne pas y succomber et aggraver notre condition. Le « nous » étant singulier et pluriel, nous pouvons à la fois veiller sur nous et sur les autres.
Mais dans le pire des cas, celui qui s’acharne à faire mal sans entendre la souffrance des autres, là, celui-là, disons que Dieu ne lui donnera guère de chance le moment venu.
De même celui qui force un bien. Comme dans ces moments très actuels et très machiavéliques.
Combien font mal en se prenant pour dieu et dictant à sa place où se trouve le bien.

Alors dans la folie du monde, nous tombons sur un os, mortel pour tous. Virus invisible ennemi, comme si c’était le diable qu’il faut tuer, mal à éradiquer. On ignore que cela ne se peut que si on connaît dieu. Et si on le vit.
Ou la part divine, parole, pensée, sens, voie, chemin, etc. ensemble, ou universel. orientés en fonction du vivant et non du mort.

Dieu connaît mieux le virus qu’aucun virologue ne pourra jamais connaître.

Il prend son temps. Et nous perdons le nôtre.

Un mal à dieu, non pour nous perdre mais pour que nous renversions nos façons sinistres de vivre, en quelque sorte pour nous sauver du pire.

les fous manipulateurs

La Science n’est pas écrite dans les encyclopédies, pas plus que l’Art n’est dans les musées. Si la Vérité n’est pas belle, et si la Beauté n’est pas vraie, nous passons à côté d’un Bien qui nous rassemble en esprit. Art et Science se rassemblent en Esprit. Collection d’humanité.
Ceci revient à dire qu’il n’y a de science qu’en conscience, que dans la conscience au delà de la conscience. De la même façon qu’il n’y a de l’amour qu’au delà de l’amour. Tout ceci nous élève, sinon nous nous abaissons dans des lieux atroces. Insupportables murs sans porte.
Comme si nous pouvions confier notre corps, notre âme ou notre conscience à une Machine qui collecterait l’infinité des données de l’univers, une machine strictement humaine et donc forcément lacunaire, malgré ce qu’elle croit comme infaillibilité de ses vérités.
Cette machine qui serait donc la science totale absolue de dieu, mais sans Dieu. Science transcendant la totalité, mais ignorante au fond. Cette science n’étant que la projection humaine du possible à notre portée, fonction très relative de ce que nous avons rentré dans la boite.
Nous en perdons notre vie. C’est à dire cette connaissance sensible, ce cheminement progressif de l’âme dans ses erreurs, et ses souffrances, ses bonheurs, tout ce qui compose le sujet touchant et émouvant, qui pleure et qui rit, qui nous rend joyeux et parfois malheureux.
Alors que cette Science gonflée d’orgueil et de poisons, n’est sans les hommes sages et mesurés, que puissance diabolique. Exterminatrice.

Comme disait Rabelais  : « Ruine de l’âme »

Songez donc à ce que fabriquent certains hommes dans les fondements organiques, par ces nanotechnologies lorsqu’ils manipulent les bases mêmes du vivant en y incluant des intrus hasardeux dans la chaîne des organes. Ils sont littéralement fous.

Le labyrinthe dingue

Quelle est cette pensée qui réduit l’homme à une suite de nombre, ou à sa poussière, réduit à néant le sujet dans l’Un ? Réduit l’homme à son ADN. Numérisable.
Ne serions-nous, chacun d’entre nous dans notre singularité, et notre volonté, libre arbitre, errant dans nos droits à l’erreur, cherchant et parfois trouvant des lumières, que des forçats tenus d’ obéir à un principe suprême, un décret, une loi unique et totalitaire, sans que nous puissions en contester la moindre ligne, en toucher un seul mot, ce qui serait taxé de déviance ou d’hérésie ? Si, par définition Dieu est Tout, Je ne suis rien. Voilà à quoi nous devrions nous soumettre, faire abnégation de notre être, pensée, et sentiment que nous considérerions comme notre, nous devons faire allégeance à cette tyrannie absolue d’un Dieu unique et seul à être le bon.
Même s’il est le Bon, effectivement, dans les faits, dans ce qu’il est, dans son verbe, Nous ne sommes pas tenus d’y obéir en esclave, mais uniquement de le suivre, de le saisir, comprendre, entendre, voir, et donc de le servir par notre liberté et nos choix. Ainsi, nous servons une totalité qui vit, et dans laquelle nous sommes inclus, et qui vit parce que nous sommes vivants.

Dieu s’il est Un est aussi Un par Tous ceux qui sont.

Ce qui se passe dans ces moments où la terre entière semble prise dans une folie dont nul ne connaît l’issue relève d’un piège conceptuel, affiné avec le temps et avec la science développée au cours des siècles par des armées de l’ombre. Ces ouvriers œuvrant au noir, en secret, calculateurs, esprits animés d’une foi forte et fanatique, érudits en écritures et en tous ces domaines des sciences mathématiques, physiques, et informatiques, biologiques, veulent arriver à leur fin, simple en vérité, de donner Raison à la foi. Et prouver. Et d’imposer la Vérité unique. Objective. Incontestable. Infaillible.
De cela, nous ne sommes que pauvres objets relatifs et très mortels. Objets inutiles si nous ne livrons pas à l’im peccabilité.
Ceci ressemble fort à une purification ethnique.
Ne pardonnant rien. Mais faisant semblant de pardonner. L’horreur absolue. C’est comme si on voulait te guillotiner la tête. Pour t’imposer à sonder l’abîme. Exactement comme on forçait les hommes à la conversion. Cette tyrannie est tout à fait moderne et réactualisée, ses outils sont surpuissants. Et méchants.
Je me demande comment nous allons nous sortir de ce labyrinthe de dingue.
Sans doute faut-il que nous allions effectivement au fond, mais avec toute notre tête… Et le cœur bien accroché.

quel futur ?

Il y a une sorte de convergence de toute la problématique humaine face à elle-même, une mise en abîme, rapport au temps, à l’espace, et au Mystère. Saurons-nous retrouver quelque clef ouvrant sur le réel ou succombons sur un vide ? Alors que nous avions sous la main une telle diversité vivante, si riches d’enseignements, aussi bien par ce que les hommes du passé surent produire, que ces formes présentes dans tous les règnes et à toutes les échelles. Au lieu de nous y pencher nous sommes pris dans des nœuds.Au lieu d’avoir une espérance non illusoire, nous n’aurions que la tombe comme unique destin ? Ce serait trop bête, trop douloureux. Cela dépasse l’entendement de voir que les choses puissent être ainsi. Sans rémission possible.

De la patience, à la sapience

Notre cerveau est un peu trop étroit pour contenir l’univers, toutefois il peut entrevoir ne serait-ce qu’en lui-même tout l’espace qui s’y trouve. Espace infini, univers fini, et entre tout cela des membranes qui les définissent, dans ces mondes à plusieurs temps irrésolus. S’il y a erreur ou méprise sur notre origine et sur les moyens de la retrouver, nous butons sur un mur qui nous excède, alors dans le tumulte du monde nous aggravons le désordre, la situation empire, nous perdons notre chance de voir par delà, qu’apparaisse une issue libératrice.
Pour que nous découvrions tout ce que la nature offre comme possibilité, plantes médicinales, acupuncture, et en nous-mêmes tous les ressorts cachés, pouvoirs sur notre corps, répondant à cette ignorance, cet oubli initial, il fallut vivre selon le temps, en phase avec les lieux.
En équilibre sur un fil, si nous forçons les événements, ceci nous fait chuter, les désordres s’accroissent au lieu de se résoudre, le monde cherche des solutions à ces problèmes qui s’amplifient et ces solutions amplifient les problèmes, en les compliquant, agitations, solitudes.
Autrement dit toutes ces situations malheureuses d’une humanité défaite. Et maladive. Ayant rompu les liens et l’harmonie qui nous reliait, et effectivement nous nouait dans une Nuit (Noce) dont nous n’avons pas su tirer toute la lumière. L’impatience étant significative de cette perte. Nous sommes bien tenus à la patience dès lors que que tombons malades.

Parce que avons manqué de sapience

et de confiance et de beaucoup d’autres choses inconnues.

 

comment juger dans le noir ?

le virus est innocent. le monde ayant exhumé ses morts, dans une logique collective, une immense ab surdité, sans exception, mais bien entendu à des degrés divers dans l’échelle des responsabilités. nous avons perdu l’idée d’un juge suprême, des lois, par conséquent qui sauve ?
il est très difficile, voire impossible de s’affirmer détenteur de la hache, qui tranche. cela supposerait de connaître les destins communs. tout ce que nous pouvons c’est de nous soutenir dans l’ordre du vivant. laissez les morts. Sans pardon, cela n’ira pas tout serait vengeur
le vivant n’est pas tiède, ni mièvre. doucereux, il n’est pas réductible à une équation ou à de l’énergie. à une icône ou une croix, un symbole quelconque. c’est un flux fort qui anime nos âmes, nous brûle, nous traverse implacable mais non pas pour nous perdre. + de l’eau

Citation

de si minuscules quasars — Méditations

Minuscules parce qu’après tout ils sont composés d’infiniment de trous. Et que nous pouvons les voir, tandis qu’eux nous ignorent. Certes, si on est raisonnable, on sait que cet univers est fou, démentiel par sa dimension, par tout ce qui s’y produit. Il est probable que tous ces objets célestes, ces virus, ont leur raison […]

via de si minuscules quasars — Méditations

de si minuscules quasars

Minuscules parce qu’après tout ils sont composés d’infiniment de trous. Et que nous pouvons les voir, tandis qu’eux nous ignorent.

Certes, si on est raisonnable, on sait que cet univers est fou, démentiel par sa dimension, par tout ce qui s’y produit. Il est probable que tous ces objets célestes, ces virus, ont leur raison d’être, mais ce ne sont que des objets, nous touchant à peine.

Par contre, ce qui nous concerne, ce que nous sommes, ce que nous aimons et ce dont nous avons conscience, toute cette vie présente en nous et en dehors de nous, sorte de miracle, et d’apparition des émotions, des drames, et des joies, des temps très étroits où nous demeurons, et ces conditions des âmes, cela à proprement dit est immense.

Le temps, la lumière objet invisible à l’œil nu, le mouvement qui selon la science fonde l’espace, et se relie aux temps, cela semble perdu, comme dirait Proust.

Ce n’est peut-être que nous, en notre mémoire qui sommes égarés, et de ce fait là engendrons toutes sortes de monstruosité sur cette terre rendue bien malade.

Très très étrange que nous sachions l’infini, et que nous soyons dans la finitude la plus angoissante, avec la mort comme seule perspective, nous anéantissant. Perspective ou point de vue ?

Réduire l’âme humaine à ce point. Alors que nous devons croître et multiplier les relations les liens qui fondent cet universel.

Si tout est relatif, le relatif est cet Absolu qui nous fait défaut. Vers lequel nous pourrions nous rendre, à condition de frapper à sa porte, pas à pas, tranquillement.

Cela sans doute prendra du temps pour que tous les hommes passent, et franchissent le seuil, les eaux noires et rejoignent l’autre rive. Sérieusement et douloureusement, dépouillés.

Nous verrons alors en nos profondeurs existentielles ce Feu qui nous anime. Nous serons dans ce feu. Mais doux, vous savez.