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Voilà dans toutes choses, il y a trois ingrédients.

la recette : spirituelle

la table : matérielle

le mets : conscience

d’ailleurs, conscience est je, sujet à l’état pur, en cours.

venu d’ailleurs

venu d’ aïeux.

Donc nous nous nourrissons de conscience, signes échangés qui transforment notre conscience, et nous donnons à manger notre conscience.

C’est bien ce qui passe, non ?, dès lors que nous parlons, peignons, sculptons, chantons, dansons, jouons la comédie, nous donnons de notre conscience au monde afin qu’il se nourrisse et se sustente, se soutienne dans sa création.

 

 

 

Avant la scène

Coule la seine

coulent tant de mortes

malsaines

d’ Ophélie pleines

d’eaux

d’œdèmes

je t’aime

Hâmelet

d’œuf

crane d’ ouf

tire un trait

sur la scène

trait très relatif

scène aux monstres d’ours

aux gibets

à l’infortune des

gens levés tréteaux

à la misère des rois dans leurs cacas.


 

 

Après mûre réflexion

Je me suis dis que

La mort seule nous élève à la Vie.

Mais non notre décomposition de notre corps, non pas nos maladies, tourments, souffrances de toutes sortes dans notre chair et notre âme, non.

La mort comme actrice ou plutôt créatrice terrible et muette, faux insinuée au centre de toutes choses, distanciée et belle, transparente comme voile de mariée,  eau de feu.

Car il n’y a que l’homme qui devient Homme.

et qu’il n’y a que l’Amour entre l’homme et son dieu, entre cet état d’homme mortel et cet état d’être dieu.

Sur terre et partout dans l’univers, il n’y a que cela, il n’y a que Nous dans ce jeu, parfois terrifiant d’angoisse, parfois extatique.  Mais nous n’aspirons en réalité qu’à cette extase, et ce mariage de nous et de notre dieu. Nous pourrions dire retrouver l’entièreté de notre âme. transcendante, unie, apaisée, immortelle et détachée, sans nulle alarme, froide et brûlante, tendue et détendue, assemblant en elle la pesanteur et le léger.

Et voici pourquoi dans cette sphère existentielle où nous errons lamentablement nous sommes soit dans ce corps mâle soit femelle, pour vivre cette déchirure.

Sans autre choix que de se rendre sur l’autre rive.

La mort est cette blessure originelle de l’âme d’un dieu

qui dans cette condition mortelle et nue demande et prie, pleure, et rit de toutes ses larmes, son royaume perdu.

Voilà pourquoi il s’agit uniquement de sauver le royaume si nous voulons nous sauver.

Et que celui ci se trouve dans la Passion. Passivité de la poussière. Passage par le Passé. Passé qui s’efface sous nos pas.

Ainsi nous ne serions plus mort. Nous l’aurions traversée, appelé par l’Amour.

Ce qui se passe dès lors est simple à comprendre : le Dieu amour, n’a plus aucune peine à vivre parmi nous : je me dissous facilement dans son amour.

Bon, avant ce miracle de Miracle, il convient de respecter d’adorer le don, le bon, le doux, l’innocent, l’heureux, de s’interdire de souiller cette grâce, cette beauté, et cette force

comme un homme et une femme existent ensemble et se tiennent la main.

Alors la terre ne sera plus brûlée par le soleil.

Cela tient à un fil.

Il est absolument inacceptable de perdre le fil de notre vie, de le couper, de le prendre sans le rendre, cela ferait des sacs de nœud, des nids de serpents, des enfers, comme ceux que nous avons connu.

C’est pourquoi, il faut aussi la raison, au sens de très raisonnable et sage, au sens de juste, au sens de saint ou d’être pur dans ses intentions, et au sens de savoir.

Voyez le trouble, le douteux ne doivent pas avoir le dessus, dominer nos existences. Il est tout à fait possible de le chasser comme on chasse un démon.

Je vous dis que le Démon  n’attend que cela. Comme un tiers exclu, un être enfermé dehors. Bénédiction donc de cette paix qui va venir. 

Que rajouter ? si, il faut impérativement apprendre à lire, écrire, œuvrer, peindre et dessiner, chanter, danser, mimer, apprendre le plaisir, mesurer, découvrir la joie et comme une petite flamme dans la nuit la préserver comme la prunelle de nos yeux,

la petite épouse, la reine. Elle nous habille de sa robe blanche symbolique.

religieusement sans faire de religion. Vous voyez ?

 

Quelque chose de monstrueux dans notre condition.

Nous ne pouvons jamais vraiment prendre la mesure exacte des choses, de ce que nous sommes et faisons ici. C’est peu de dire que le sacré a perdu de sa sève. Certes il est là, mais plus comme un cadavre que comme un acteur vivant, et nous animant de telle sorte que nous nous pourrions nous sentir plus libre et plus heureux.

Même si tout est relatif, si les destructions engendrent du malheur, ce n’est jamais l’enfer. parce que le paradis compense, tant bien que mal, Et nous ne pourrions nous mettre à faire de la morale sans nous mettre en porte-à-faux, forcément puisque nul d’entre nous n’est détenteur de vérité absolue.
Il faudrait être Dieu.

Nous le sommes cependant, malgré notre oubli et notre ignorance, et si tel est le cas, aurions-nous un dieu qui nous dicte de fabriquer ce monde brutal et horrible ? à quel dieux aurions nous donc affaire qui non seulement nous feraient souffrir et nous enverraient des peines, sans nous rendre les lumières nécessaires et les outils qui vont avec ?

Bon, nous ne sommes plus trop en contact avec ces êtres là donc ? et alors, cela signifie que nous sommes sourds en quelque sorte à ce qu’ils ont à nous dire ? dans ces conditions comment pourrions nous agir de façon positive ? Nous endiguerions les maux, plus que de les éradiquer, au moins au lieu où nous pouvons.

Difficile d’admettre que ce monde de guerres et d’armes est autre chose que  le côté obscur.

Où est donc l’inverse, l’aspect sacré des hommes, de leurs vies, de la terre et de ce qui anime la vie sur terre ?

Non pas les textes ni les temples, qui ne sont que des objets triviaux, mais bien le contenu explicite où nous devrions nous rendre. 

Royaume du Cœur. soutenu par toutes les œuvres , parfois noires, parfois blanches qui sont en somme l’expression du Verbe.

 

 

Tiens, humain

Humain, qu’est-ce que c’est ? Ça sert à quoi, ça sert qui ? Puisqu’il n’y a que nous face à nous. Pris entre deux néants apparents dans la mémoire. Ainsi qu’un rien intérieur, un je inexistant.

Non, s’il n’y a rien, on ne dira pas qu’il ne se passe rien, ou que rien ne passe par nous. Évidemment, le nous est embêtant, on a l’impression de ne jamais le trouver non plus. Nous, cet ensemble, aussi fuyant inconsistant que dieu, brouillard.

Mais non, nous commence par nous deux. Pas la revue du même nom, à l’eau de rose. non, cette espèce de lutte, comme on dit « à nous deux… »

Lutte dans laquelle nous nous révélons, et progressivement faisons connaissance.

Tenez, l’humain se révèle le mieux dans cette relation de l’homme et de la femme, mais alors, toujours difficilement, toujours de façon déséquilibrée, par la force des choses, et qui ne sont pas minces.

Songez que la femme Nous met au monde. Mais pour cela il a bien fallu qu’elle fut comme une glaise molle, ouverte, fragile, désirable et protégée, par elle et par son clan. Et que l’homme serait plus une sorte de « bête » inspirée par le bien et le mal. Passons…

Non, vous ne pourrez mettre le signe égal entre l’homme et la femme comme deux membres d’une équation, sauf si le signe égal est un couloir de l’un vers l’autre, dans leurs corps et leurs esprits, le cœur.

Bref, tout ça pourquoi ? pour séparer à nouveau en deux cette espèce d’entité qui précédemment fut unie ? humain éternel devenu humain terrien temporel. Sans doute ça va pas trop bien là haut, non plus, et qu’il y a un sacré remue ménage dites donc… Sous le crane des dieux.

Deux, dans tous les cas est la proie de la division, s’il manque Celui qui unit.

Mon dieu quelle fond d’ignorance sommes nous …. orgueil, stupidité, envie et toutes ces choses noires comme du charbon.

Si vous cherchez quelque chose de semblable à lui-même, l’un

il n’y a que le néant qui offre cet avantage, tout comme il est le seul omniprésent, omnipotent, omniscient même, de là à dire qu’il n’est pas, c’est plus délicat.

Pourquoi le néant n’aurait-il pas d’être ? comprenez, ne contiendrait-il pas la totalité de l’être ?  au lieu que ce soit l’être qui contienne du néant, sacrément envahissant, et perturbant notre existence.

L’absolu est définitivement hors de notre portée, disons l’infini, tout comme en mathématique zéro et infini sont proches, obligatoirement se rejoignent dans l’infini et le néant, obligeant celui qui est à repousser sans cesse à l’infini ses limites.

En ce sens le néant est moteur, comme la mort, impossible à vaincre bien sûr sauf par la vie.

Il est tout à fait pensable que ces mots soient strictement inutiles, et qu’il aurait mieux valu ne rien dire, passer sous silence le silence.

Mais pourquoi donc dis-je ? quand les mots dits tombent à plat, les mots et les personnes, Je, tu, vérité, dieu, père, mère, vierge, tous les mots masquent la vérité ? alors reste rien comme mot pour accorder le monde déchiré ?

Chacun y allant avec son couplet ses définitions, images partitions architecture table de la loi temple totem et interdits de tout.

Eh bien voyez comme un messager céleste en bave, pour essayer d’ouvrir les cieux aux hommes. Qui en pratique ne veulent plus du ciel, mais vivant désormais dans cette glaise terrienne s’en sont fait leur unique demeure. à peu de choses près nous sommes tous rendus au même stade d’évolution, contrairement aux apparences, nous sommes bien englués dans notre chair, pris, jouissant et désirant, souffrant, etc.

Aliénés dans cet asile, ce timbre poste dans l’univers. Tous assez loin des dieux, ayant comme différences les capacités d’expressions, les talents, la mémoire. Tous humains.

Je ne vois pas ce que nous pourrions nous reprocher, dans cette faiblesse congénitale, si nous n’avons pas eu connaissance.

Mais si d’aventure nous avons « su » ?

Par exemple, l’infini ne se confond pas avec dieu. Dieu ne saurait être infini, Il vit aussi dans l’infini, et son mystère.

Sinon, envisagez donc qu’il soit infini avant d’être ? pas plus que dieu ne vient du néant, il ne vient de l’infini. Ceci nous rapproche de dieu bien plus que nous pouvons le croire. Et dieu se rapproche ainsi de nous et de tous les êtres vivants, laissant les infinis à leur place de même que « rien ».

 

 

Rien est un objet comme un autre.

seulement voilà, il est d’emblée strictement identique à lui-même et nous sommes tous d’accord avec lui et entre nous pour ne lui attribuer nul être. Nous nous disputons parfois pour savoir s’il existe ou n’existe pas, sans nous poser la question de savoir si nous, nous existons ou non, nous prenons notre existence comme un fait acquis. ce qui n’est pas si évident qu’il y parait, pour la bonne raison que certains hommes ne semblent pas se soucier de leur existence comme si elle n’existait pas et d’autres s’en soucient tellement qu’ils cherchent à prouver aux autres qu’il existent vraiment.

Notre existence même est sans preuve.

A qui d’ailleurs pourrions nous fournir une preuve ? si j’écris un livre, cela ne prouve pas que j’existe, cela ne prouve que le livre, mais si nul ne le lit le livre n’existe pas non plus. s’il n’y a personne face à toi, tu n’existes donc pas.

Alors l’homme, dieu, l’éternel, n’en parlons pas… 

On peut se demander si les luttes intestines des hommes n’ont pas pour seul motif le fait de prouver notre existence aux autres afin qu’ils sentent dans leur chair combien ils existent ? une façon d ‘exister par l’autre ? dire que nos existences ne peuvent nullement être séparées les unes des autres.

et dire que l’homme seul et qu’on rejette, eh bien ce n’est pas ce qu’on fait moralement de plus beau.