Sortir

Sortir de cette prison de verre

qui se pense plus saine

que l’esprit

mais qui n’est en vérité qu’un mur de formes mortes

non le parchemin avec lui cheminait et pouvait se lire par dessus les épaules, critiqué, discuté..

imagines donc ce qu’on fait de tes mots et pensées les plus intimes.

penses à ce on qui se cache et ne dit pas son nom, innommable

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On lui donnerait le bon dieu

Impossible en effet de lui jeter la moindre pierre sans qu’elle ne vous retombe dessus. Elle n’énonce que des vérités devenues à la longue des évidences et lieux communs en écologie, sans toutefois s’engager elle-même sur ces sujets politiquement délicats qu’elle remet à ceux qui ont le pouvoir ou font autorité en la matière. On ne peut par conséquent pas être contre son propos sans être effectivement assez réactionnaire.
Mais on se garde bien de dire quels sont les plans et actes qui sont attendus de cette remise en cause de nos modèles et choix de société nous donnant un espoir.

Qui va devoir se priver ? Que va -t-on imposer aux populations ? Vivre dans une bulle électrique et urbaine, décroissante en produit intérieur brut, mais où les règles fixées seront telles que la grande majorité n’aura guère de latitude, puisque tout ce qui se passe est le fruit d’une consommation de masse. En gros, réduisons la pression exercée par la masse sur le milieu, pour que la survie s’opère. Mais ne changeons rien des hiérarchies et des possibilités de décision.

Les élus, en haut de la pyramide pourront encore jouir de vie sauvage, de rêves et de nature, de voyages et de libertés, tandis que que les masses seront sous perfusion de revenus universel, et de tout ce que l’industrie et l’intelligence artificielle leur procure comme nourriture nées de leurs machines hyper productives écologiquement certifiées.

En fait il ne faut surtout pas inverser le cours normal des choses qui est celui des rangs. Savoir tenir son rang étant l’impératif des nobles depuis toujours. Affaire de castes talentueuses il faut le reconnaître.

Mais ceci risque de faire de nous des otages sous une forme de dictature verte. Ce plan se trouve déjà dans le fait que des sociétés ont à la fois le beurre et l’écologie du beurre. Des crédits carbones qui les autorisent à posséder des terres, évacuer les indigènes et faire des zones sauvages sans hommes, où les hommes n’ont plus aucun droit, sauf celui de se trouver dans des cités aux immeubles reverdis.

Je trouve cela très limite comme nouveau monde.

Par quel chemin

Par quel chemin sinueux faut-il passer pour entrevoir la lumière et se sentir vivre ? Il se présente de nombreuses voies, incertaines ou qui nous égarent, de la même façon que se révèlent après coup les événements de l’histoire dans leur dédale et nœud indémêlable. Rien n’est simple sur le fil entortillé des conflits qui jalonnent nos existences, il y a de quoi se perdre ou d’en perdre son latin. Et renoncer à y comprendre quelque chose. C’est la voie rêvée pour les tyrannies, dès lors que la confusion s’installe dans les esprits. Tout vole en éclat, violemment.

L’inertie, la bêtise, l’ignorance, la peur, le peu d’amour, butent sur la haine et la noirceur mystérieuses qu’il est difficile à vaincre. Comme une flamme à ranimer et jette sur ces éléments une réponse définitive, ne tuant rien. Ce ne sont pas les mots qui agissent, pas plus que des objets, ou icônes aussi sacrées soient-elles.

Quand on voit le diabolisme des hommes régnants, incarnés dans les figures sombres de l’histoire, la liste inépuisable des masques qui dirigèrent les hommes contre leurs gré, et imposèrent des souffrances et morts en masse, il y a juste de quoi se poser quelque question sur la bonté effective des dieux.

Quoi ? Serions nous sans ressources et toujours désarmés face à leur violence et ne pouvant trouver d’issue positive que dans notre mort ? ou dans cette lutte qui croit trouver son achèvement dans celle d’un des deux protagonistes ? Cette option est sans doute la meilleure, à condition de savoir en quoi consiste la fin.

Comment dire qu’il y a du bien dans le mal, mais pas de mal dans le bien ? ou si peu. Il s’agit de trouver le sien. En relation avec son âme. Il ne s’agit donc pas de morale à proprement dit, de jugement verbal, mais d’actes liés à notre existence intérieure et extérieure.

Quelque chose qui nous rend vivant ou mort, c’est selon…

la destruction ou non ?

J’espère que non,

Que le ciel s’ouvre avant

Mais ce ne peut pas se faire dans ces conditions d’obscurantisme partout.

Et surtout venant des hiérarchies, des puissances,

d’un monde désinformé.

Et d’un nihilisme qui n’ose s’avouer.

je refuse cette pensée là, disons la destruction.

Je préfère penser en terme de métamorphose ou de passage.

Bon, la nature, certes, mais en premier lieu la nature éternelle de l’homme, ce qui revient à cette dimension spirituelle immortelle. Ce qui ne se fait pas sans mourir dans un monde pour renaître dans un autre. Mais mourir au sens de destruction apocalyptique, ce serait un échec des plans divins, et le notre en particulier.

il n’est pas besoin de s’éterniser sur terre mais seulement de savoir que la vie continue sans nous, avec ses beautés.

Pour en revenir aux générations futures, ce sont tout de même elles qui semblent se lever, ce sont donc des demandes des générations présentes, n’ayant pas grand chose à voir avec celles de nos pères ni les nôtres, mais si le monde se réveille, se révolte, c’est ce qui peut lui arriver de mieux. Refonder la vie, repartir sur des bases neuves conceptuellement sachant très bien que le feu rénovateur est avant tout un feu de l’esprit ; donc des langages, des formes et des arts, pourquoi pas.

Arriverons nous à nous débarrasser de toutes ces formes idolâtres qui empoisonnent les consciences, sous emprise des empires de partout et fabriquent un monde très agité qui cherche à combler son vide existentiel.

On verra bien. Si les hommes sont encore un peu une intelligence de la Nature

ou se prétendent supérieurs sans l’Être.

Tiens, la chute que voilà.

Un temps d’échéances

et de déchéances

inédit, finalement.

La Terre est un Tout.

De deux choses l’une,

Soit ce tout se relie à plus grand

Soit ce tout s’enferme et meurt.

Les hommes, les volontés qui se pensent libres et créateurs, sont en vérité soumis à ces forces incluses dans cet œuf,  ces lois naturelles. Alors que faisons-nous de ces lois ? Comment les transgressons-nous ? Au nom de quelle folie ? De quel innommable Qui, au lieu de relier les hommes les divise, et divise les êtres ?

hommes animaux d’élevages arbres en  miettes atomes phosphorescents

Tiens, la chute la voilà… Tant que nous n’avons pas touché le sol, la chute est un vol plané

Ainsi Faut-Il ?

 

Parménide ou Héraclite ?

Qu’importe si tu n’en sors pas. Si la vie ne trouve pas sa vie et que le désert gagne ne nous laissant que des os calcinés comme unique moyen.

Qu’importe les opinions, les idées, les  beaux mots, si les hommes consacrent leur temps à se tuer et mentir ou voler, dominer la nature comme ils le font actuellement, et passent la majeure partie de leur temps à vénérer la machine, en commentant tellement de fautes volontaires, que tout devient vain et vide. Que nous en perdons notre sang dans celui des autres morts.

Et que nous n’entrevoyons pas d’issue positive à tout ce qui se produit. Certes, nous ne devons pas renoncer à chercher où se trouve le vrai, de l’Être ou du Néant. Persévérer dans l’un ou l’autre.

Et interroger l’Ange dans son silence aimant. Il ne peut manquer de nous répondre.

Citation

Où il est question de lumière — Un œil pour deux

L’homme est en équilibre sur un fil, tout peut basculer. Voyez combien la perte des êtres chers, leurs misères nous affectent. Et il y a ceux qui ne pardonnent rien, qui ne cèdent rien et restent rivés dans leurs certitudes mortes. Comme assis sur des tas d’or dont ils ne font rien que de spéculer…

via Où il est question de lumière — Un œil pour deux

ordre en désordre

On nous présente toujours le personnage Jésus comme crucifié et on ne nous dit rien sur sa joie communicative, sa capacité à transfigurer le monde, à alléger les peines, consoler, éclairer et ressusciter les hommes, sauf par cette faculté miraculeuse, comme si c’était hors de notre portée. Et que nous devions en arriver à adorer l’homme qui peut et rejeter celui qui ne peut rien. Ce qui fait que le pauvre peut rester dans sa condition misérable et le nantis dans son beau palais, tout est dans l’ordre.

Expliquer

Pourquoi toujours devoir s’expliquer et exposer ses motivations, à propos de cette insistance à toujours parler du concept de dieu ? Comme si cela n’avait pas déjà été fait depuis toujours  et bien mieux que ce que je pourrais en écrire, par ceux qui avaient autorité pour en parler.

D’abord, l’écrit ne peut pas être identique au dire, à la parole orale. On ne peut enfermer le vrai dans les écrits. On ne peut que tricher, comme un peintre nous donne une image ou un musicien un ensemble de sons qui nous suggèrent des choses situées  au-delà.

La parole, l’oral est ce qui colle au plus près du vrai. La vérité est une obligation. C’est la seule possibilité de l’être humain vivant. Sinon il est mort. Mort, il ne peut être dieu. Dieu ne veut plus rien dire, ne peut plus rien dire au mort. On ne ranime pas un mort. On ne ranime qu’un être vivant qui est au bord de perdre sa vie. Et cette réanimation de l’âme humaine est signifiante de quelque chose de très conséquent : Homme et Dieu ne font qu’un. Dieu est Homme ;  l’homme est dieu s’il retrouve son dieu. Il y a continuité dans l’être. Mais cela ne se fait pas n’importe comment. Ni par des simples propos ou des incantations. Il doit y avoir des actes, une parole agissante qui peut se déployer.

Dans ce sens dieu n’est plus cet être extérieur séparé de notre être intérieur. C’est un être extérieur auquel nous sommes liés. Plus exactement un état d’être « divin ».

Dieu est un état de l’être. C’est cela qui en fait une entité existante et accessible humainement.

Un homme n’est pas dieu à chaque jour qui passe. Dieu n’est pas supportable de façon quotidienne dans la vie ordinaire de nos corps. Cela n’empêche pas de prendre la mesure des choses à chaque moment trivial, des beautés et des horreurs engendrées dans ce monde.

Si Dieu, le concept, est important à mes yeux, il l’est aussi dans l’analyse des philosophes qui ne peuvent que constater à quel point les hommes en arrivent toujours à l’imposer partout où ils œuvrent, érigeant le progrès, l’argent, la technique, la science, le pouvoir comme idoles se subsistant au dieu défaillant ou absent, mais dont les effets dans le monde sont pour le moins terriblement destructeurs, et nous réduisent à rien, ou à des chaînes que je trouve affreuses. C’est donc de façon très subjective que je renonce aux formes de dieu qui s’imposent comme allant de soi pour la grande majorité des hommes.

Le dieu que je préfère parmi tous ceux là, serait celui d’Amour. Il est moins compliqué que tous les autres. Et il n’est pas relatif, contingent ni accidentel. Il donne à vivre et persister dans ce qu’il est. Il donne aussi à voir. Mais ne donne pas nécessairement des avoirs, surtout ceux qui sont peu utiles, et même carrément nuisibles. Ceux-ci nous aveuglant et nous rendant esclaves, c’est à dire très en dessous de ce que nous pourrions être en vérité. Ils nous ravalent à l’insignifiance des objets, et à la vacuité.

Par conséquent c’est peu de dire que le monde vit à côté des vérités qui lui furent transmises et qui, parce qu’elle n’existent nulle part dans des lettres et des formes matérielles, emploie ces lettres pour essayer d’en extraire la sève, mais ne voit pas la sève qui coule dans ses veines. Encore moins dans ceux qui souffrent de leur sève perdue.

Problématique du mal, banalité du mal, finalement passé sous silence. Sauf par des rares sages.  Ce qui ne le renverse pas en bien. Le renversement du mal en bien ne se fait pas de façon rationnelle, limitée ou bornée, contenue. Le soleil ne tient pas dans une bouteille. Le courage non plus, il s’épuise et finalement s’en va découragé.