Apaiser cette angoisse

Apaiser cette angoisse, cette folie, cette mort dans l’âme, qui font faire n’importe quoi aux hommes et les déchaînent, leur font commettre les crimes les plus atroces, et aller jusqu’à tuer la terre et la vie sur terre. Pourquoi donc le mal ? Faut-il l’expérimenter pour le savoir ? Que saurons nous dès lors que nous serions aux enfers ? Et même, le gardien des enfers nous laissera-t-il y aller comme pour une visite zoologique ?

la Terre est notre corps. Elle ne nous enferme pas, nous faisons corps avec elle. Ce n’est pas notre tombe. Si nous la faisons vivre, si nous la prions, l’aimons, l’arrosons, nous pourrons souffler sur nos braises, nous ranimer.

Nous ne devrions jamais oublier que l’Homme est Un. Par conséquent que nos pensées se répercutent partout, dans le bien comme dans le mal.

Une foule de questions

J’ai relu attentivement le livre de Karl Kraus : « Monologues du Râleur et de l’Optimiste ». On pourrait très bien transposer les questions invoquées dans son ouvrage relatif à la grande guerre, à notre époque calquée sur le même modèle honteux d’un monde en décomposition par le « haut » qui s’avère être le plus bas, l’ignoble, le pourri par excellence les tueurs qui règnent et génèrent une mort autour d’eux. Sacrificateurs, marchands d’armes, monde esclave de la machine et des techniques, même schéma, mêmes dogmatismes, et mêmes effets funestes.

Karl Kraus est remarquable du fait de son style et de la révolte qu’il exprime. Il ne pouvait avoir beaucoup d’amis dans son pays, du fait de tout ce qu’il y dénonce comme impostures et mensonges d’inhumanités.

Mais pourquoi donc ce monde semble aussi obstinément buté et buter sur ce mur d’incompréhension qui conduisent aux pires atrocités et aux morts qui jalonnent les routes, partout. Quelle misère et quelle souffrance, pourquoi donc tout ce malheur persistant ?

Voyez, je crois qu’il faut se tourner vers Dieu, vers la Beauté, la Vérité et vers la Vie, mais non seulement pour y accéder et y trouver son salut, mais aussi en sens inverse afin que vérité et vie s’installent sur cette terre maudite, et qui resterait maudite si cela n’est pas fait. Comme une descente de la lumière ici bas. Pourquoi la terre aurait elle été maudite ? Non, cela ne se peut, elle n’a jamais quitté les cieux, seul nous l’avons fait. Encore cette question de la chute, par conséquent. Chute de notre esprit, ou de notre cœur qui s’est fêlé ? comment savoir ?

Pourtant ne manquent pas les Œuvres d’art, les sagesses, les lumières, les savoirs et savoirs faire, les bons pains et bons fruits. les braves et les généreux, mais on dirait qu’ils se heurtent à une Terrible Fatalité, un mur sourd. Que nul ne peut franchir sans devoir mettre sa vie en jeu. Sachant le prix et le peu d’échos, le peu de chance d’être entendu et que cela produise son effet salvateur dans le monde.

D’ailleurs, un sauveur vient-il sauver le monde ou sauver ceux du monde qui lui firent la demande, l’appel au secours ? Il vient dans le monde pour sauver sa part de lui-même perdue dans le monde et sans laquelle il ne pourrait vivre non plus. Ce qui a pour effet de rendre au monde cette lumière vitale, sans laquelle tout meurt.

Tout dérape, économie, écologie, folie.

Ce mot dieu

Finalement ne serait qu’une métaphore de l’Amour qui nous anime, nous fait vivre et dont l’absence nous fait mourir.

Tenez, en premier lieu donc il n’y a que l’homme et la femme, attachés à la chaine de leur désir, de cet Éros lumineux qui nous traverse et greffe nos sangs, nos humeurs, qui nous bouscule nous tourmente suscite tant d’angoisses et de joies. Ce n’est pas fortuit si les contes les poèmes et les romans s’articulent autour de ça, ce n’est pas exclusivement sexuel, c’est évident. C’est le lieu où l’on souffre. Lieu du voile et de la lumière, lieu où brûlent le feu et l’eau. Lieu de la mémoire de notre Unité originelle. Certes, nous existons en dehors du couple, individuellement, mais boiteux, incomplet, même si nous pouvons trouver notre complétude par l’Autre plus abstraitement, plus spirituellement, de façon éthérée, comme si nous n’attachions d’importance qu’à cet Être-au-delà. Pourquoi pas ?

Mais en fait, en réalité nous sommes ancrés sur nos corps, et dans le temps, dans ces épreuves du bien et du mal qui nous apprennent à vivre, jeu d’ombre et de lumière, alternance du jour et de la nuit, du soleil et de la lune.

Impossible de rejeter cette existence sans que cela ne rejette les plans supérieurs nécessaires. Impossible non plus de rejeter les plans supérieurs sans que cela ne nuise à notre existence. Ni ni.

Tout ceci sans interdit dans l’Amour. Pourquoi donc l’Amour serait-il interdit ? S’il l’est, serait-ce parce qu’il s’avèrerait nuisible, c’est à dire nous égarant davantage ? Nous nous tromperions, nous ferions des choix erronés, nous enfonçant dans des zones d’ombre, sans doute en sens interdit.

C’est dans ce sens que l’Amour divin passe par l’humain, ainsi que par la nature, si toutefois nous savons l’observer, si nous arrivons à en connaitre l’Esprit, et l’Amour se perd dans la négation.

S’il y a un dualisme entre Amour et Lumière, celui-ci peut tendre vers la fusion. Repos 🙂

Le Verbe

Oui, le Verbe est une bonne définition de Dieu. Définition, non ce n’est pas le mot non plus. Description, dans le sens de sortir de la crypte, de l’écrit ou du signe.

Comment penser l’homme sans dieu ou dieu sans les hommes, sans des êtres qui pensent ? La pensée resterait à l’état de sommeil.

Comment donc puisque tout est pensé, penser que dieu ne penserait pas ? ne serait pas une pensée ou un verbe, donc. Un verbe parmi des verbes ou cet ensemble des pensées exprimées qui forment le Verbe et qui vit.

Remarquable phénomène qui se déroule entre les hommes, ainsi qu’entre l’homme et la nature, l’homme et ce qui se passe. Ce qui nous met en scène, en acte, présent ici, sur cette Terre énigmatique.

Tenez, la terre c’est comme un œuf contenant toutes les vertus. Toutes les possibilités du bien, du mal, tous les extrêmes, et un milieu un concentré unique en son genre.

En quelque sorte, la Terre contient la Vie, mais uniquement en germe. la Vie ou la totalité du vivant possible. Bien sûr, il y a de la vie partout dans l’univers, mais pas à ce point.

Difficile de croire donc que cet heureux évènement qu’est celui de l’Homme sur la terre ne corresponde à rien qu’à une disparition annoncée.

Autrement dit, en nous se joue quelque chose qui relève de l’ordre divin, par la parole ou le verbe, par la pensée et les expressions, la primauté de tout cela face à la simple matérialité des choses.

Choses qui sont certainement moins matérielles qu’on veuille bien le croire, ou qui sont plus matérielles qu’on puisse également les penser, résistantes, intentionnelles, chargées de volontés.

Là encore nous retombons sur ces états vibratoires qui soutiennent toutes choses.

Bon, si nous en restons au plan strictement humain, nous voyons également sous l’angle des passions que nous brulons d’un feu qui nous anime. Sauf chez les tièdes, mais nous n’en voulons pas.

En ce sens, le Verbe est Acteur.

Pense

Donc tu penses penser ?

Tes nerfs s’excitent contre la pensée.

L’Innocence pense. Et sa pensée est pure.

Bon, si je pense à Dieu en Vérité, qui me dit que ce n’est pas Dieu qui me pense ?

Cesser la pensée, taire la psyché, quelle drôle d’idée.

Non quand même, il s’établit une relation plus ou moins heureuse dans cette relation, cette dualité ou dualisme incontournable dans le temps.

Vous ne voudriez tout de même pas que Dieu soit ici , si ? Dieu en tube, en conserve, en boite  ? ben voyons. Dieu dans vos dicos et vos définitions ?

Quelle est la formule de dieu égale aime ces deux ?

 

 

ne pense pas la mort

ça n’apporte rien

la vie est partout présente

même s’il nous apparait le contraire.

Sans doute nous demandons-nous comment la retrouver, ou nous trouver vivant dans cette vie, dans ces désolations, des exactions des hommes, de leurs guerres qui n’ont jamais de fin, qui sont des guerres contre la vie précisément, des luttes pour imposer leurs morts,

se venger de la chute ? de cet orgueil blessé de ne pas être l’être supérieur, le plus beau, le meilleur, le plus lumineux, celui que le monde adore. Dont le nom brille.

l’élu … hum.

le glorieux ? mais de quelle gloire donc si elle repose sur des cadavres ?

Comme si nous ne devions rien, à la multitude simple des êtres vivants, qui remplissent les océans, les airs, les univers probablement. Donc à ce qui est cause de Tout cela.

Puisque nous pouvons penser que ces organismes vivants ne sont pas causes d’eux-mêmes, mais sont depuis toujours inclus dans la cause, vivants dans celle-ci, dans ces multiples causes.

Mais les hommes, différents de tous les autres, n’en font qu’à leur tête.

d’où le bien et le mal qui arrivent par nous … et qui forcément nous piègent , l’un comme l’autre, sans moyen de s’en débarrasser, parce que l’amoral, ça fait bigrement mal, l’immoral aussi, ainsi que la morale…

Mais la vie ne fait mal que si nous lui faisons mal. Non pas intentionnellement, mais parce qu’elle ne veut pas nous perdre. parce qu’elle ne veut pas perdre sa vie.

Voyez nous ne sommes pas plancton , ni des animaux, nous sommes Homme comme Un. Ayant tout à découvrir de la vie.

Ce n’est pas dans la mort que nous nous découvrirons.

( je sais, je sais, je répète les mêmes choses , je radote et tout, ça tient sans doute à certains articles ici où là qui sont tout de même assez alarmants .. )

 

Sur quelle face nous-tenons-nous ?

Comment savoir ?

Nous sommes forcément sur l’une et l’autre, mais sur celle où nous nous tenons, d’ici nous ne pouvons pratiquement pas savoir ce qu’il en est de l’autre face de nous-mêmes.

et il se peut que nous nous y rendions, mais là, toutes les dérives sont possibles, toutes les interprétations, de même parfois tous les fanatismes ou les folies.

Qu’est-ce qui autorise alors une meilleure lecture de l’au-delà, si ce n’est une base, émotionnelle, une ascèse, ou des disciplines à l’écoute ?

C’est pourquoi, déjà, tous ceux qui monopolisent la parole, politiques ou médias, prêcheurs et prosélytes, sont à côté de leurs pompes. Nous sommes facilement la proie des excès. Ou de ce sentiment de puissance, qui est un piège.

Dire que tout est double … je ne vois pas en quoi c’est faux .

L’un et le multiple , ça fait deux objets distincts .

L’objet et le sujet , de même.

Tour à tour , nous sommes sujet et objet,

dans cette respiration nous vivons…

& mourons.

En quelque sorte, il y a toujours quelqu’un qui nous attend ou veille sur nous .

et nous ? présentement, veillons-nous sur lui ?

 

Le truc

L’astuce, la ficelle c’est de ne pas rompre le fil, ou plus exactement de nouer le fil rompu par nos naufrages, comme si nous étions des anges ayant succombé en mer, entrainant tout dans notre chute.

Nous ne serions que ce fil tissé.

D’ailleurs, qu’est-ce qui meurt en nous quand nous mourrons ? La souffrance est impossible à éviter, comme on voit un navire au loin s’éloigner, puis disparaitre à l’horizon dans la tempête, doutant de se revoir. Nous sommes tissés du même fil, de la même histoire qu’Ulysse.

La Vie est collective, multipliée, l’Esprit est Un. Comme une graine unique en donne mille sur une bonne terre.

Un fil, ou un arbre, c’est pareil. Nous sommes ou ne sommes pas traversés par l’esprit que soutient le fil.

bretagne sept 15 026

Plusieurs fils donne le Fils. hé hé …  bretagne sept 15 010

hé cela va sans dire.