Et pourtant, il y a tout à vivre

Tout à vivre mais surtout pas tout à mourir.

On peut bien sûr tomber et dans notre chute avoir encore quelque chance. Sans doute parce que nous n’avons pas rompu le fil.

Et à qui donc pourrions nous rendre grâce de ne pas avoir coupé de façon définitive le fil de notre vie ?

Ensuite, au cours du temps qui viendra, nous irons forcément là où Dieu nous appelle.

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Apaiser cette angoisse

Apaiser cette angoisse, cette folie, cette mort dans l’âme, qui font faire n’importe quoi aux hommes et les déchaînent, leur font commettre les crimes les plus atroces, et aller jusqu’à tuer la terre et la vie sur terre. Pourquoi donc le mal ? Faut-il l’expérimenter pour le savoir ? Que saurons nous dès lors que nous serions aux enfers ? Et même, le gardien des enfers nous laissera-t-il y aller comme pour une visite zoologique ?

la Terre est notre corps. Elle ne nous enferme pas, nous faisons corps avec elle. Ce n’est pas notre tombe. Si nous la faisons vivre, si nous la prions, l’aimons, l’arrosons, nous pourrons souffler sur nos braises, nous ranimer.

Nous ne devrions jamais oublier que l’Homme est Un. Par conséquent que nos pensées se répercutent partout, dans le bien comme dans le mal.

Pour quoi Nature vit ?

Le bousier roule sa boule, l’abeille ses pelotes de pollen, la rose diffuse son arôme, des foules entières de graminées, s’acharnent, s’enracinent, poussent comme on porte sa charge, chaque cellule dispersée, concentrée dans son effort,

Obéit à son plan. Sachant exactement ce qu’elle a à effectuer, visant juste, précise comme le ballet des martinets qui ne se heurtent pas, les mésanges revenant aux lieux favorables, nichant où ils peuvent, lieux familiers, et qui nous paraissent incongrus, des trous de pierres, des tubes de métal, parcourant des milliers de kilomètres pour se reproduire, instinctivement, guidés, mus par quelque Raison supérieure inscrite dans l’invisible… 

Comme si les êtres savaient ce pourquoi ils vivent.

Mais nous autres hommes, dictions aux choses et aux êtres nos intentions, notre volonté dominatrice, et notre enfermement sacrément égoïste, ou nos idées plus ou moins justes, ou nos désirs ou nos violences, nos pensées sectaires et nos préjugés, en vue de finalités qui sont aussi limpides que des marécages.

Que peut il résulter de tout cela, cette existence errante, folle, malheureuse, des souffrances cachées, des révoltes, beaucoup de désordre et de vies brisées qui altèrent l’ordre naturel.

Ordre qui est récusé, considéré comme nul ou ennemi.

Nature, ou Ordre divin ? En tout état de cause, il manque vraiment cette dimension aimante, qui est l’amour en tant qu’énergie et lumière. On lui substitue la raison, la logique, l’argument scientifique, le pragmatisme, l’efficacité, et la force qui s’impose.

Bref, il manque aux hommes sans doute une certaine connaissance de leurs finsqui leur appartient de trouver par eux mêmes, comme il n’appartient qu’à eux de penser par eux-mêmes, et de vivre, probablement comme vit la nature suivant sa fin, et la servant, c’est à dire, vivant chacun fait vivre la vie.

Mais nous, nous ne pouvons le faire qu’en obéissant à nos choix conscients et non pas à nos seuls instincts, obéissant donc à l’Arbre de la Connaissance et à l’Arbre de Vie. Délicat problème.

 

ne pense pas la mort

ça n’apporte rien

la vie est partout présente

même s’il nous apparait le contraire.

Sans doute nous demandons-nous comment la retrouver, ou nous trouver vivant dans cette vie, dans ces désolations, des exactions des hommes, de leurs guerres qui n’ont jamais de fin, qui sont des guerres contre la vie précisément, des luttes pour imposer leurs morts,

se venger de la chute ? de cet orgueil blessé de ne pas être l’être supérieur, le plus beau, le meilleur, le plus lumineux, celui que le monde adore. Dont le nom brille.

l’élu … hum.

le glorieux ? mais de quelle gloire donc si elle repose sur des cadavres ?

Comme si nous ne devions rien, à la multitude simple des êtres vivants, qui remplissent les océans, les airs, les univers probablement. Donc à ce qui est cause de Tout cela.

Puisque nous pouvons penser que ces organismes vivants ne sont pas causes d’eux-mêmes, mais sont depuis toujours inclus dans la cause, vivants dans celle-ci, dans ces multiples causes.

Mais les hommes, différents de tous les autres, n’en font qu’à leur tête.

d’où le bien et le mal qui arrivent par nous … et qui forcément nous piègent , l’un comme l’autre, sans moyen de s’en débarrasser, parce que l’amoral, ça fait bigrement mal, l’immoral aussi, ainsi que la morale…

Mais la vie ne fait mal que si nous lui faisons mal. Non pas intentionnellement, mais parce qu’elle ne veut pas nous perdre. parce qu’elle ne veut pas perdre sa vie.

Voyez nous ne sommes pas plancton , ni des animaux, nous sommes Homme comme Un. Ayant tout à découvrir de la vie.

Ce n’est pas dans la mort que nous nous découvrirons.

( je sais, je sais, je répète les mêmes choses , je radote et tout, ça tient sans doute à certains articles ici où là qui sont tout de même assez alarmants .. )

 

Sur quelle face nous-tenons-nous ?

Comment savoir ?

Nous sommes forcément sur l’une et l’autre, mais sur celle où nous nous tenons, d’ici nous ne pouvons pratiquement pas savoir ce qu’il en est de l’autre face de nous-mêmes.

et il se peut que nous nous y rendions, mais là, toutes les dérives sont possibles, toutes les interprétations, de même parfois tous les fanatismes ou les folies.

Qu’est-ce qui autorise alors une meilleure lecture de l’au-delà, si ce n’est une base, émotionnelle, une ascèse, ou des disciplines à l’écoute ?

C’est pourquoi, déjà, tous ceux qui monopolisent la parole, politiques ou médias, prêcheurs et prosélytes, sont à côté de leurs pompes. Nous sommes facilement la proie des excès. Ou de ce sentiment de puissance, qui est un piège.

Dire que tout est double … je ne vois pas en quoi c’est faux .

L’un et le multiple , ça fait deux objets distincts .

L’objet et le sujet , de même.

Tour à tour , nous sommes sujet et objet,

dans cette respiration nous vivons…

& mourons.

En quelque sorte, il y a toujours quelqu’un qui nous attend ou veille sur nous .

et nous ? présentement, veillons-nous sur lui ?

 

Le truc

L’astuce, la ficelle c’est de ne pas rompre le fil, ou plus exactement de nouer le fil rompu par nos naufrages, comme si nous étions des anges ayant succombé en mer, entrainant tout dans notre chute.

Nous ne serions que ce fil tissé.

D’ailleurs, qu’est-ce qui meurt en nous quand nous mourrons ? La souffrance est impossible à éviter, comme on voit un navire au loin s’éloigner, puis disparaitre à l’horizon dans la tempête, doutant de se revoir. Nous sommes tissés du même fil, de la même histoire qu’Ulysse.

La Vie est collective, multipliée, l’Esprit est Un. Comme une graine unique en donne mille sur une bonne terre.

Un fil, ou un arbre, c’est pareil. Nous sommes ou ne sommes pas traversés par l’esprit que soutient le fil.

bretagne sept 15 026

Plusieurs fils donne le Fils. hé hé …  bretagne sept 15 010

hé cela va sans dire.