Moi et moi

La réalité augmentée, l’homme augmente en adorant les êtres dont il est tissé. Il peut se voir partout en tout. Les roches, les océans sont en son intériorité. Les hommes et les bêtes lui parlent.

Tandis qu’en greffant sa conscience et ses actes dans la machine, c’est la machine qui gonfle démesurément comme une bulle stupide un robot idiot, et mort, d’où la vie ne peut s’échapper parce qu’elle ne vit plus ses transformations, parce qu’elle perd son passé, sa mémoire, elle est prise dans un présent néant.

Avec ces illusions de communications, que nous imposent les techniques aux mains aveugles. Nous sommes vampirisés, dépossédés, on nous vole nos vies. On est un trou.

Nous aurions perdu notre double ? Cet autre moi, comme si c’était notre Ange ou notre Je, ou Dieu . Comprenez , je ne sais de quel côté il se situe le plus, ici ou au-delà, lequel fait vivre lequel .

Mais l’un sans l’autre, il n’y a pas de vie possible & même si l’un et l’autre sont un seul et même Être, dans leur principe, Il sont sérieusement entamés, séparés, disjoints, désunis, d’où l’excitation, et le malaise, l’incompréhension, la surdité, l’absurdité, la colère et tous ces actes terriblement sinistres qui en découlent du fait des brisures dans l’âme, et du sentiment d’effondrement qui en résulte.

L’âme, serait donc ce Moi et Moi réconcilié, cette dualité apaisée, épousée. Il ne s’agit pas de cet égo surdimensionné qui écrase les autres, bien entendu et au contraire, puisque dans cette reconnaissance il y a inclusion de tous, Une hiérarchie, peut-être mais sans volonté dominatrice. Juste une lumière qui se diffuse et ranime la vie disparue.

C’est uniquement dans la proximité sensible que nous pouvons nous trouver du bien commun. Et nous indiquer d’où Il vient & le faire venir.

Objet vivant ? C’est peut-être ça … luchon 106

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Pour quoi Nature vit ?

Le bousier roule sa boule, l’abeille ses pelotes de pollen, la rose diffuse son arôme, des foules entières de graminées, s’acharnent, s’enracinent, poussent comme on porte sa charge, chaque cellule dispersée, concentrée dans son effort,

Obéit à son plan. Sachant exactement ce qu’elle a à effectuer, visant juste, précise comme le ballet des martinets qui ne se heurtent pas, les mésanges revenant aux lieux favorables, nichant où ils peuvent, lieux familiers, et qui nous paraissent incongrus, des trous de pierres, des tubes de métal, parcourant des milliers de kilomètres pour se reproduire, instinctivement, guidés, mus par quelque Raison supérieure inscrite dans l’invisible… 

Comme si les êtres savaient ce pourquoi ils vivent.

Mais nous autres hommes, dictions aux choses et aux êtres nos intentions, notre volonté dominatrice, et notre enfermement sacrément égoïste, ou nos idées plus ou moins justes, ou nos désirs ou nos violences, nos pensées sectaires et nos préjugés, en vue de finalités qui sont aussi limpides que des marécages.

Que peut il résulter de tout cela, cette existence errante, folle, malheureuse, des souffrances cachées, des révoltes, beaucoup de désordre et de vies brisées qui altèrent l’ordre naturel.

Ordre qui est récusé, considéré comme nul ou ennemi.

Nature, ou Ordre divin ? En tout état de cause, il manque vraiment cette dimension aimante, qui est l’amour en tant qu’énergie et lumière. On lui substitue la raison, la logique, l’argument scientifique, le pragmatisme, l’efficacité, et la force qui s’impose.

Bref, il manque aux hommes sans doute une certaine connaissance de leurs finsqui leur appartient de trouver par eux mêmes, comme il n’appartient qu’à eux de penser par eux-mêmes, et de vivre, probablement comme vit la nature suivant sa fin, et la servant, c’est à dire, vivant chacun fait vivre la vie.

Mais nous, nous ne pouvons le faire qu’en obéissant à nos choix conscients et non pas à nos seuls instincts, obéissant donc à l’Arbre de la Connaissance et à l’Arbre de Vie. Délicat problème.

 

quelle lessive

la Pub

 

Avant les gens allaient à la messe et pouvaient ainsi contribuer à la puissance de leurs seigneurs ou papes, à la force militaire, ou financière. Une machinerie bien huilée, les crânes étant soumis, parfois rebelles. Mais les hommes finissent toujours par se rendre quand il s’agit de survie.

Ceux qui détiennent les magots ne sont pas des tendres. Fils de salauds, fils de putes ayant galéré pour accéder en haut du pavé, ils ne sont pas près de lâcher le morceau, les coulisses des pouvoirs, les ors des palais, ou les sièges des assemblées, des médias, des vitrines ou des hautes tours de cette histoire de France, du sang qu’il ont fait coulé et bien souvent le leur également.

Ce sont des diables, bien sûr, ces loups féroces et impitoyables, propriétaires des hôtels, des demeures, des rues, et des sites internet, des agences de communication.

Mais pour faire quoi de Nous ?

Nous imposer ces nourritures trafiquées, faites d’organismes génétiquement modifiées pour répondre à la chimie des sols morts, et à la dimension des propriétés impossibles à cultiver de façon strictement naturelle. Cultures industrielles donc avec des apparences de bio.

Mais où il n’y a plus d’humain. Plus de proximité. Où tout n’est qu’industrie. Pour devenir du carburant vert, soit-disant écologique, ou des nourritures pour cochon. Pour les masses ensuite.

Tout le monde y perdant sa liberté, c’est obligé.

Pourquoi avant, dans une certaine mesure, nous pouvions par certains aspects avoir une autonomie, des lieux de résistance ? Désormais tout semble sous contrôle.

Est-ce lié aux réseaux sociaux qui trahissent nos pensées ? alors celles-ci sont devancées par ces ingénieries savantes et calculatrices.

Le pouvoir politique n’étant qu’une petite parcelle infime du pouvoir sur les esprits, les corps et les comportements.

Côté génie, ils sont diaboliques. Tiens cela me rappelle Brasil,  le film : le jeunisme, le formatage par l’ordinateur, l’inquisition etc.

Alors, avant tout, retrouver une nourriture locale, saine, et savoir qui et comment sont produits ce qu’on consomme. et même ces vêtements, laines, lins, soies, chanvres, orties tissées.

et sa maison, ses matériaux, bois, pierres, vitraux .

Tout est là, toute est possible sans les excès des marchands, sans les abus des très gros parasites, qui ne sont guère nombreux , mais nuisent.

Et puis, on se nourrit bien aussi et surtout de ce qu’on dit, des actes et des paroles qui sont des actes.

Alors, tout comme en bio, il y a du boulot.

 

hé !

 

Le truc

L’astuce, la ficelle c’est de ne pas rompre le fil, ou plus exactement de nouer le fil rompu par nos naufrages, comme si nous étions des anges ayant succombé en mer, entrainant tout dans notre chute.

Nous ne serions que ce fil tissé.

D’ailleurs, qu’est-ce qui meurt en nous quand nous mourrons ? La souffrance est impossible à éviter, comme on voit un navire au loin s’éloigner, puis disparaitre à l’horizon dans la tempête, doutant de se revoir. Nous sommes tissés du même fil, de la même histoire qu’Ulysse.

La Vie est collective, multipliée, l’Esprit est Un. Comme une graine unique en donne mille sur une bonne terre.

Un fil, ou un arbre, c’est pareil. Nous sommes ou ne sommes pas traversés par l’esprit que soutient le fil.

bretagne sept 15 026

Plusieurs fils donne le Fils. hé hé …  bretagne sept 15 010

hé cela va sans dire.