A propos d’illusion

Nous nous enrichissons dans nos lectures et dans nos échanges, et même dans nos polémiques, si nous sommes capables d’entendre ce que l’autre veut nous dire et que nous ne nous fermons pas sur nos opinions. C’est banal, tout ceci.

Un ami disait : « tout est illusion ». De quoi repenser à Maya la déesse de l’illusion. Du coup je regarde et médite sur un objet qui présente quelque chose de stable, de pérenne dans la durée, puisqu’il s’agit d’une pierre, tandis que si j’avais pris un morceau de musique, son aspect éphémère, fugace, moins objectif et concret, sans possibilité de le toucher, je n’aurais pas eu cette même réflexion. Malgré tout, il est difficile de dire qu’un son n’est pas un objet, puisqu’il s’agit d’un mouvement de l’air, c’est un objet en mouvement donc. Puis réfléchissant à la matière qui compose la pierre je retombe forcément sur les atomes tels qu’on nous les a appris, comme mouvements et nuages d’électrons, ces corps étant soumis aux lois de la physique, ces corps sont empreints de mouvements autant que l’air, à un autre niveau. La pierre est également périssable fugace éphémère. Nous ne vivons pas au même rythme qu’elle, elle nous semble stable, permanente, non illusoire. Ce sont nos perceptions qui décident. On peut entendre le son comme corps concret ou ressentir la pierre comme masse en vibration.

Tout ceci se passe dans notre corps, récepteur, lui-même étant perçu par un récepteur, un autre encore éloigné mais lequel ?

S’il y a continuité dans la matière, on ne voit pas pourquoi nous serions des objets séparés de la matière, de la totalité de la matière qui se perçoit elle-même, dans un sorte de jeu de miroir illusoire peut-être mais offrant cette possibilité de voir, se voir, s’entendre, se toucher, se sentir, et pourquoi pas se goûter par tous les sens dont elle dispose, en somme nous sommes objets de la matière, dont il est difficile de dire qu’elle serait elle-même illusionnée par ce qu’elle est. A ce stade définitif, le mot illusion n’a plus de sens, selon l’idée même de la distance du recul lié à la perception de l’image, la matière ne pouvant en elle-même se faire du cinéma, n’ayant rien d’autre qu’elle face à elle.

Sans doute tout n’est pas dit dans le mot Matière non plus. Il nous échappe son essence, son être et sa raison d’être, le sens dont elle s’investit, la présence au sein de celle-ci, et qui fait corps avec elle.

Voyez, on retombe toujours sur la permanence d’un sujet uni. Intimement. comme un baiser infime.

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Tu parles d’une affaire, toi.

Quel rôle, pas drôle du tout, que celui de devoir être président d’une république…

Vous me direz, rien n’oblige celui qui se présente à se présenter, hein ? il pouvait rester tranquille chez lui, à faire pousser des roses ou des choux, à se tenir sur son banc et écouter les mésanges. Mais ce n’est pas comme ça. C’est curieux cette impression plus ou moins forte de se sentir investi d’un devoir, d’une mission, d’aller au bout de sa conviction et essayer de sauver ce qui peut l’être, surtout quand la situation est critique, et que nous sommes au bord du chaos. Forcément, cela ne peut être que comme ça, tout à fait désordonné, si nous obéissons à des forces que nous ignorons, des forces d’en-bas, si je puis dire.

Quand on pense que la vie sur terre est fragile, qu’elle tient à si peu, et que, avec nos besoins excessifs, depuis le temps que nous y sommes habitués, avec nos consommations sans modération, et le matérialisme qui nous rend si épais, si lourd, nous dilapidons la vie, rien que ça. C’est intenable, sauf si nous la rendons vivable, si nous trouvons ce qu’il faut pour la rendre vivable.

Vivable, le mot est faible, ce n’est pas une plénitude, c’est d’un ennui évident. Mais invivable, comment dire, sous les bombes, dans les canots pneumatiques pour traverser la méditerranée, ou vivant si mal au sein des familles que certains se tuent. Et puis, il y a tout ce qui n’est pas trop joli comme bourrage de crâne.Par exemple, ces fictions répétées où les mises en scène ne font voir que des crimes, des vols, ou des sentiments négatifs, tournant au drame, la face négative des hommes et de la nature, des conditions d’existence peu propice.

Est-ce là le tout de notre présence sur terre ? On dirait que nous avons perdu cette capacité à rire, à avoir des plaisirs simples et du bonheur d’être les uns parmi les autres, se contenter de ce que nous avons,  et donner ce qui nous reste.

Un président, il semble qu’il en faille un, et qu’il entende nos mots, nos maux, et qu’il mette en œuvre une politique qui puisse en décrypter les causes, et y poser quelques remèdes sur ces maux.

C’est un travail commun , pas nécessairement un travail de communiste. Mais il est bien entendu que nous ne devons pas confondre la gauche de la droite, que chaque main a quelque chose à accomplir que l’autre ne peut accomplir.

La raison n’est pas poétique la poésie est difficilement rationnelle. L’irrationnel n’est pas irréel, il porte sa réalité, il dit quelque chose, bon voilà…

Le temps, la mémoire, la vision, la prémonition, la guérison, ça fait beaucoup.

 

Cherchez donc

Ce n’est pas anormal de chercher et de ne pas savoir ce qu’on cherche. Si nous savions aurions-nous besoin de chercher ?
De temps en temps, nous sommes effleurés par des idées hors de ce monde, des idées intérieures et profondes. Ce qui fait que les évènements nous sidèrent mais ne nous surprennent guère.
Voyez, nous croyons que les choses sont ce qu’elles sont, qu’elles sont comme notre perception nous les donne, mais c’est une illusion, la réalité ne se laisse pas attraper, elle est fugitive, subtile, légère comme de la vapeur d’eau. On peut peut-être ne rien pouvoir en dire de vrai, mais juste faire connaissance par les signes, les mots ou les images qui se présentent ou que nous émettons.

Alors, peser sur les évènements, me parait encore plus improbable, si nous ignorons une dimension supérieure, si nous pensons aussi que celle-ci est à jamais étrangère à ce que nous sommes, c’est comme si nous passions à coté de nous, ne croyant pas à nous, ni à rien.

Ainsi nous perdons Tout, perdant toute confiance, et toute connaissance. Nous restons franchement mais terriblement mauvais, maudit, et sombre.

Que savons nous du futur, dites ? Tenez, si vous avez une intuition gardez là précieusement. Si le Hasard  vous offre une fleur, prenez en soin.

Certes, le hasard revient toujours pour que vous ne vous perdiez pas en chemin, et que vous ne soyez pas frappés de stupeur.

Malgré tout, ne pas se laisser impressionner par le monde, parce qu’il est mort. Et que vous, devez être vivant.

Bon hé bien

Il va falloir se débarrasser sérieusement sans tarder du nucléaire, des éléments trop mortels secouent actuellement la terre. Nous ne survivrons pas si nous ne faisons rien. Hélas, cette spirale marchande, productiviste, consumériste, tout cela uniquement pour gagner de l’argent, c’est stupide et malheureux.

Il y a tellement de bonnes choses à faire, de bonnes nourritures,  des belles œuvres d’arts à créer, dont on se nourrit, comme des bons fruits. De  même, prendre le temps de respirer, de jouer, danser, chanter, contempler, rire, travailler pour ceux qu’on aime.

Quand le piège que nous avons tendu se referme sur nous

ligne de ligne de de de milliards accumulés sur l’ennemi quel en vérité ? sûrement la nature

n’est pas le mot. mais pourtant ça ne peut que lui ressembler, la c’est une monstruosité, assassine, conquérante

c’est comme une bête qui n’en finit pas de grossir, et d’avaler tout sur son passage , de rendre tout horrible et monstrueux

tout concourt à ravager la terre au nom de quoi ? de quelle puissance absurde

Tout ceci est à proprement dit diabolique ou démoniaque ou dément.

C’est insoluble sans « Dieu ». Nous retomberions dans nos erreurs de gouvernement arbitraire et ignorant.

Dieu ? disons ses lumières , ou la vérité qu’il cache, qu’il niche et que nous pouvons trouver et reconnaître par moments de grâce dans le silence, la contemplation, l’amitié, ou la nature, les instincts retrouvés.

Parce que dans les conditions qui se présentent actuellement, nous sommes en train de perdre littéralement notre vie.

Voyez vous ?

Histoire de pouvoir

Bigre, quelle bagarre pour le pouvoir, les hommes se défoncent pour ne pas perdre leur place, et devenir roi ou président, ministre ou vizir, pharaon, empereur. Tous les coups sont permis, toutes les faussetés, les mensonges et les mots qui font illusion.

Vous voulez du cochon, rose avec du vert sur les bords, ben voyons, nos services ont ça en magasin. Nous sommes à l’écoute, vous comprenez, nous entendons tout ce que vous dites et pensez sur face /twit/ gogol/bingo/ ratetou

Bref, on vous taille un costume sur mesure pour vous embobiner  et nos adversaires, on leur taille un costard en mélanchon les chenrs.

Nous, mélangeons les genres.