Lettre ouverte à des copains réels

Puisque la lettre est ouverte elle n’est pas virtuelle elle est réelle, tout comme nous sommes des êtres réels de sang et de symbole, des êtres paraboliques ou même des êtres hyperboliques, c’est à dire ayant un parcours en orbite à accomplir. Tout cela s’effectuant dans l’accouchement dans le temps et le temple pur du corps.

Non, nous ne sommes pas des animaux ou des bêtes destinées à la boucherie. Ce n’est pas parce que l’histoire des hommes n’est qu’une alignée de cadavres, de malheurs et d’ennuis, de travaux forcés par des rois tyranniques et sataniques, que cela résume le tout de la condition humaine, de ces horribles hypocrisies qui nous laissent orphelins de nous-mêmes, nous raccrochant tant bien que mal à des vestiges et ruines du divin royaume.

Royaume en cendres donc. Comme la terre si belle jadis, si belle encore dans ses myriades d’oiseaux et papillons, ses lianes et lierres tressés amoureusement par le magicien autour du corps de la fée. Comment pourrions supporter cela, cet avenir là, sans vie ? nous serions facteurs de notre enfer, incapables de trouver les clefs de notre délivrance, prisonniers dans notre cage mentale morte. Morte non pas parce qu’elle est mentale, mais morte parce qu’elle serait menteuse, il serait menteur.

Il est possible de vivre dans le mensonge, le faux semblant, le masque, mais cette existence ne peut nullement nous conduire à ces dimensions supérieures qui nous sont propres, cet ordre des dieux tel qu’ils furent enseignés par nos maîtres en sagesse. De toute cette fausseté, il n’en ressort que trop de souffrances que nous devons assumer coûte que coûte, jusqu’à des points de rupture.

Voilà, c’est peut-être la seule question qui se pose à la conscience. Ce fil sacré. Spirituel donc, fil invisible aux yeux de chair mais non à ceux de l’âme. Reliant la Terre et le Ciel. L’homme et le dieu, l’homme et la femme, comme un seul, un être immortel, fondant cette éternité en nous et nous épargnant la mort.

Ceci ne peut pas être politique, mais se répercute dans le politique. Ceci n’est pas non plus religion mais engendre de la religion, à proprement dit, c’est à dire du tissu d’humanité liée vers un même destin, quelque chose de magnifique et de glorieux, non pas ce glorieux éphémère des scènes passées mais bien cette lumière qui se cristallise en chacun d’entre nous comme pur diamant pur cristal.

Donc, vous voyez, nos existences plongées dans la boue, la vile gelée corporelle ne se transfigure qu’ à certaines conditions, auxquelles nous devons nous soumettre. non pas pour faire plaisir à quelque affreux démon mais parce que c’est le jeu, et que ce sont les règles du jeu, de cette comédie.

D’ailleurs, tout est calqué sur ces mêmes principes, la toile, la peinture, toute œuvre est faite pour signifier l’Œuvre, l’œuf des dieux. Dit par Ses messagers artistes.

Tout cela nous brûle un peu sur les bords, forcément, nous avons tous et toutes sans exceptions un passé et un passif que nous ignorons, des fautes, nous avons un poids qui nous plombe, et nous empêche de voir et d’être transparent.

Alors ? Tout cela pour dire quoi ? Qu’il faut continuer le salut des bêtes, des arbres, de la vie sauvage, des sociétés naturelles, des totems et des tatoués, des rocks et montagnes, des théâtres de fous et de fantasia, etc. dans ce bain fraternel.

Nous avons un héritage parce que nous avons un Père. Que la Mère mis au monde par le Fils. Héritage de savoirs, qui se transmettent et se perdent s’ils ne sont pas transmis.

La Fin, la finalité est un lieu réel où nous avons à nous rendre. Le lieu d’où nous venons, et nous savons que ce serait l’horreur si nous le perdions. Un peu comme un marin serait en perdition s’il ne retrouvait plus sa terre.

Juste pour finir ce billet : c’est bien d’avoir des copains , non pas sur les réseaux virtuels et télématiques mais sur ces tréteaux chauds chauds lapins.  😉

Mon dieu quelle Muse …

 

 

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