Monisme & Dualisme

Ne sont pas contradictoires, ni incompatibles, ni opposés.

Ce que l’on croit a-t-il plus d’importance que ce qu’on pense, dit et fait ? Possible que nos croyances impliquent des actes, mais ce n’est pas du tout sûr. Il vaut mieux savoir ce qu’on fait, n’est-ce pas ? comme savoir ce qu’on dit. Même si pour les fins dernières nous ne savons pas, normal de savoir qu’il demeure un inconnu qui est plus grand que nous.

Mais dans nos mots, nous ne pourrons jamais que parler de jour et nuit, d’absence et de présence, de positif et négatif, d’esprit et de matière, de bien et de mal. Tout ce qui est à notre portée se trouve donc sous l’emprise d’une dualité évidente. Même si tout est Un, le reste est Néant. Dual… de l’Être et du Néant…

Au lieu de l’infini Mort et Vie se confondent mais nous n’avons que ces existences pour saisir notre vie et saisir nos morts. Nous sommes pour nous-mêmes le moyen unique pour une finalité qu’on voudrait nôtre.

Le Dieu Homme n’a pas pour destin de demeurer l’ombre du Dieu Dieu. Tout cela selon quels moyens ? Difficile de dire que les évènements du monde soient une porte pour le Royaume, ils seraient plutôt une sorte de piège démoniaque, où chacun ressent les manques et l’insatisfaction, le vide effectif face à lui. Vide qu’on remplit tant Bien que Mal.

Déséquilibré, comme quand on marche…

Deux ne va pas sans Trois. Trois fondent L’un. Disons verbalement En songeant que ce n’est peut-être qu’un verbiage creux, inutile et tout. Pas obligé, hein.

De toute façon, sur les bords, si nous disons vrai, forcément ça dérange, ça chatouille, ça bouscule et ça réveille, nous sort de notre léthargie, nous inquiète et à la limite nous angoisse ou nous panique. Voilà de quoi faire pour nous,  œuvrer et nous construire. Parce que si la maladie est un mystère la santé l’est tout autant, comment pourrions comprendre l’un sans l’autre ?

Comme quoi le Couple ?

Il y a des jours où ça nous revient

Ça, ne se trouve dans aucune formule toute faite. Ça, c’est comme une intuition sur sa vie, sa mort, sur ce qui est, sur ce qu’on sait. Le miracle, par exemple.

Le miracle est quelque part le fait que l’immensité, le grand, la totalité est potentiellement consciente d’elle-même, elle se sait elle-même dans le petit, dans le presque rien, l’insignifiant qui à partir de si peu se recrée.

Si nous sommes en ce lieu de mortalité, c’est à dire de la nature, lieu provisoire et providentiel, ce n’est pas par hasard, ni pour rien, c’est pour nous. Et accroître en nous cette possibilité d’être, ce n’est pas pour mourir mais pour vivre nos transformations et évoluer. Mourir n’a aucun sens. La matière serait-elle mortelle ? non. l’Esprit serait-il mortel ? non plus, alors ce qui meurt ce ne peut être que la conscience, comme une flamme s’éteint. Entre Matière et Esprit il y a absence, vide, nul échange. Nous nous trouvons en proie à la matière seule, ou à l’esprit seul mais désolés. Comme si nous étions divorcés, séparés , sans jamais retrouver notre immortalité, ce que nous sommes.

C’est pourquoi la Parole est seule à même de nous ressusciter. Cela me semble comme l’histoire du Fils, dans cette humble crèche nature. 

Il n’y a pas d’autre croissance nécessaire que ce que nous accroissons de notre conscience, je crois 🙂

Une foule de questions

J’ai relu attentivement le livre de Karl Kraus : « Monologues du Râleur et de l’Optimiste ». On pourrait très bien transposer les questions invoquées dans son ouvrage relatif à la grande guerre, à notre époque calquée sur le même modèle honteux d’un monde en décomposition par le « haut » qui s’avère être le plus bas, l’ignoble, le pourri par excellence les tueurs qui règnent et génèrent une mort autour d’eux. Sacrificateurs, marchands d’armes, monde esclave de la machine et des techniques, même schéma, mêmes dogmatismes, et mêmes effets funestes.

Karl Kraus est remarquable du fait de son style et de la révolte qu’il exprime. Il ne pouvait avoir beaucoup d’amis dans son pays, du fait de tout ce qu’il y dénonce comme impostures et mensonges d’inhumanités.

Mais pourquoi donc ce monde semble aussi obstinément buté et buter sur ce mur d’incompréhension qui conduisent aux pires atrocités et aux morts qui jalonnent les routes, partout. Quelle misère et quelle souffrance, pourquoi donc tout ce malheur persistant ?

Voyez, je crois qu’il faut se tourner vers Dieu, vers la Beauté, la Vérité et vers la Vie, mais non seulement pour y accéder et y trouver son salut, mais aussi en sens inverse afin que vérité et vie s’installent sur cette terre maudite, et qui resterait maudite si cela n’est pas fait. Comme une descente de la lumière ici bas. Pourquoi la terre aurait elle été maudite ? Non, cela ne se peut, elle n’a jamais quitté les cieux, seul nous l’avons fait. Encore cette question de la chute, par conséquent. Chute de notre esprit, ou de notre cœur qui s’est fêlé ? comment savoir ?

Pourtant ne manquent pas les Œuvres d’art, les sagesses, les lumières, les savoirs et savoirs faire, les bons pains et bons fruits. les braves et les généreux, mais on dirait qu’ils se heurtent à une Terrible Fatalité, un mur sourd. Que nul ne peut franchir sans devoir mettre sa vie en jeu. Sachant le prix et le peu d’échos, le peu de chance d’être entendu et que cela produise son effet salvateur dans le monde.

D’ailleurs, un sauveur vient-il sauver le monde ou sauver ceux du monde qui lui firent la demande, l’appel au secours ? Il vient dans le monde pour sauver sa part de lui-même perdue dans le monde et sans laquelle il ne pourrait vivre non plus. Ce qui a pour effet de rendre au monde cette lumière vitale, sans laquelle tout meurt.

Tout dérape, économie, écologie, folie.

Matière à penser

Ou bien matière pensante ? Matière aimante, matière forte de toutes ses forces. Matière consciente agissante sans agir. Quatre forces qui se combinent et donnent l’ensemble des interactions universelles comme l’Amour, par exemple.

L’Amour, mot qui contient en lui-même sa propre définition, sans besoin d’autres mots, ni d’images. Amour qui est substance ou essence de l’Âme ? Amour qui n’existe pas sans Être Aimé Être Aimant.

Sans doute Amour qui donne le sens, et sans amour le retire. Amour qui rend l’Âme vivante dans ses transformations, métamorphoses, ou dans la mort, le saut dans l’immensité oubliée. La mort restant source d’effroi ou de froid, ce qui est du même ordre, de la solitude, ou du face à face obligé avec soi-même, âme nue et seule n’ayant que son amour comme seule essence pour se rendre en son lieu de naissance.

Tenir son âme, c’est à dire être une âme ou avoir une âme ? Peut-on lâcher son âme ? Peut-on être autre chose que soi ? Il ne s’agit pas de croire qu’on enferme son âme dans des limites telles que notre corps nous donne l’illusion des limites, illusion génératrice de bien des maux dans le monde.

Bien, toi vivant, toi étant tout ce que tu peux être, conscience aimante, tu rends au monde sa conscience et son amour. Les autres te faisant vivre tu fais vivre tous les autres.

Les autres ? N’est-ce pas toute La Matière Aimante ? Je dis ça, c’est approximatif, parce que passé un certain seuil, c’est aussi de l’Esprit.

Eh bien que penser de notre temps ? de  ce monde ayant vraiment peur de la vie, peur de l’inconnu et peur des autres, n’ayant qu’un amour vraiment pâle et faible à offrir ? d’un Amour Mort en quelque sorte. Quel frigo :mrgreen: Puis le Soleil revient.

Orphelin

Dès la conception, inséminé par un mort, cela ne vous choque pas ?

Ou bien naitre sans mère ? comme si la mère n’était pas nécessaire, jusqu’à ce que l’enfant prenne son envol.

C’est dément. Quand on songe à tout ceci, la liste interminable des stupidités, c’est comme si nous étions devenus otages d’un démon. Et le monde en redemande, envoûté. Hypnotisé par ces discours. Terre folle. Terre sans Dieu. Si Dieu exprime le lien saint entre début et fin, bas et haut, l’un et l’autre, lieu commun.

Les gens croient, pourtant. Ils croient que dieu peut les sauver, mais non, s’ils ne sauvent pas leur dieu. Il restera mort pour eux, et eux aussi seront mort. D’ailleurs, tout meurt autour de nous. Toute cette folie achève le vivant naturel qu’on veut remplacer par des robots. Comme les abeilles, par exemple pour polliniser. Sans se demander quel miel, gelée royale, propolis, pollen, ces robots-abeilles vont pouvoir produire.

Tout est devenu mensonge atroce, pire que par le passé. Les enfants savaient jouer dans les bois, imaginer, à partir de choses simples élémentaires. Mais où sont passés les enfants ,  les adultes rivés derrière leurs consoles qui ne nous consolent de rien, mais cloisonnent et achèvent de diviser l’humanité en miettes.

Sacré

Consacré

Sacré cul

Sacré fumier

Mot sacré

Massacré

Sacré menteur

Sacrement

Quel encrassement dans le moteur

Des Temps

Si Tout n’est pas sacré

La Terre sa Pensée, son Corps, sa Lumière,

Les Hommes qui forment son Cœur

Les bêtes qui firent l’homme

Les arbres qui s’animèrent

les Champignons vénéneux vénérables

Les bactéries qui Œuvrent dans les entrailles

La mort qui rénove les morts

Non tout n’est pas digne du sacré

Les différentes formes de néant par exemple

C’est à dire le rabais

Quand Tout doit tendre vers le Haut

Le léger l’évolué l’espérance vraie

Ou quelques choses comme ça.

Comme du bon pain, des belles chansons, des pièces de théâtre lumineuses et joyeuses, fortes, folles, des actes simples où les gens finalement se reconnaissent, sont empreints de gratitude.

Voyez pourquoi un jour il y eut une séparation, nous avons dû quitter les cieux et oublier, tomber dans ce coma, dans l’épaisseur obscure des mondes inférieurs, nus comme des vers, ayant tout de même des étoiles la nuit  pour nous indiquer combien nous avions perdu. Et donc sur quelle étoile nous posons nos pas pour ne pas nous tromper ?

Rien n’est simple à dire : Si nous sommes libres, c’est parce que nous avons choisi de l’être face à Ce qui nous devança et donc …

Où aller ?

À propos d’âme et de corps

Hier, sur France culture, un intervenant érudit nous parlait d’âme et de corps, de cette dualité selon les conceptions médiévales. Rien à dire, il connait son sujet. Mais où nous nous sommes séparés c’est à propos de l’idée de la mort, de la fin de notre corps.

Pour lui, quand on meurt, il ne subsiste de nous que des traces dans ceux et ce qu’on a laissé. Ben voyons, si notre existence se résume à des traces, qui sont récoltées dans des êtres et des choses elles-mêmes destinées à ne laisser des traces, alors on peut douter du bien fondé de notre existence.

Ce n’est pas ainsi. L’âme est immortelle, mais sous condition. Mettons que ces conditions soient remplies, à partir de là, tu rejoints ton âme et tu la rends immortelle. C’est tordu, hein ? il se peut que ce soit l’inverse, que ce soit ton âme qui te rejoigne, et qui te redonne vie. Comme un souffle.

Mais dans tous les cas, il y a une sorte de continuité. Mourir n’est pas un mur où tout s’anéantit se dissout ou se disperse dans l’insignifiant d’un cosmos vide. Surtout si tu as donné à ce cosmos toutes les significations possibles, recherché tous ses sens, si tu l’as rempli de ta présence.

Et par qui, comment, où peut se faire cette occasion inouïe de réussir ce pari existentiel, si ce n’est par ton corps, par ce qui en émane, par tout ce que ton corps vivant peut manifester, et dans ce jeu simple des relations entretenues humaines animales naturelles cosmiques, et langagières. En somme tout nourrit ton âme, selon ta réceptivité, et ton offrande.

De même qu’il est difficile de concevoir un anéantissement de l’énergie, ou de la masse, sans que cette masse ne se transforme en onde ou un autre type de matière, de même tout ce qui relève de l’esprit, de la mémoire, du psychique, comme si c’était un feu symbolique, non plus ne saurait s’anéantir.

Mais il se peut que tout se sépare, donnant cette impression atroce de Mort.

Comme quoi, l’eau sert à quelque chose …

au fond la souffrance

En fait, le malheur couve partout. Cela se présente comme une sorte de prison hyper technicienne, informatisée, repérée, bornée, normée, canalisée, verbalisée, sans issue, quelque que soit la classe à laquelle vous appartenez, puisque chacun s’y est enfermé, et subit la loi interne. Bref, nous sommes notre propre geôlier, et peut-être même notre bourreau ? Plus délicat de répondre à ce point là. Impossible de savoir ce que la souffrance signifie ?

Coupable / victime : pas question de culpabiliser les victimes. Ni d’innocenter les coupables.

Le drame des hommes, c’est par dessus tout cette innocence perdue. Qu’il est strictement impossible à assimiler à de la culpabilité de façon absolue. Donc tout jugement est quasiment impossible, sauf en dernier ressort face à soi.

Innocence perdue, un peu comme notre déité perdue, égarée, nos illusions sur notre identité. Mais qui par la force des choses, des évènements, progresse, dans le bien et le mal.

Tenez, je veux bien ne pas exister …. quoique je m’aime quand même …

Mais il ressort à la réflexion que la seule façon de survivre est de faire vivre ce dieu qui m’habite et me donne vie. Si mon dieu est mort, je suis mort.

Je crois qu’il en est ainsi de tout être, toutes choses et hommes.

Qui donc la connait ?

Probablement tout le monde. Mais qui donc la vit véritablement ? Là, il y a sûrement moins de monde. Ne parlons pas de ceux qui ne la connaissent que sous l’angle des mondanités, des frivolités, de la vie comme si venir sur terre était une sorte de voyage organisé pour visiter le grand canyon, arriver vide et repartir aussi vide, existences vaines. Néanmoins, le malheur est là toujours prêt à dévorer sa proie et trouver ses victimes. Assouvir cette soif de pouvoir sur le plus faible, comme se hisser sur la masse, de façon démente, assassine bien sûr, puisque la masse est rien par essence, puisqu’elle est recyclable à l’infini, comme objet qui ne cesse de se reproduire et de survivre à tous les cataclysmes. Cynisme des puissants, double langage, et impuissance des populations face à ces violents.  Impuissance et sentiment de sidération, foules hypnotisées, subjuguées par les discours, par les partis, les œuvres imposantes, la grandeur effective des grands messes sonores, où résonnent comme dans des cathédrales la voix de ceux qui dictent leurs opinions, leur subjectivité, et égo enflé. En imposant aux masses.

Connivence donc de toutes ces armées en vue de quel projet planétaire ? Il semble que la notions de lutte est la première donnée, lutte implacable entre tous, seigneurs, princes, chefs, et de proche en proche inonde tous les niveaux, toutes les branches de l’arbre. Tout le monde est au fond d’accord pour lutter sauf ceux qui sont déjà vaincus et par conséquent la vie leur échappe. Ils sont au fond éteints quelque part, ou bien ils ont renoncé à ces engagements quelconques, épuisant et troublant forcément : La vie ne saurait être de tout repos. Le paradis le serait peut-être, et encore, avec sa face inconnue, sait-on jamais si les élus, les bienheureux sont vraiment au repos et rien qu’au repos éternel ?

Bon, ce qui est laid, atroce, injuste, écœurant, parait radicalement autre que ce qui est beau, doux, juste et inondant notre cœur d’un feu amoureux.

Alors question. Est-ce que les motivations des hommes sont toujours en vue de faire fleurir cette face du jardin ? Jardin qui a priori n’appartient à personne, si ?

 

L’âme mort

La mort est amour pur absolu intouchable dans le moindre de ses replis

instigateur de vie autant qu’initiateur

le saint meurt le pire meurt

ils passent la même porte

ils vivent la même délivrance

tels des larves qui sortent de leur cocon

de cette condition d’asticot grouillant sur le sol jonché de détritus

de ces cloaques pestilentiels et fumures organiques d’urines

de merdes et de foutres où les fantômes se complaisent.

On ne peut plus lui parler, à l’âme mort

Il ne nous entend pas, absurde retiré dans les tréfonds de solitude

muette et blanche.

Tomberons-nous là-bas sans aucune consolation

ni linceul ni sang qui puisse nous réchauffer ou ranimer le Mort que nous sommes ?

Le mort, puisque la mort n’existe pas. Et qu’il n’y a que la séparation, la coupure, la déchirure, la rupture et le vol des rêves, qui président à cette existence dans sa dimension tragique et grotesque, une pitié que nos larmes sèches comme des pierres secoue à peine, nous retombons dans nos marécages, entourés d’objets chimériques, auréolés de nos illusions les plus tenaces, tout à fait à côté de la vie.

Tout cela comme un Maudit sans âme et sans repos. Tiens comme Satan le proscrit.

Ainsi dans ces origines parfaites il y eut une Faute ? Non, ceci ne se peut.

Ce n’est pas le plan de Dieux de faire le Mal ni de tenter celui qui chuta.

Notre éternité est transcendance des temps à recouvrir.

( hé faut bien passer le temps, n’est-ce pas, à l’écrire  😉