À gauche ou à droite ?

En réponse à Hulot, sur le site Biosphère

Il y a cependant gauche et droite, tout comme il y a puissants, possédants, et pauvres, sans pouvoirs. Mais tout le monde participe au même jeu ou presque, dès lors qu’il accepte ce jeu là, il en est serviteur.
Quand on travaille pour tel groupe qui bétonne, qui brûle telle forêt, ou invente des ogm, ou fabrique des autos, ou finance, au niveau du manœuvre ou du cadre, on donne de la puissance à ce groupe, on lui obéit. Le groupe fonctionne comme un robot cohérent, solidaire, ayant sa logique et sa loi, ses impératifs de survie, comme une entité, un fief, un domaine naviguant en dehors des opinions. Il n’est pas question pour eux d’être contestés, ni de l’intérieur, ni de l’extérieur.
Ces empires qui se sont construit au fil du temps, et en fonction de la demande collective, forcée ou subtilement imposée par les propagandes, ne peuvent pas vouloir de changements, sinon ils s’effondreraient, et obligeraient leurs membres à un changement complet de situation, ce qui dans ce monde est vraiment difficile, vues les inerties individuelles et collectives.
Selon cela, il semble impossible qu’un changement s’opère sans lutte, sans opposition et rapport de forces, que par ailleurs les groupes puissants ne se gênent pas de produire quitte à tuer dans certains pays les opposants. L’État n’étant jamais trop du côté des petits, mais toujours du côté des puissants. Et parfois, l’État penche vers les peuples. Manifestement , il y a donc ces deux côtés, et il est difficile de se tenir neutre. Prenez, ne serait-ce que les armes, elles sont faites pour éliminer les masses désormais. Elles sont produites par des masses adverses. Masses contre masse , États contre États.
Dans ce cas, il faudrait redéfinir ce que peuvent être la gauche et la droite. Voir en quoi les deux peuvent se servir, et ce au niveau d’une globalité. Sans se nuire.

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