À propos d’un documentaire

Il s’agit du film  » on a 20 ans pour changer le monde ».
Tout d’abord, merci à l’équipe du film, et à leurs acteurs. Nous voyons bien qu’il y a là, une volonté de sauver quelque chose, et de se sortir de cette impasse économique annoncée, de ces problèmes graves de santé publique, de ces désastres humains, ruines des exploitations, désertifications des campagnes, liées à la concurrence mondiale implacable. Tous les signaux sont au rouge. Cela, nous le savons depuis longtemps. Rien ne sera possible sans les bonnes volontés et le dialogue entre toutes les parties en présence.

L’accumulation des biens et des moyens de productions est catastrophique pour l’ensemble, qui doit subir la loi des marchés, et suivre le courant des idées qui décide d’aller dans un sens exclusif. La nature, la vie sauvage, la liberté des hommes, tout cela est carrément réduit à néant. Il n’y a dans le modèle imposé plus aucune perspective que d’aller dans la surenchère de techniques, chimiques, mécaniques et industrielles, en rapport avec les conceptions désormais ancrées des nouvelles technologies de  l’information.

Nous nous trouvons face à un choix. Soit nous persévérons dans cette direction des accumulations de la puissance qu’accordent la science et la techno science, la finance et le droit, cet ensemble idéologique actuel global. correspondant à une volonté bien précise, des schémas de pensée qui mettent en coupe réglée la terre, selon un ordre bien précis de domination mais qui s’avère globalement négatif pour tous.

Les hommes pourront-ils supporter un monde strictement artificiel, une existence virtuelle et désincarnée, rivés derrières des écrans où ils auront cette possibilité d’actions, mais s’avère être totalement coupées des forces et éléments de la nature naturelle, et même coupés entre eux, ne devant subsister que dans des formes d’isolement, comme des esclaves, à qui il faudrait des conditionnements et une soumission complète pour accepter cette mise au format de la réalité naturelle ?

Tout ce qui se passe nous indique cela. Que ce soit les problèmes liés à la fécondité, aux difficultés des couples à se former, des ravages des économies locales, tout par en poussière, s’il n’y a pas de société qui se recompose et retrouve une échelle juste dans ses échanges et ses devoirs respectifs les uns vis à vis des autres.

Pour illustrer mon propos, montrer la tendance du monde : Il n’est pas admissible que le tout soit sous la domination d’un seul qui posséderait tous les biens, Les autres seraient réduits à rien, dans une position esclave du maître. C’est strictement inhumain et terrifiant. C’est portant ce qui se dessine si on en croit les principes de la concurrence et des guerres économiques en marche.

Mais le plus pernicieux dans ce système qui se met en place, c’est bien que le pouvoir n’est plus dans les mains d’une volonté à dimension humaine, mais est la construction d’une entité devenue abstraite, aussi sourde et aveugle qu’un administration ne pouvant elle-même déroger aux lois qu’elle a instauré. Une fois la loi posée, nul ne peut la modifier. Nous serions livrés à une puissance hors d’atteinte. À la fois surhumaine, et par conséquent inhumaine, et dénaturée.

Nous pourrions affirmer que l’homme n’existe plus. N’ayant plus de raison d’être au nom de la Raison, de la Logique et de Vérités posées comme définitives. L’homme ne serait plus qu’un objet dans le flux des choses. Plus rien par conséquent.

Alors que l’homme dans sa faiblesse congénitale a besoin, de commettre des erreurs, d’errer, de chercher et de pouvoir, et alternativement de ne pas pouvoir, donc d’évoluer, de se reprendre et recommencer, de rêver et d’agir à sa sa guise, selon ses propres désirs, selon ses folies mêmes et selon ses maux, qui le font plonger et souffrir, tout cela, toute cette scénographie de l’existence étant inhérente à la profondeur de sa quête, toute cela dans ce formatage et ces normalisations seraient tels que nous n’aurions plus aucune chance de nous sauver. Comprenez, il faut avoir été perdu pour saisir le sens de son existence et combien celle-ci est précieuse dans ses balbutiements.

Donc selon l’ordre des diverses expressions et créations qui doivent avoir droit.

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