Dis-moi, qu’est-ce qui doit régner ?

Ton corps ou ta raison ? Ta raison prétend-elle maîtriser l’Univers ? ta logique ou tes algorithmes construits dans la démence du Sens unique ?

Régner comme l’araignée au centre de sa toile. Ariane et ses fils.

Il n’est pas bon de prendre les dieux pour des cons, encore moins le Dieu qui un jour vint sur cette Terre dans les choux, coulée, flouée, folle et meurtrie dans les hommes anges paumés ou pommés comme les choux du même nom, paumée par la main qui est clouée.

Main qui façonne toutes sortes d’armes et d’outils mais qui soigne aussi et caresse et pose le contact

met à l’index ou indique.

Je vous dis, si vous ne faites régner que la raison tout devient fou.

Non, ce qui doit dicter c’est quelque part en vous et hors de vous Dieu.

Mais pour cela, il faut lui laisser une place, même minime, et non pas en faire une religion, d’état une institution, une table psychorigide ou frigide. Dieu ne se met pas en conserve dans un frigidaire. Dieu ne se clone pas ni se stocke comme des spermes accumulant le capital génétique des dingues.

Voilà donc que règne Ariane.

 

 

Lettre ouverte à des copains réels

Puisque la lettre est ouverte elle n’est pas virtuelle elle est réelle, tout comme nous sommes des êtres réels de sang et de symbole, des êtres paraboliques ou même des êtres hyperboliques, c’est à dire ayant un parcours en orbite à accomplir. Tout cela s’effectuant dans l’accouchement dans le temps et le temple pur du corps.

Non, nous ne sommes pas des animaux ou des bêtes destinées à la boucherie. Ce n’est pas parce que l’histoire des hommes n’est qu’une alignée de cadavres, de malheurs et d’ennuis, de travaux forcés par des rois tyranniques et sataniques, que cela résume le tout de la condition humaine, de ces horribles hypocrisies qui nous laissent orphelins de nous-mêmes, nous raccrochant tant bien que mal à des vestiges et ruines du divin royaume.

Royaume en cendres donc. Comme la terre si belle jadis, si belle encore dans ses myriades d’oiseaux et papillons, ses lianes et lierres tressés amoureusement par le magicien autour du corps de la fée. Comment pourrions supporter cela, cet avenir là, sans vie ? nous serions facteurs de notre enfer, incapables de trouver les clefs de notre délivrance, prisonniers dans notre cage mentale morte. Morte non pas parce qu’elle est mentale, mais morte parce qu’elle serait menteuse, il serait menteur.

Il est possible de vivre dans le mensonge, le faux semblant, le masque, mais cette existence ne peut nullement nous conduire à ces dimensions supérieures qui nous sont propres, cet ordre des dieux tel qu’ils furent enseignés par nos maîtres en sagesse. De toute cette fausseté, il n’en ressort que trop de souffrances que nous devons assumer coûte que coûte, jusqu’à des points de rupture.

Voilà, c’est peut-être la seule question qui se pose à la conscience. Ce fil sacré. Spirituel donc, fil invisible aux yeux de chair mais non à ceux de l’âme. Reliant la Terre et le Ciel. L’homme et le dieu, l’homme et la femme, comme un seul, un être immortel, fondant cette éternité en nous et nous épargnant la mort.

Ceci ne peut pas être politique, mais se répercute dans le politique. Ceci n’est pas non plus religion mais engendre de la religion, à proprement dit, c’est à dire du tissu d’humanité liée vers un même destin, quelque chose de magnifique et de glorieux, non pas ce glorieux éphémère des scènes passées mais bien cette lumière qui se cristallise en chacun d’entre nous comme pur diamant pur cristal.

Donc, vous voyez, nos existences plongées dans la boue, la vile gelée corporelle ne se transfigure qu’ à certaines conditions, auxquelles nous devons nous soumettre. non pas pour faire plaisir à quelque affreux démon mais parce que c’est le jeu, et que ce sont les règles du jeu, de cette comédie.

D’ailleurs, tout est calqué sur ces mêmes principes, la toile, la peinture, toute œuvre est faite pour signifier l’Œuvre, l’œuf des dieux. Dit par Ses messagers artistes.

Tout cela nous brûle un peu sur les bords, forcément, nous avons tous et toutes sans exceptions un passé et un passif que nous ignorons, des fautes, nous avons un poids qui nous plombe, et nous empêche de voir et d’être transparent.

Alors ? Tout cela pour dire quoi ? Qu’il faut continuer le salut des bêtes, des arbres, de la vie sauvage, des sociétés naturelles, des totems et des tatoués, des rocks et montagnes, des théâtres de fous et de fantasia, etc. dans ce bain fraternel.

Nous avons un héritage parce que nous avons un Père. Que la Mère mis au monde par le Fils. Héritage de savoirs, qui se transmettent et se perdent s’ils ne sont pas transmis.

La Fin, la finalité est un lieu réel où nous avons à nous rendre. Le lieu d’où nous venons, et nous savons que ce serait l’horreur si nous le perdions. Un peu comme un marin serait en perdition s’il ne retrouvait plus sa terre.

Juste pour finir ce billet : c’est bien d’avoir des copains , non pas sur les réseaux virtuels et télématiques mais sur ces tréteaux chauds chauds lapins.  😉

Mon dieu quelle Muse …

 

 

Toujours remettre les pendules à l’heure

Il n’y a pas d’autre moyen pour se sortir d’une mauvaise situation, ou même d’une catastrophe en cours qu’en le disant, puis en agissant en connaissance de cause, s’y conformer sans mentir.

Comme les mots, les définitions sont importantes, les notions de patrie, de nation, de nature, ou de progrès, de justice, voir ce que toute cela recouvre ou cache, voir ce qui différencie les hommes, et les pouvoirs.

C’est vraiment étonnant, depuis des millénaires nous sommes sous emprise de forces, de tyrannies diverses qui ont systématiquement rendus les hommes esclaves, et misérables. Rien n’a fondamentalement changé sauf dans la forme que cela a pris, mais le fond est quasiment le même.

Les arguments sur la durée de vie ne sont pas valables, pour la simple raison que la vie d’un papillon est brève mais il vit sa vie entièrement, tandis qu’une vie longue où l’on serait dépossédé de soi-même est littéralement absurde.

Tout le monde écrit ou dit qu’il y a un effet de balance entre l’individu et le collectif, entre le singulier et le multiple, nous ne sommes pas exclusivement le fruit d’un tout, si le tout n’est pas le fruit de ce que nous pouvons être.

De temps en temps, un homme sort du rang et énonce des vérités – relatives comme tous nos énoncés – mais qui sont totalement , radicalement salvatrices en ce qui concerne le domaine où les mots s’appliquent .

Pourquoi cela ? Parce que nombre de sièges occupés le sont par des gens n’ayant aucune conscience de ce qu’ils font, ils dorment, ou profitent de leur position, ils sont désabusés par la machine, mais en tous cas, il sont plutôt inutiles, voire nuisibles.

Le nuisible joue un rôle, mais néfaste. Il est peut-être temps que nous jouions notre rôle faste ? Comment ce jeu pourrait se faire si nous sommes en hostilité dans l’Esprit ? Dans l’esprit qui doit être fraternel et n’exclure personne même nos ennemis.

Si on nous a dit d’aimer nos ennemis, aimer n’est pas rejeter, exclure, bannir, humilier

Aimer doit être porteur de lumière, sinon cet amour est de la haine. Amour qui s’enferme en enfermant. Voici donc le monsieur pour lequel je vais donner ma voix afin qu’il soit Président de la République,  de la France. Il dit juste, il aime les français, il est patriote, mais aussi il est humain , terrien, il n’enferme pas le français dans une race ou couleur de peau. Il ne met pas sa personne en avant, mais en principe, s’il respecte ses engagements, il va refuser certaines choses mondiales, et autoriser d’autres.

Il dépasse largement les clivages actuels abjects et horreurs de ces riches qui ne savent plus quoi faire pour rester riches et des pauvres qui n’ont plus aucun choix, et sont comme les esclaves de tous les temps.

Bref, les deux classes sont toutes deux esclaves. Et leur pauvreté est spirituelle, donc réelle.

Si vous avez l’oreille vous entendrez des accents connus, le timbre, le ton, c’est beaucoup, c’est émouvant, et comment allons faire si nous n’éprouvons aucune émotion, si les voix des discoureurs nous écœurent ?

Les traîtres sont toujours sur le devant de la scène

Mais passent pour des bons bergers. Les doux qui s’opposent et n’ont comme seule arme leur plainte face à ces destructions massives des formes de vie naturelle, face à cette minéralisation, métallisation et plastification du vivant. Comme si nous allions pouvoir vivre, évoluer, apprendre à aimer et découvrir dans ce contexte de vie éteinte dès la naissance, comme si ce qui se présente devant nous n’était pas une horreur, si nous ne retrouvons pas la nature, la vie sauvage, et tout ce que signifient les éléments qu’Elle nous donne.

On ne saurait remplacer un cœur aimant par un peace maker.

Apaiser cette angoisse

Apaiser cette angoisse, cette folie, cette mort dans l’âme, qui font faire n’importe quoi aux hommes et les déchaînent, leur font commettre les crimes les plus atroces, et aller jusqu’à tuer la terre et la vie sur terre. Pourquoi donc le mal ? Faut-il l’expérimenter pour le savoir ? Que saurons nous dès lors que nous serions aux enfers ? Et même, le gardien des enfers nous laissera-t-il y aller comme pour une visite zoologique ?

la Terre est notre corps. Elle ne nous enferme pas, nous faisons corps avec elle. Ce n’est pas notre tombe. Si nous la faisons vivre, si nous la prions, l’aimons, l’arrosons, nous pourrons souffler sur nos braises, nous ranimer.

Nous ne devrions jamais oublier que l’Homme est Un. Par conséquent que nos pensées se répercutent partout, dans le bien comme dans le mal.

Monisme & Dualisme

Ne sont pas contradictoires, ni incompatibles, ni opposés.

Ce que l’on croit a-t-il plus d’importance que ce qu’on pense, dit et fait ? Possible que nos croyances impliquent des actes, mais ce n’est pas du tout sûr. Il vaut mieux savoir ce qu’on fait, n’est-ce pas ? comme savoir ce qu’on dit. Même si pour les fins dernières nous ne savons pas, normal de savoir qu’il demeure un inconnu qui est plus grand que nous.

Mais dans nos mots, nous ne pourrons jamais que parler de jour et nuit, d’absence et de présence, de positif et négatif, d’esprit et de matière, de bien et de mal. Tout ce qui est à notre portée se trouve donc sous l’emprise d’une dualité évidente. Même si tout est Un, le reste est Néant. Dual… de l’Être et du Néant…

Au lieu de l’infini Mort et Vie se confondent mais nous n’avons que ces existences pour saisir notre vie et saisir nos morts. Nous sommes pour nous-mêmes le moyen unique pour une finalité qu’on voudrait nôtre.

Le Dieu Homme n’a pas pour destin de demeurer l’ombre du Dieu Dieu. Tout cela selon quels moyens ? Difficile de dire que les évènements du monde soient une porte pour le Royaume, ils seraient plutôt une sorte de piège démoniaque, où chacun ressent les manques et l’insatisfaction, le vide effectif face à lui. Vide qu’on remplit tant Bien que Mal.

Déséquilibré, comme quand on marche…

Deux ne va pas sans Trois. Trois fondent L’un. Disons verbalement En songeant que ce n’est peut-être qu’un verbiage creux, inutile et tout. Pas obligé, hein.

De toute façon, sur les bords, si nous disons vrai, forcément ça dérange, ça chatouille, ça bouscule et ça réveille, nous sort de notre léthargie, nous inquiète et à la limite nous angoisse ou nous panique. Voilà de quoi faire pour nous,  œuvrer et nous construire. Parce que si la maladie est un mystère la santé l’est tout autant, comment pourrions comprendre l’un sans l’autre ?

Comme quoi le Couple ?

Il y a des jours où ça nous revient

Ça, ne se trouve dans aucune formule toute faite. Ça, c’est comme une intuition sur sa vie, sa mort, sur ce qui est, sur ce qu’on sait. Le miracle, par exemple.

Le miracle est quelque part le fait que l’immensité, le grand, la totalité est potentiellement consciente d’elle-même, elle se sait elle-même dans le petit, dans le presque rien, l’insignifiant qui à partir de si peu se recrée.

Si nous sommes en ce lieu de mortalité, c’est à dire de la nature, lieu provisoire et providentiel, ce n’est pas par hasard, ni pour rien, c’est pour nous. Et accroître en nous cette possibilité d’être, ce n’est pas pour mourir mais pour vivre nos transformations et évoluer. Mourir n’a aucun sens. La matière serait-elle mortelle ? non. l’Esprit serait-il mortel ? non plus, alors ce qui meurt ce ne peut être que la conscience, comme une flamme s’éteint. Entre Matière et Esprit il y a absence, vide, nul échange. Nous nous trouvons en proie à la matière seule, ou à l’esprit seul mais désolés. Comme si nous étions divorcés, séparés , sans jamais retrouver notre immortalité, ce que nous sommes.

C’est pourquoi la Parole est seule à même de nous ressusciter. Cela me semble comme l’histoire du Fils, dans cette humble crèche nature. 

Il n’y a pas d’autre croissance nécessaire que ce que nous accroissons de notre conscience, je crois 🙂

Une foule de questions

J’ai relu attentivement le livre de Karl Kraus : « Monologues du Râleur et de l’Optimiste ». On pourrait très bien transposer les questions invoquées dans son ouvrage relatif à la grande guerre, à notre époque calquée sur le même modèle honteux d’un monde en décomposition par le « haut » qui s’avère être le plus bas, l’ignoble, le pourri par excellence les tueurs qui règnent et génèrent une mort autour d’eux. Sacrificateurs, marchands d’armes, monde esclave de la machine et des techniques, même schéma, mêmes dogmatismes, et mêmes effets funestes.

Karl Kraus est remarquable du fait de son style et de la révolte qu’il exprime. Il ne pouvait avoir beaucoup d’amis dans son pays, du fait de tout ce qu’il y dénonce comme impostures et mensonges d’inhumanités.

Mais pourquoi donc ce monde semble aussi obstinément buté et buter sur ce mur d’incompréhension qui conduisent aux pires atrocités et aux morts qui jalonnent les routes, partout. Quelle misère et quelle souffrance, pourquoi donc tout ce malheur persistant ?

Voyez, je crois qu’il faut se tourner vers Dieu, vers la Beauté, la Vérité et vers la Vie, mais non seulement pour y accéder et y trouver son salut, mais aussi en sens inverse afin que vérité et vie s’installent sur cette terre maudite, et qui resterait maudite si cela n’est pas fait. Comme une descente de la lumière ici bas. Pourquoi la terre aurait elle été maudite ? Non, cela ne se peut, elle n’a jamais quitté les cieux, seul nous l’avons fait. Encore cette question de la chute, par conséquent. Chute de notre esprit, ou de notre cœur qui s’est fêlé ? comment savoir ?

Pourtant ne manquent pas les Œuvres d’art, les sagesses, les lumières, les savoirs et savoirs faire, les bons pains et bons fruits. les braves et les généreux, mais on dirait qu’ils se heurtent à une Terrible Fatalité, un mur sourd. Que nul ne peut franchir sans devoir mettre sa vie en jeu. Sachant le prix et le peu d’échos, le peu de chance d’être entendu et que cela produise son effet salvateur dans le monde.

D’ailleurs, un sauveur vient-il sauver le monde ou sauver ceux du monde qui lui firent la demande, l’appel au secours ? Il vient dans le monde pour sauver sa part de lui-même perdue dans le monde et sans laquelle il ne pourrait vivre non plus. Ce qui a pour effet de rendre au monde cette lumière vitale, sans laquelle tout meurt.

Tout dérape, économie, écologie, folie.

Juste juste

Quand on bricole, on est forcé de constater que rien ne peut se faire dans l’à peu près. Une pièce de bois, un carrelage, tout s’emboîte juste ou bien tout coince, même pour un millimètre. ça fausse tout, dévie ou ne s’adapte pas. Ce qui doit être plan ne peut pas être courbe et ce qui doit être courbe ne peut pas être droit. Il y a tout de même une marge d’erreur possible, mais qui ne peut se répéter sans s’amplifier.

Disons, que ce qui doit être juste provient d’un nombre exact, d’un mesure exacte qui ne peut être relative, elle est porteuse de sa vérité. La Vérité en ce sens supporte le Juste. Un nombre injuste est un nombre faux relativement à la vérité qui l’ordonne.

Mais bien évidemment, humainement il semble ne pas y avoir de vérité valable pour tous. On se retrouve donc avec un appareil juridique, une machine politique qui agit de façon complètement arbitraire, et déséquilibrée si on observe les effets, les inégalités, les disparités entre les nations, les régions, les villes, les castes, les classes, les professions, les revenus, tellement inégales que c’est sidérant. Face à tant d’écart entre les couches qu’il est impossible qu’elles se comprennent. Comment arriver à faire société dans ces conditions là ?

Les hiérarchies, les classes dominantes poursuivent un but que les populations ignorent, tout se jouant en coulisses. Les gens n’ayant droit qu’au spectacle pitoyable des beaux discours qui les endorment,  les rassurent, ou leur donnent des impressions d’espoir. On est happé par la mondialisation des tensions imbéciles qui règnent, ou par celle des marchandages, par les flots de demande fabriquée de toutes pièces et inondés par l’offre qui en résulte. Bref, le monde est pris dans son piège, et cette espèce de jeu trouble. Grisé par la masse d’informations, envoûté par la pléthore d’objets, prisonnier des modélisations du sens de l’existence qui luttent entre elles, selon leurs propres référents, langues, coutumes, habitudes, nécessités, vitalités. Sacré Bazar dans le Monde. Où trouver le Vrai non relatif dans tout Ceci ?

Pourtant, La nature s’offre en contemplation, et révèle sa Loi. Disons ses lois, qui sont sans faute. Et qui en plus d’être exactes ou véridiques, sont belles ou atrocement belles. La Beauté faisant entièrement partie du jeu, du grand Jeu, tout comme son opposé l’Horreur à l’autre bout. De même, la Vérité à une extrémité et la Fausseté à l’autre.  Il y a du tirage entre les deux.

Et nous là-dedans errants plus ou moins. Comme si jamais, nulle part, personne n’avait été en mesure de nous rendre ou nous informer de la moindre vérité, non pas relative mais d’un absolu où nous pourrions y puiser notre sens. Comme si un poison pouvait se confondre avec un médicament, même si on sait que c’est le dosage qui fait le poison ou le médicament, le dosage doit impérativement être Juste.

La loi, les lois sont censées être plus justes que les hommes, mais c’est aux hommes qu’on donne le pouvoir, qui imposent et dictent leurs lois. Sans doute nous serions coupables de paresses, de lassitudes, de peurs, d’ignorances, en déléguant ce que nous avions à assumer, ce qui effectivement est une rude épreuve, que celle de vivre et de tenir debout.

Bon le monde tient debout quand même par tous ceux qui le sont. Ça nous permet d’éviter le pire.

Excusez, si j’ai été un peu long, ce n’est pas en un Haïku qu’on peut démêler cet imbroglio qui empoisonne nos existences, comme cette Justice plus ou moins aux ordres des Politiques & des Economies.  Qui ne devrait ne pas l’être du tout, mais n’obéir qu’ à Qui est Juste Juste ! 

Alors là …

Qui donc la connait ?

Probablement tout le monde. Mais qui donc la vit véritablement ? Là, il y a sûrement moins de monde. Ne parlons pas de ceux qui ne la connaissent que sous l’angle des mondanités, des frivolités, de la vie comme si venir sur terre était une sorte de voyage organisé pour visiter le grand canyon, arriver vide et repartir aussi vide, existences vaines. Néanmoins, le malheur est là toujours prêt à dévorer sa proie et trouver ses victimes. Assouvir cette soif de pouvoir sur le plus faible, comme se hisser sur la masse, de façon démente, assassine bien sûr, puisque la masse est rien par essence, puisqu’elle est recyclable à l’infini, comme objet qui ne cesse de se reproduire et de survivre à tous les cataclysmes. Cynisme des puissants, double langage, et impuissance des populations face à ces violents.  Impuissance et sentiment de sidération, foules hypnotisées, subjuguées par les discours, par les partis, les œuvres imposantes, la grandeur effective des grands messes sonores, où résonnent comme dans des cathédrales la voix de ceux qui dictent leurs opinions, leur subjectivité, et égo enflé. En imposant aux masses.

Connivence donc de toutes ces armées en vue de quel projet planétaire ? Il semble que la notions de lutte est la première donnée, lutte implacable entre tous, seigneurs, princes, chefs, et de proche en proche inonde tous les niveaux, toutes les branches de l’arbre. Tout le monde est au fond d’accord pour lutter sauf ceux qui sont déjà vaincus et par conséquent la vie leur échappe. Ils sont au fond éteints quelque part, ou bien ils ont renoncé à ces engagements quelconques, épuisant et troublant forcément : La vie ne saurait être de tout repos. Le paradis le serait peut-être, et encore, avec sa face inconnue, sait-on jamais si les élus, les bienheureux sont vraiment au repos et rien qu’au repos éternel ?

Bon, ce qui est laid, atroce, injuste, écœurant, parait radicalement autre que ce qui est beau, doux, juste et inondant notre cœur d’un feu amoureux.

Alors question. Est-ce que les motivations des hommes sont toujours en vue de faire fleurir cette face du jardin ? Jardin qui a priori n’appartient à personne, si ?