Du bon du bonheur simplement

Un orchestre joue une valse, des couples dansent, le monde heureux, ailleurs sur des terrasses un joueur de cornemuse entraine les gens à chanter en chœur, pas un siège libre, sur le bord de la rivière un groupe jazzy laisse rire et parler les joies tranquilles, comme si l’humanité vivait. Que dire de cela ? rien, l’heure est bonne, sans doute parce que la peine fut bonne, et que les tourments sont à ce moment là, oubliés, et que les hommes se connaissent, font partie des hommes, sans tenir compte des différences, des âges et des apparences. En somme, Cela vit.

Cela, c’est un corps commun, peu compliqué, plutôt en harmonie, certainement bien.

Je n’ai pas rencontré ce type seul qui marche sans voir personne et qui n’a que ses bêtes comme unique compagnie, celui qui porte ses révoltes et sa raison critique, qui maudit les règles funestes, et n’a pas de chance. Celui là n’est pas un modèle rare, pourvu qu’il n’aille pas envisager le pire, s’enfermer dans un ressentiment quelconque, une négation de l’ordre du vivant, du bonheur.

Même si la solitude est une donnée obligée, comme la mort, comment se fait-il que des hommes se sentent tenus de partager leur mort avec les autres ?

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