Alter Ego

Que dire …

Dire que l’Amour implique l’aimée ou l’aimé,  donc implique l’amour de l’autre et en même temps l’unité avec l’autre. Comme on respire, on est vivant dans cette respiration, cette palpitation du cœur, ce rythme des marées. Cela ne peut pas être à notre échelle humaine, animale, cellulaire, comme cela serait pour l’Être/non-Être absolu, qui est inhumain. qui dépasse tout. L’absolu dépasse le bien le mal, la souffrance la joie, certes dans son Unité radicale, totalitaire, tout est fondu. Toutes forces, tous les états dans leur unité, tous les lieux, enfers et paradis sont du Même, quelque part cela ne nous concerne pas.

Nous, nous sommes deux. Notre existence, notre essence est double, de notre côté et de l’autre côté qui nous attire et nous repousse, nous vivons dans ce jeu là, nous évoluons dans cette condition, tension entre le chaud et le froid, le dense et le léger, entre toi et moi, nous construisons/détruisons notre unité grâce à cette dualité, multiplicité, des formes, des pensées, des regards, de notre vision. Nécessité de la séparation, et union pour tendre vers l’universel.

Nous sommes plus que ce que nous pensons être et moins que ce que nous croyons. Il faut reconnaître que ce fait là, celui d’être coincé dans un corps limité, minuscule, ridicule, microscopique, est pour le moins assez étrange. En plus nous avons droit d’en baver… et de nous en rendre compte, vous rendez vous compte du prix ? C’est pourquoi il n’est pas mauvais de régler nos dettes. A qui donc devons nous rendre compte ?

Donc, il semble une chose sûre, c’est qu’il y a à la fois la nécessité de l’homme, et celle de dieu, ou si dieu vous choque, dites un plan supérieur, au dessus et un plan inférieur, en dessous,  comme enfer. En soi, au plan de l’Un-absolu, dessus dessous n’a pas de sens, mal et bien non plus, la destruction ou la fusion font partie d’un seul et même phénomène.

Quelque part, l’Un m’indiffère. C’est tout bête, mais je n’aime que mon amour, et ce d’autant mieux que c’est mon aimée. Là, c’est de l’or de la lumière, sinon c’est tout noir et certes non pas l’enfer mais le malheur. Alors ? tout cela nous mène où ? C’est sans doute aussi une question de volonté, nous pouvons vouloir quelque chose de bon, ou non.

Pourquoi voudrions-nous quelque chose de franchement négatif et destructeur ? c’est sûrement dans cette intention de construire quelque chose d’autre.

Par conséquent nous échappons difficilement à la nécessité de l’altérité. Nous sommes ici altérés.

Mettons que notre existence nous ouvre quelque porte, et que nous arrivons à une union, intérieure et extérieure, spirituelle et matérielle, allons nous nous satisfaire de cet état et aller nulle part pour poursuivre notre voyage ?

Il y a bien d’autres lieux et d’êtres. Aucune raison que cela cesse.

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Deux quoi ?

 

Un homme et une femme ne font pas deux. Ils sont censés faire un. S’épouser si le mot signifie quelque chose. Que serait la terre perdue au milieu de la nuit sans le soleil ? et que ferait le soleil s’il n’avait pas de lieu pour se vivre et se révéler ? un miroir profond comme un lac, non pour admirer son image, mais dans les yeux adorés adorer l’origine de tout. Soleil et Terre sont deux matrices créatrices, d’un seul être. C’est pourquoi la solitude est si grande.

Et pourquoi si peu de reconnaissance ? Je veux dire que nous peinons à nous reconnaitre, c’est à dire savoir d’où nous venons, qui nous habitons & qui nous habite.

Parfois, je serais tenté d’exprimer des mots violents, vis à vis de cette condition, et de l’ingratitude, mais cela ne résoudrait rien. Ils sont nombreux les types complètement ruinés ravagés dans leur corps et leur cœur.